Les Parades De Lag Baomer
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Les Parades De Lag Baomer

Le Courrier Dela Gueoula | June 27, 2025

Une célébration du Judaïsme

Lag Ba’omer 5750-1990. Un dimanche matin, à New York, «la ville qui ne dort jamais», une des plus grandes artères de Brooklyn est fermée. On peut encore apercevoir des bénévoles, qui sont restés réveillés toute la nuit, courir pour terminer les derniers préparatifs de la Parade qui aura lieu dans les prochaines minutes. Des milliers d’enfants sont déjà assis avec leurs professeurs et leurs parents. On entend le brouhaha joyeux et les rires d’enfants juifs, fiers de leur identité. Devant l’entrée du 770, une grande estrade rouge a été élevée, parée des drapeaux des Etats-Unis et de Tsivot Hachem. Tout le monde attend, à sa place.

Enfin, le Rav He’ht prend la parole. Il salue l’assemblée, leur adresse quelques mots en préambule et annonce : « Il y a un homme sur terre qui est le chef de notre génération. Il se soucie du bien de tout le peuple juif, en Erets-Israël et ailleurs. C’est le Rabbi de Loubavitch, qui nous fait l’honneur de se joindre à nous. »

La fanfare amorce l’air du célèbre chant de « Ani-Maamin ». Le Rabbi sort de la porte principale du 770, et s'avance sur le tapis rouge qui relie cette dernière à l’estrade. Le Rabbi arrive à sa place, regarde l’assemblée et salue un policier qui se trouve devant l’estrade. La célébration peut débuter...

Des enfants s'approchent pour réciter les 12 Psoukim, les 12 versets choisis par le Rabbi quelques années auparavant. Puis la foule entonne « We want Moshiach Now ! – Nous voulons Machia’h maintenant », et enfin le Rabbi prend la parole.

Au milieu de ses propos, à intervalles réguliers, le Rabbi marque une pause, pour laisser le Rav He’ht traduire ses propos en anglais aux enfants, car il s'adresse à tous en Yiddish. C’est seulement après que la Parade commence, introduite par une délégation de l’armée américaine, suivie par des élèves des écoles juives de New York et de sa région qui constituent, eux, l’armée d’Hachem.

Une révolution

Cette scène, bien que devenue familière est en réalité le fruit d’une véritable révolution, initiée par le Rabbi bien avant qu’il ne devienne officiellement le Rabbi de Loubavitch.

En effet, lorsque le Rabbi Précèdent est arrivé en Amérique, il fit tout son possible pour préserver et promouvoir l'identité juive, et en particulier l'éducation juive, conformément à son idée que « l'Amérique n'est pas différente » (malgré sa modernité, de l’Europe où le judaïsme s'était développé, - ndlr).

Dès que son gendre, le Rabbi, le rejoignit aux États-Unis en Sivan 5701 - juin 1941, le Rabbi Précédent lui confia la responsabilité de diriger l'organisation nouvellement établie « Merkos L’Inyonei Chinuch » (le département éducatif du mouvement Loubavitch).

Un des programmes était les « Mesibos Shabbos – les Rassemblements du Chabbat » : chaque Chabbat après-midi, les étudiants de la Yéchiva se rendaient dans les synagogues de toute la région, où les enfants juifs étaient rassemblés. Là, ils distribuaient des friandises et dispensaient quelques enseignements et histoires intéressantes sur la Paracha de la semaine. Pour de nombreux enfants, c'était leur seule véritable "expérience juive" de la semaine, et cela impactait concrètement leur quotidien.

Par la suite, ils commencèrent à rassembler les enfants au 770, à certaines occasions. Les enfants se trouvaient dans la cour du 770, au-dessus de laquelle la grande synagogue que nous connaissons fut, plus tard, construite. Là, ils récitaient tous ensemble différents Psoukim- versets de Torah (à cette époque les 12 Psoukim n'avaient pas encore été établis). Ce qui était finalement assez similaire des rassemblements de Tsivot Hachem d’aujourd’hui.

Au fil des années, ces rassemblements montèrent en puissance, de plus en plus d’enfants y participant.

