QU’EST-CE QUE PESSA’H CHÉNI ?
Le 14 Iyar (cette année mercredi 22 mai 2024) est un jour de « réparation ». En effet, la Torah stipule que tout Juif qui n’avait pas pu offrir le sacrifice pascal la veille de Pessa’h (donc le 14 Nissan) pouvait le faire un mois plus tard. Le texte (Bamidbar - Nombres 9 : 10 et suivants) précise : « Des Juifs qui n’avaient pas pu offrir le sacrifice demandèrent : « Pourquoi serions-nous diminués ? »... Celui qui serait impur au contact d’un mort ou qui se trouverait loin (le 14 Nissan) offrira le sacrifice le 14 Iyar au soir... ».
En souvenir de ce commandement, on ne récite pas ce jour-là le Ta’hanoune (prières de supplications) et, dans de nombreuses communautés, on mange un peu de Matsa.
De cette Mitsva, on apprend d’une part qu’il ne faut pas hésiter à exiger de D.ieu la possibilité d’accomplir une Mitsva (« Pourquoi serions-nous diminués ?... »). D’autre part, Rabbi Yossef Its’hak (le précédent Rabbi de Loubavitch) insistait : « Il n’existe pas de cause perdue ! Même celui qui est impur ou celui qui est « loin » ou qui a délibérément choisi de se trouver « loin » peut réparer ce manque ! ». On peut toujours rectifier et se rapprocher de D.ieu d’une manière ou d’une autre.
QU’EST-CE QUE LAG BAOMER (CETTE ANNÉE DIMANCHE 26 MAI 2024) ?
Le 33ème jour du compte de l’Omer rappelle la Hiloula (décès) de Rabbi Chimone Bar Yo’haï qui avait demandé que cette date soit célébrée comme un jour de joie (puisqu’il y avait achevé de façon parfaite sa mission sur terre). Ce jour marque une pause dans la période de deuil instituée à cause d’une terrible épidémie qui avait frappé les disciples de Rabbi Akiba.
- On ne récite pas le Ta’hanoune (prières de supplications), même pas la veille (samedi après-midi 25 mai 2024).
- Nombre de gens ont la coutume de se rendre sur le tombeau de Rabbi Chimone Bar Yo’haï à Méron, près de Tibériade en Galilée ; on y procède à la première coupe de cheveux des garçons qui ont atteint l’âge de 3 ans depuis Pessa’h.
- On organise des réunions ‘hassidiques joyeuses.
- On a la coutume de manger des caroubes, en souvenir de ces fruits dont se nourrissaient Rabbi Chimone et son fils Rabbi Eléazar quand ils se cachaient dans une grotte à cause des Romains. Certains ont aussi la coutume de manger des œufs durs dont la coquille serait devenue marron durant la cuisson.
- On donne davantage de Tsedaka (charité).
- Les enfants sortent et défilent tous ensemble fièrement dans la rue avec des drapeaux et des pancartes les encourageant à étudier la Torah et accomplir les Mitsvot : le but de la descente de l’âme dans le corps est de « marcher », d’avancer dans la vie. Ces défilés donnent chaleur et vitalité à l’étude formelle et prolongent l’enthousiasme des enfants dans leur éducation.
- Lag Baomer est un moment propice pour prier pour la naissance d’enfants et leur bonne éducation.
