LUNITE TOUT SIMPLEMENT
Le Courrier Dela Gueoula | June 05, 2024
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LUNITE TOUT SIMPLEMENT

Le Courrier Dela Gueoula | June 27, 2025

Certains lieux possèdent ce pouvoir et cette magie de nous faire voyager dans le temps. Ainsi en était-il de cette petite échoppe située dans une étroite ruelle du vieux quartier de "Méa-Shéarim" à Yérouchalaïm. Rav Cohen, animé par la passion de l’étude, y vendait des livres saints qu’il pouvait parfaitement conseiller, les ayant étudiés lui-même.

Un jeune homme se présenta un jour, souhaitant acquérir un «Chass» (l’ensemble des 37 volumes du Talmud). Le Rav Cohen monta sur une vieille échelle, afin de décrocher la collection demandée. Après l’avoir dépoussiérée, il remarqua qu’il y manquait un volume. Sans se poser de question, il prit alors le livre manquant d’une autre collection afin de combler celle-ci. L’acheteur, amusé, lui fit remarquer que ce livre n’avait pas du tout la même taille ni la même couleur que le reste du «Chass» proposé. Notre sympathique vendeur, médita à haute voix : « Ah, je vois, c’est un achat voué à décorer la bibliothèque du salon et non pour étudier au quotidien ! »

C’était là sa vision authentique de l’étude et de la pratique du Judaïsme. Cette anecdote me fut racontée par un ami, ayant assisté à cette scène qui l'avait profondément marquée...

En effet, les livres de notre Sainte Torah, ne servent pas à la décoration et les enseignements qu’ils contiennent, ne sont pas des belles théories, ni des idéologies que l’on se gausse à exposer dans des conférences, devant une assistance se sentant valorisée par un étalage de beaux discours. La Torah que nous allons recevoir à nouveau dans quelques jours, lors de la fête de Chavouot, s’étudie, se pratique et se vit de façon concrète au jour le jour. Elle a pour vocation de pénétrer et d’impacter l’esprit et le coeur de chaque juif.

Si ceci concerne tous les préceptes de la Torah, combien en est-il de l’un de ses principes de base, l’amour du prochain et l’unité du peuple Juif.

La période comprise entre Pessa’h et Chavouot, durant laquelle nous effectuons le compte du Omer, est placée sous le thème de l’unité. C’est lors de ces semaines que les 24000 élèves de Rabbi Akiva furent touchés par une épidémie. Le Talmud nous en donne la raison : ceux-ci manquèrent de respect les uns envers les autres. C’est pourquoi nous sommes invités à réparer ce manquement par un ajout dans le sujet de l’unité. Lag-Baomer, la fête de Rabbi Chimon Bar Yo’haï, est spécialement liée à cette valeur si essentielle, car c’est là que réside l’un de ses principaux enseignements.

La fête de Chavouot est, elle aussi, marquée par le thème de l’unité. La Torah nous dit que le jour de Roch-‘Hodech (premier du mois) Sivan, six jours avant le don de la Torah, les enfants d’Israël arrivèrent devant le Mont-Sinaï et : « Israël campa face à la montagne ». Le singulier est employé dans le verset, afin de nous indiquer que le peuple était « Comme un seul homme, avec un seul coeur ».

Nous sommes par conséquent tous invités à méditer et surtout réaliser l’union dans notre peuple, particulièrement ces jours-ci...

Revenons aux élèves de Rabbi Akiva, qui comme l’explique le Rabbi, étaient tellement pénétrés par l’amour du prochain enseigné par leur Maître, qu’ils ne pouvaient supporter l’idée que leur ami puisse « se tromper » et comprendre l’enseignement de leur Maître d’une façon différente de la leur. C’est ce qui les amena à ne plus se respecter ! Il existe en effet différentes sensibilités et de nombreux chemins dans le service Divin entrant dans la cadre de la Torah donnée à Moché sur le Sinaï. Réaliser l’unité, consiste à l’accepter et à respecter autrui. En aucun cas l’exclusion ou pire, le sectarisme, ne saurait être accepté.