En 5713-1953, le Rabbi prononça pour la première fois, une Si’ha devant les enfants. Elle fut par la suite corrigée par le Rabbi (ce qui était rare à l’époque), et le Rabbi demandera sa diffusion dans le monde entier.

En 5716-1956, le premier défilé eût lieu : les enfants portaient des pancartes avec des messages tels que « Gardez le Chabbat » ou « Envoyez vos enfants à l'école juive ». Puis, les enfants furent dirigés vers un parc, où des activités et des jeux avaient été prévus. Le Rabbi visita plusieurs fois ce parc au fil des années.

Lag-Ba’omer 5727-1967, quelques jours à peine avant la guerre des Six-Jours, le Rabbi prononça une Si’ha mémorable, appelant les juifs d’Erets-Israël à ne pas céder à la peur et de se renforcer dans la Torah et les Mitsvot. La Si’ha fut enregistrée et envoyée en Erets-Israël où elle fut diffusée à la radio.

En 5736-1976, le Rabbi avait proclamé cette année-là, « Année de l’Éducation ». Une parade fut organisée bien que Lag-Ba’omer ne tombait pas un dimanche. C'est d'ailleurs à cette occasion que les 12 Psoukim furent complétés (six Psoukim avaient été introduits Roch 'Hodech Iyar, soit quelques jours auparavant).

En 5740-1980, le Rabbi prononça au cours de la Parade une Si’ha en russe, dans laquelle il mentionna le sort des juifs en URSS, qui devaient se battre pour continuer à garder la Torah et les Mitsvot. Le Rabbi déclara qu’il fallait affirmer haut et fort, que même d'après les lois de l'URSS il n'était pas interdit de pratiquer la Torah et les Mitsvot. Le Rabbi précisa qu'il prononçait ces mots en russe pour que même ceux qui se trouvaient en URSS puissent les comprendre.

À partir de ces années-là, les Parades furent retransmises à la télévision et par satellite dans le monde entier. Des chars, décorés avec soin par les différentes écoles participantes défilaient, encourageant les enfants présents à accomplir les mitsvot et à influencer leur entourage à faire de même.

Rabbi Chimon participe également à la parade

À plusieurs reprises, le Rabbi mit l'accent sur l'importance de la Parade. En 5750-1990, le Rabbi expliqua que le but de la Parade est de montrer qu'il ne faut pas se contenter de ce qu'on est, mais qu’il faut toujours chercher à avancer et à s'améliorer, particulièrement dans l'unité, ce qui est renforcé par cette célébration qui réunit les enfants tous ensemble.

Lors de la Parade de 5744-1984, le Rabbi expliqua que cette Parade visait à rectifier le comportement des élèves de Rabbi Akiva, qui ne se comportèrent pas respectueusement les uns envers les autres. Cela peut s’accomplir, a révélé le Rabbi, grâce à l'unité des enfants qui se rassemblent et prennent ensemble de bonnes décisions concernant la Torah et les Mitsvot.

À plusieurs reprises, le Rabbi mentionna que Rabbi Chimon Bar Yo’haï participait également à cette Parade, comme en 5733-1973, où le Rabbi ne participa pas à la parade mais déclara que malgré cela, Rachbi serait présent.

En 5743-1983, le chabbat suivant la parade, le Rabbi désapprouva ceux qui n'avaient pas participé à la Parade. Le Rabbi déclara que Rabbi Chimon se trouvait là, et dansait avec les enfants, pendant qu'eux avaient préféré rester chez eux ...

En 5748-1988, quelques mois après la Histalkout (le départ de ce monde) de la Rabbanit, le Rabbi annonça qu’il ne participerait pas à la Parade. Lorsque les organisateurs écrivirent au Rabbi, que la Parade n’était rien sans sa présence, le Rabbi répondit que c’était le contraire de l’avis de Rachbi, et que la Parade devait se dérouler tout de même...

Cette année, des milliers de Parades sont organisées à travers le monde. Nous y participerons, comme l’a demandé le Rabbi, afin de montrer notre fierté d’être juif et de renforcer notre unité.

Et ainsi, avec l'aide d’Hachem, nous nous retrouverons tous, à la plus belle des Parades, devant le Beth-Hamikdach, avec le Rabbi à notre tête.

