Am Israël hai
Le Rav Eliahou (z ‘atsal) avait l’habitude de raconter au sujet du directeur de la yéchiva de Ponovitz, qui avait voyagé une fois en Italie. Il arriva lors de son voyage, devant l’arc de triomphe construit par Titus. Et il dit : « Titus, Titus, où est-tu dans ce monde ? Ce qui reste de toi dans ce monde, c’est un arc de triomphe, tandis que le peuple d’Israël est vivant pour l’Eternité.
De la même manière, on raconte au sujet de l’Admour de Kaleib (chlita) qui eut le mérite de sanctifier le nom de D… en public. Pendant la période de l'Holocauste, il fut torturé et traité atrocement; ils lui arrachèrent les poils sa barbe de telle manière qu'il peut plus faire pousser de barbe. Il était à l'entrée des chambres à gaz. Il comprit que c'étaient ces dernières dans ce monde. Il cria qu'on lui permette de lire le "chema" et il dit: « Maitre du monde, si tu me permets de rester en vie, je te promets d'enseigner comment crier "Chema Israël" selon une certaine mélodie et cela pendant toute ma vie !" D… entendit sa prière et il put sortir des chambres à gaz et rester en vie. Aujourd'hui, il circule dans tout le pays et enseigne comment dire le chéma selon la mélodie spéciale qu'il a composée.
Il était une fois en visite dans les camps en Allemagne et il dit « Allemagne, Allemagne, où est es-tu aujourd'hui et où est le peuple d'Israël, qui est vivant pour l'éternité! Le fait que le peuple d'Israël existe, représente une sanctification du nom de D… Il est écrit dans la Guémara Yoma : « C’est la puissance de l’Eternel… Ceux sont des horreurs…Si ce n’est la puissance de l’Eternel, aucune nation ne peut résister parmi toutes les autres nations, comme une brebis parmi 70 loups » . A plus forte raison aujourd'hui, nous sanctifions le nom de D… en emplissant toute la terre d'Israël de Thora et de yechivot, ce qui n'a jamais existé dans cette ampleur.
Est-ce qu’il faut jeûner le 9 av ?
Docteur Shamba, le médecin personnel du Rav Eliahou (z"al), raconte : « Le dernier 9 av, j'eus le mérite d'être auprès du Rav chez lui. Le soir du 9 av, je lui demandai s'il savait qu'il ne pourrait pas jeûner. Le Rav avait un grand sens de l’humour, même pendant toute sa maladie. Il me dit que moi non plus, je ne jeûnerai pas le lendemain. Voyant que je ne comprenais pas sa réponse, il me dit que le 9 av deviendrait un jour de fête. Je lui dis que si (que D… préserve) le lendemain ne serait pas un jour de fête, le Rav ne pourrait pas jeûner.
Le Rav me dit: « Je vais commencer à jeuner, viens me voir demain. Si tu vois que c'est trop difficile, j'arrêterai le jeûne!" Malgré son état de santé, le Rav dormit sur un matelas par terre. Dès le matin, je me rendis chez le Rav et je lui fis plusieurs examens. Je lui dis qu'il était obligé de prendre certains cachets et de boire. Le Rav me demanda si je lui parlais n tant que médecin ou tant qu’ami. Je lui dis par l’affirmative pour les deux cas. Le Rav accepta et me demanda un verre d'eau avec les cachets à prendre. Il commença à dire "leshem yhoud kedousha berihou… areni ba lekayem mitsva Venishmartem meod et nafshotehem velishmoa bekol arofe" (..Je viens accomplir la mitsva « Prenez donc bien garde à vous-mêmes » et la mitsva d’écouter les ordonnances du médecin. » Il prit le cachet et but un peu d'eau. Je regardai le Rav avec étonnement: c'était la première fois que je le voyais boire sans réciter la bénédiction préalablement. Je l'interrogeai à ce sujet. Il me dit: « Je n'ai pas bu car je le désirais ou parce que j'avais soif, mais parce que tu m'as demandé de le faire! ».