Le dire ne suffit pas, les belles paroles doivent être prolongées par des actes concrets. Nos sages nous enseignent que lorsque D-ieu vit l’unité réalisée par Ses enfants au pied de la montagne, il déclara : « Puisque ceux-ci détestèrent la division, et se mirent à aimer la paix et l’harmonie, le moment est désormais propice pour que je leur donne Ma Torah ! »

On peut remarquer dans les paroles Divines, qu’il ne s’agissait pas chez les enfants d’Israël uniquement d’une réalisation de façade, mais bien d’un ressenti profond, «détester la division», et « aimer l’harmonie », indiquent là, un véritable sentiment venant du coeur.

Le Rabbi Chlita Roi Machia’h oeuvre sans relâche et nous montre la voie de l’amour du prochain et de l’unité du peuple Juif. Ceci, par des heures consacrées à recevoir chacun et chacune avec un sourire large, à répondre à des centaines de lettres chaque jour et à passer des heures sur la tombe de son beau-père, son prédécesseur, afin de prier pour tous et faire « descendre » des miracles. Il investit toute son énergie au service d’autrui, sans aucune distinction. Ce ne sont pas des beaux discours, c’est un engagement concret. C’est cela qu’il requiert de nous aussi.

A un éminent Rav qui le questionna sur l’amour si fort que lui portent les ‘Hassidim (et pas seulement), le Rabbi répondit simplement, que c’est peut-être le retour de l’affection si forte qu’il porte à chacun ! c’est cela l’amour et l’unité tout simplement.

Concluons par ce souhait, que grâce à l’effort déployé dans ce domaine, nous méritions rapidement l’apogée du Don de la Torah, avec la révélation totale de « la Torah de Machia’h ».

Cet éditorial est le dernier écrit par le Rav Pin’has Pachter ע‘‘ה quelques jours avant qu’il ne quitte ce monde Roch ‘Hodech Sivan 5781

Certains lieux possèdent ce pouvoir et cette magie de nous faire voyager dans le temps. Ainsi en était-il de cette petite échoppe située dans une étroite ruelle du vieux quartier de "Méa-Shéarim" à Yérouchalaïm. Rav Cohen, animé par la passion de l’étude, y vendait des livres saints qu’il pouvait parfaitement conseiller, les ayant étudiés lui-même.

Un jeune homme se présenta un jour, souhaitant acquérir un «Chass» (l’ensemble des 37 volumes du Talmud). Le Rav Cohen monta sur une vieille échelle, afin de décrocher la collection demandée. Après l’avoir dépoussiérée, il remarqua qu’il y manquait un volume. Sans se poser de question, il prit alors le livre manquant d’une autre collection afin de combler celle-ci. L’acheteur, amusé, lui fit remarquer que ce livre n’avait pas du tout la même taille ni la même couleur que le reste du «Chass» proposé. Notre sympathique vendeur, médita à haute voix : « Ah, je vois, c’est un achat voué à décorer la bibliothèque du salon et non pour étudier au quotidien ! »

C’était là sa vision authentique de l’étude et de la pratique du Judaïsme. Cette anecdote me fut racontée par un ami, ayant assisté à cette scène qui l'avait profondément marquée...

En effet, les livres de notre Sainte Torah, ne servent pas à la décoration et les enseignements qu’ils contiennent, ne sont pas des belles théories, ni des idéologies que l’on se gausse à exposer dans des conférences, devant une assistance se sentant valorisée par un étalage de beaux discours. La Torah que nous allons recevoir à nouveau dans quelques jours, lors de la fête de Chavouot, s’étudie, se pratique et se vit de façon concrète au jour le jour. Elle a pour vocation de pénétrer et d’impacter l’esprit et le coeur de chaque juif.