Une célébration du Judaïsme

Lag Ba’omer 5750-1990. Un dimanche matin, à New York, «la ville qui ne dort jamais», une des plus grandes artères de Brooklyn est fermée. On peut encore apercevoir des bénévoles, qui sont restés réveillés toute la nuit, courir pour terminer les derniers préparatifs de la Parade qui aura lieu dans les prochaines minutes. Des milliers d’enfants sont déjà assis avec leurs professeurs et leurs parents. On entend le brouhaha joyeux et les rires d’enfants juifs, fiers de leur identité. Devant l’entrée du 770, une grande estrade rouge a été élevée, parée des drapeaux des Etats-Unis et de Tsivot Hachem. Tout le monde attend, à sa place.

Enfin, le Rav He’ht prend la parole. Il salue l’assemblée, leur adresse quelques mots en préambule et annonce : « Il y a un homme sur terre qui est le chef de notre génération. Il se soucie du bien de tout le peuple juif, en Erets-Israël et ailleurs. C’est le Rabbi de Loubavitch, qui nous fait l’honneur de se joindre à nous. »

La fanfare amorce l’air du célèbre chant de « Ani-Maamin ». Le Rabbi sort de la porte principale du 770, et s'avance sur le tapis rouge qui relie cette dernière à l’estrade. Le Rabbi arrive à sa place, regarde l’assemblée et salue un policier qui se trouve devant l’estrade. La célébration peut débuter...

Des enfants s'approchent pour réciter les 12 Psoukim, les 12 versets choisis par le Rabbi quelques années auparavant. Puis la foule entonne « We want Moshiach Now ! – Nous voulons Machia’h maintenant », et enfin le Rabbi prend la parole.

Au milieu de ses propos, à intervalles réguliers, le Rabbi marque une pause, pour laisser le Rav He’ht traduire ses propos en anglais aux enfants, car il s'adresse à tous en Yiddish. C’est seulement après que la Parade commence, introduite par une délégation de l’armée américaine, suivie par des élèves des écoles juives de New York et de sa région qui constituent, eux, l’armée d’Hachem.

Une révolution

Cette scène, bien que devenue familière est en réalité le fruit d’une véritable révolution, initiée par le Rabbi bien avant qu’il ne devienne officiellement le Rabbi de Loubavitch.

En effet, lorsque le Rabbi Précèdent est arrivé en Amérique, il fit tout son possible pour préserver et promouvoir l'identité juive, et en particulier l'éducation juive, conformément à son idée que « l'Amérique n'est pas différente » (malgré sa modernité, de l’Europe où le judaïsme s'était développé, - ndlr).

Dès que son gendre, le Rabbi, le rejoignit aux États-Unis en Sivan 5701 - juin 1941, le Rabbi Précédent lui confia la responsabilité de diriger l'organisation nouvellement établie « Merkos L’Inyonei Chinuch » (le département éducatif du mouvement Loubavitch).

Un des programmes était les « Mesibos Shabbos – les Rassemblements du Chabbat » : chaque Chabbat après-midi, les étudiants de la Yéchiva se rendaient dans les synagogues de toute la région, où les enfants juifs étaient rassemblés. Là, ils distribuaient des friandises et dispensaient quelques enseignements et histoires intéressantes sur la Paracha de la semaine. Pour de nombreux enfants, c'était leur seule véritable "expérience juive" de la semaine, et cela impactait concrètement leur quotidien.

Par la suite, ils commencèrent à rassembler les enfants au 770, à certaines occasions. Les enfants se trouvaient dans la cour du 770, au-dessus de laquelle la grande synagogue que nous connaissons fut, plus tard, construite. Là, ils récitaient tous ensemble différents Psoukim- versets de Torah (à cette époque les 12 Psoukim n'avaient pas encore été établis). Ce qui était finalement assez similaire des rassemblements de Tsivot Hachem d’aujourd’hui.

Au fil des années, ces rassemblements montèrent en puissance, de plus en plus d’enfants y participant.

