EDITORIAL EN AVANT
Mosaic Express | October 15, 2023
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EDITORIAL EN AVANT

Mosaic Express | December 31, 2025

Tous les débuts sont fondateurs. Cette idée est, sans doute, encore plus vraie quand il s’agit du début de ce qui forme le tissu même de la vie : une nouvelle année, comme un nouveau temps. De fait, nous avons vécu ces dernières semaines dans un état voisin de l’apesanteur. Passant de Roch Hachana en Yom Kippour puis de Yom Kippour en Souccot, en Chemini Atsérèt et en Sim’hat Torah, nous avons, pour ainsi dire, vu la vie comme une recherche spirituelle constante. Nous avons amassé les expériences du lien avec D.ieu sous des formes toujours diverses : de la plus solennelle austérité à l’allégresse la plus enthousiaste. Dans un tel contexte, il n’est guère étonnant que le monde, son vain tumulte et sa course sans but n’aient occupé qu’une place secondaire, dans l’esprit et dans l’âme de chacun.

Mais l’heure du retour a sonné. Les fêtes s’éloignent de jour en jour sur les pages de nos éphémérides et le monde réclame l’attention qui lui est due, avec toute l’insistance de la matérialité triomphante. Pourtant tout n’est pas encore dit. Il nous reste une œuvre importante à mener à bien. Tout frais sortis des grands rendez-vous du mois de Tichri, tout frais revenus du grand voyage spirituel qu’il a permis et de ses aventures, il nous faut à présent examiner les acquis du mois. Comme le commerçant du temps jadis qui se rendait à la foire pour y faire provision de tout ce qui lui serait nécessaire pendant le reste de l’année et qui, après s’être procuré tout ce qu’il pouvait, s’en retournait chez lui pour défaire ses paquets et prendre la mesure de ses réserves nouvelles, ainsi nous nous tenons aujourd’hui. Les fêtes nous ont permis d’accumuler les forces les plus grandes et d’en saisir les expressions multiples. Qui n’a pas ressenti l’effacement de son pauvre ego à Roch Hachana ou la crainte de D.ieu à Yom Kippour ? Qui n’a pas éprouvé la confiance en D.ieu à Souccot ou la joie qui brise les barrières à Sim’hat Torah ?

Le temps est venu de prendre pleine conscience que nous détenons tout cela en nous. Si le monde est bien présent, il doit, grâce à ces capacités renouvelées, devenir le lieu quotidien du service divin et non celui de l’oubli. Lorsque nous en sentirons le besoin, sachons que ces forces seront encore en nous et qu’il suffira d’y faire appel pour continuer d’agir, de construire et donner ainsi un sens à l’existence. Tout début est fondateur a-t-on dit... Décidément, l’année commence, tout reste à faire.⬢

Tous les débuts sont fondateurs. Cette idée est, sans doute, encore plus vraie quand il s’agit du début de ce qui forme le tissu même de la vie : une nouvelle année, comme un nouveau temps. De fait, nous avons vécu ces dernières semaines dans un état voisin de l’apesanteur. Passant de Roch Hachana en Yom Kippour puis de Yom Kippour en Souccot, en Chemini Atsérèt et en Sim’hat Torah, nous avons, pour ainsi dire, vu la vie comme une recherche spirituelle constante. Nous avons amassé les expériences du lien avec D.ieu sous des formes toujours diverses : de la plus solennelle austérité à l’allégresse la plus enthousiaste. Dans un tel contexte, il n’est guère étonnant que le monde, son vain tumulte et sa course sans but n’aient occupé qu’une place secondaire, dans l’esprit et dans l’âme de chacun.

Mais l’heure du retour a sonné. Les fêtes s’éloignent de jour en jour sur les pages de nos éphémérides et le monde réclame l’attention qui lui est due, avec toute l’insistance de la matérialité triomphante. Pourtant tout n’est pas encore dit. Il nous reste une œuvre importante à mener à bien. Tout frais sortis des grands rendez-vous du mois de Tichri, tout frais revenus du grand voyage spirituel qu’il a permis et de ses aventures, il nous faut à présent examiner les acquis du mois. Comme le commerçant du temps jadis qui se rendait à la foire pour y faire provision de tout ce qui lui serait nécessaire pendant le reste de l’année et qui, après s’être procuré tout ce qu’il pouvait, s’en retournait chez lui pour défaire ses paquets et prendre la mesure de ses réserves nouvelles, ainsi nous nous tenons aujourd’hui. Les fêtes nous ont permis d’accumuler les forces les plus grandes et d’en saisir les expressions multiples. Qui n’a pas ressenti l’effacement de son pauvre ego à Roch Hachana ou la crainte de D.ieu à Yom Kippour ? Qui n’a pas éprouvé la confiance en D.ieu à Souccot ou la joie qui brise les barrières à Sim’hat Torah ?

Le temps est venu de prendre pleine conscience que nous détenons tout cela en nous. Si le monde est bien présent, il doit, grâce à ces capacités renouvelées, devenir le lieu quotidien du service divin et non celui de l’oubli. Lorsque nous en sentirons le besoin, sachons que ces forces seront encore en nous et qu’il suffira d’y faire appel pour continuer d’agir, de construire et donner ainsi un sens à l’existence. Tout début est fondateur a-t-on dit... Décidément, l’année commence, tout reste à faire.⬢

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