Si ceci concerne tous les préceptes de la Torah, combien en est-il de l’un de ses principes de base, l’amour du prochain et l’unité du peuple Juif.

La période comprise entre Pessa’h et Chavouot, durant laquelle nous effectuons le compte du Omer, est placée sous le thème de l’unité. C’est lors de ces semaines que les 24000 élèves de Rabbi Akiva furent touchés par une épidémie. Le Talmud nous en donne la raison : ceux-ci manquèrent de respect les uns envers les autres. C’est pourquoi nous sommes invités à réparer ce manquement par un ajout dans le sujet de l’unité. Lag-Baomer, la fête de Rabbi Chimon Bar Yo’haï, est spécialement liée à cette valeur si essentielle, car c’est là que réside l’un de ses principaux enseignements.

La fête de Chavouot est, elle aussi, marquée par le thème de l’unité. La Torah nous dit que le jour de Roch-‘Hodech (premier du mois) Sivan, six jours avant le don de la Torah, les enfants d’Israël arrivèrent devant le Mont-Sinaï et : « Israël campa face à la montagne ». Le singulier est employé dans le verset, afin de nous indiquer que le peuple était « Comme un seul homme, avec un seul coeur ».

Nous sommes par conséquent tous invités à méditer et surtout réaliser l’union dans notre peuple, particulièrement ces jours-ci...

Revenons aux élèves de Rabbi Akiva, qui comme l’explique le Rabbi, étaient tellement pénétrés par l’amour du prochain enseigné par leur Maître, qu’ils ne pouvaient supporter l’idée que leur ami puisse « se tromper » et comprendre l’enseignement de leur Maître d’une façon différente de la leur. C’est ce qui les amena à ne plus se respecter ! Il existe en effet différentes sensibilités et de nombreux chemins dans le service Divin entrant dans la cadre de la Torah donnée à Moché sur le Sinaï. Réaliser l’unité, consiste à l’accepter et à respecter autrui. En aucun cas l’exclusion ou pire, le sectarisme, ne saurait être accepté.

Le dire ne suffit pas, les belles paroles doivent être prolongées par des actes concrets. Nos sages nous enseignent que lorsque D-ieu vit l’unité réalisée par Ses enfants au pied de la montagne, il déclara : « Puisque ceux-ci détestèrent la division, et se mirent à aimer la paix et l’harmonie, le moment est désormais propice pour que je leur donne Ma Torah ! »

On peut remarquer dans les paroles Divines, qu’il ne s’agissait pas chez les enfants d’Israël uniquement d’une réalisation de façade, mais bien d’un ressenti profond, «détester la division», et « aimer l’harmonie », indiquent là, un véritable sentiment venant du coeur.

Le Rabbi Chlita Roi Machia’h oeuvre sans relâche et nous montre la voie de l’amour du prochain et de l’unité du peuple Juif. Ceci, par des heures consacrées à recevoir chacun et chacune avec un sourire large, à répondre à des centaines de lettres chaque jour et à passer des heures sur la tombe de son beau-père, son prédécesseur, afin de prier pour tous et faire « descendre » des miracles. Il investit toute son énergie au service d’autrui, sans aucune distinction. Ce ne sont pas des beaux discours, c’est un engagement concret. C’est cela qu’il requiert de nous aussi.

A un éminent Rav qui le questionna sur l’amour si fort que lui portent les ‘Hassidim (et pas seulement), le Rabbi répondit simplement, que c’est peut-être le retour de l’affection si forte qu’il porte à chacun ! c’est cela l’amour et l’unité tout simplement.

Concluons par ce souhait, que grâce à l’effort déployé dans ce domaine, nous méritions rapidement l’apogée du Don de la Torah, avec la révélation totale de « la Torah de Machia’h ».

Cet éditorial est le dernier écrit par le Rav Pin’has Pachter ע‘‘ה quelques jours avant qu’il ne quitte ce monde Roch ‘Hodech Sivan 5781

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