En 5713-1953, le Rabbi prononça pour la première fois, une Si’ha devant les enfants. Elle fut par la suite corrigée par le Rabbi (ce qui était rare à l’époque), et le Rabbi demandera sa diffusion dans le monde entier.

En 5716-1956, le premier défilé eût lieu : les enfants portaient des pancartes avec des messages tels que « Gardez le Chabbat » ou « Envoyez vos enfants à l'école juive ». Puis, les enfants furent dirigés vers un parc, où des activités et des jeux avaient été prévus. Le Rabbi visita plusieurs fois ce parc au fil des années.

Lag-Ba’omer 5727-1967, quelques jours à peine avant la guerre des Six-Jours, le Rabbi prononça une Si’ha mémorable, appelant les juifs d’Erets-Israël à ne pas céder à la peur et de se renforcer dans la Torah et les Mitsvot. La Si’ha fut enregistrée et envoyée en Erets-Israël où elle fut diffusée à la radio.

En 5736-1976, le Rabbi avait proclamé cette année-là, « Année de l’Éducation ». Une parade fut organisée bien que Lag-Ba’omer ne tombait pas un dimanche. C'est d'ailleurs à cette occasion que les 12 Psoukim furent complétés (six Psoukim avaient été introduits Roch 'Hodech Iyar, soit quelques jours auparavant).

En 5740-1980, le Rabbi prononça au cours de la Parade une Si’ha en russe, dans laquelle il mentionna le sort des juifs en URSS, qui devaient se battre pour continuer à garder la Torah et les Mitsvot. Le Rabbi déclara qu’il fallait affirmer haut et fort, que même d'après les lois de l'URSS il n'était pas interdit de pratiquer la Torah et les Mitsvot. Le Rabbi précisa qu'il prononçait ces mots en russe pour que même ceux qui se trouvaient en URSS puissent les comprendre.

À partir de ces années-là, les Parades furent retransmises à la télévision et par satellite dans le monde entier. Des chars, décorés avec soin par les différentes écoles participantes défilaient, encourageant les enfants présents à accomplir les mitsvot et à influencer leur entourage à faire de même.

Rabbi Chimon participe également à la parade

À plusieurs reprises, le Rabbi mit l'accent sur l'importance de la Parade. En 5750-1990, le Rabbi expliqua que le but de la Parade est de montrer qu'il ne faut pas se contenter de ce qu'on est, mais qu’il faut toujours chercher à avancer et à s'améliorer, particulièrement dans l'unité, ce qui est renforcé par cette célébration qui réunit les enfants tous ensemble.

Lors de la Parade de 5744-1984, le Rabbi expliqua que cette Parade visait à rectifier le comportement des élèves de Rabbi Akiva, qui ne se comportèrent pas respectueusement les uns envers les autres. Cela peut s’accomplir, a révélé le Rabbi, grâce à l'unité des enfants qui se rassemblent et prennent ensemble de bonnes décisions concernant la Torah et les Mitsvot.

À plusieurs reprises, le Rabbi mentionna que Rabbi Chimon Bar Yo’haï participait également à cette Parade, comme en 5733-1973, où le Rabbi ne participa pas à la parade mais déclara que malgré cela, Rachbi serait présent.

En 5743-1983, le chabbat suivant la parade, le Rabbi désapprouva ceux qui n'avaient pas participé à la Parade. Le Rabbi déclara que Rabbi Chimon se trouvait là, et dansait avec les enfants, pendant qu'eux avaient préféré rester chez eux ...

En 5748-1988, quelques mois après la Histalkout (le départ de ce monde) de la Rabbanit, le Rabbi annonça qu’il ne participerait pas à la Parade. Lorsque les organisateurs écrivirent au Rabbi, que la Parade n’était rien sans sa présence, le Rabbi répondit que c’était le contraire de l’avis de Rachbi, et que la Parade devait se dérouler tout de même...

Cette année, des milliers de Parades sont organisées à travers le monde. Nous y participerons, comme l’a demandé le Rabbi, afin de montrer notre fierté d’être juif et de renforcer notre unité.

Et ainsi, avec l'aide d’Hachem, nous nous retrouverons tous, à la plus belle des Parades, devant le Beth-Hamikdach, avec le Rabbi à notre tête.

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