LE RECIT DE LA SEMAINE
Mosaic Express | October 15, 2023
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LE RECIT DE LA SEMAINE

Mosaic Express | December 31, 2025

Je voyage beaucoup pour mes affaires. Pour renforcer ma protection, ma femme ne me laisse jamais partir sans me confier un peu d’argent à remettre à la Tsedaka là où j’arrive – conformément au principe talmudique : ceux qui sont envoyés pour une bonne cause ne subissent aucun mal.

En février 2023, je devais prendre l’avion de Floride vers la Californie pour assister à une conférence, le dimanche du Super Bowl (le super match le plus regardé de l’année). Alors que je bouclai ma valise, ma femme remarqua qu’elle n’avait pas d’argent liquide à me remettre et décida sur le champ de me confier une autre mission. Curieux, je me demandai ce qui allait sortir de sa bouche et le défi qu’elle présenta m’étonna :

- Pendant ton voyage, trouve quelqu’un à qui mettre les Téfilines !

- Je vais dans un hôtel où seront réunis 3000 professionnels de la finance, protestai-je. Je ne suis ni rabbin ni Loubavitch ! Je ne me sens pas préparé pour une telle mission. D’ailleurs je crois n’avoir jamais aidé une personne à mettre les Téfilines dans ma vie !

- Essaie, insista mon épouse pour qui « non » n’est pas une réponse. Si tu t’engages vraiment, D.ieu te donnera l’occasion de t’acquitter de cette belle action.

Moins de vingt minutes plus tard, alors que je faisais la queue pour entrer dans l’avion, j’entendis quelqu’un derrière moi se parler tout seul. Je me tournai vers lui : apparemment il se rendait à la même conférence que moi ; je lui demandai si je pouvais l’aider. « J’admire votre sac de Téfilines ! En cuir, solide et porté en bandoulière ! Si je possédais un tel sac, j’emporterais mes Téfilines dans chaque voyage ! ». Personne ne m’avait encore adressé de tels compliments pour mon sac et encore moins en attendant un avion. Je réalisai alors que toute cette conversation était une perche tendue d’en Haut pour que je réalise la volonté de ma femme :

- Avez-vous mis les Téfilines aujourd’hui ?

- Non, je ne les mets pas tous les jours...

- Alors venez, mettez-les maintenant !

Nous sommes tous les deux sortis de la queue et j’ai aidé Eduardo à les mettre. A cet instant, je me suis senti comme un super héros, déjà au septième ciel pour ainsi dire. Je pris une photo de lui en train de réciter le Chema puis, souriant tous les deux, nous avons repris nos places dans la queue.

Au bout de cinq minutes, je remarquai qu’Eduardo était assis juste derrière moi. Première coïncidence. Une demi-heure plus tard, j’envoyai la photo d’Eduardo avec les Téfilines sur le groupe WhatsApp de ma famille : je voulais que ma femme se réjouisse que sa demande ait été accomplie et que cela inspire les autres membres de la famille. Effectivement, mon frère Ezra entama une conversation :

- De qui s’agit-il ?

- Un inconnu. Ma femme m’a demandé de mettre les Téfilines à quelqu’un, en guise de messager pour une bonne action et voilà !

- Alors tu deviens Loubavitch ?

- Prêter ses Téfilines, ce n’est pas réservé qu’aux Loubavitch ! Je suis heureux de constater que c’est à la portée de chacun. De toi aussi par exemple !

- Donc tu le fais pour la Mitsva et non pour Loubavitch !

- Absolument ; mets-les toi aussi si le soleil ne s’est pas encore couché là où tu te trouves. Et envoie une photo sur le groupe !

Effectivement, à ma grande surprise, Ezra envoya un selfie : lui et un de ses amis mettant les Téfilines durant le match du Super Bowl !

Puis ma femme intervint dans la conversation :

- Peut-être trouveras-tu encore quelqu’un à qui mettre les Téfilines dans l’avion ?

Je montrai toute cette conversation à Eduardo et il se prit au jeu : après tout, nous voyagions dans le sens est-ouest et le soleil brillait encore. Mais les hôtesses de l’air distribuaient les repas et ce n’était pas le moment de déambuler dans les couloirs. Eduardo eut alors une super idée : il se tourna vers son voisin derrière lui et... bingo ! Quelques minutes plus tard, nous avons envoyé sur le groupe famille une photo de Jay mettant les Téfilines (sans déranger les hôtesses !).

Grâce à ma formidable épouse (qui a dit que les femmes ne sont pas impliquées dans le commandement des Téfilines ?), ce sont finalement au moins quatre hommes qui ont mis les Téfilines ce jour du Super Bowl alors qu’ils n’en avaient pas spécialement l’intention.

Même sans être Loubavitch, on peut influencer l’un puis l’autre qui, eux-mêmes influenceront d’autres et nul ne peut prédire jusqu’où se propageront ces ondes bénéfiques.

Grâce à ce voyage passé ensemble dans des conditions aussi sympathiques, Eduardo et moi-même sommes restés en contact amical jusqu’à ce jour - après tout, nous avons participé à la même conférence... et au même défi lancé par ma femme.

Qui sait ce que nous réserve l’avenir ?⬢

Yudi Hercenberg
Directeur de Walker & Dunlop – Parkland – Floride - COLlive. Traduit par Feiga Lubecki

Je voyage beaucoup pour mes affaires. Pour renforcer ma protection, ma femme ne me laisse jamais partir sans me confier un peu d’argent à remettre à la Tsedaka là où j’arrive – conformément au principe talmudique : ceux qui sont envoyés pour une bonne cause ne subissent aucun mal.

En février 2023, je devais prendre l’avion de Floride vers la Californie pour assister à une conférence, le dimanche du Super Bowl (le super match le plus regardé de l’année). Alors que je bouclai ma valise, ma femme remarqua qu’elle n’avait pas d’argent liquide à me remettre et décida sur le champ de me confier une autre mission. Curieux, je me demandai ce qui allait sortir de sa bouche et le défi qu’elle présenta m’étonna :

- Pendant ton voyage, trouve quelqu’un à qui mettre les Téfilines !

- Je vais dans un hôtel où seront réunis 3000 professionnels de la finance, protestai-je. Je ne suis ni rabbin ni Loubavitch ! Je ne me sens pas préparé pour une telle mission. D’ailleurs je crois n’avoir jamais aidé une personne à mettre les Téfilines dans ma vie !

- Essaie, insista mon épouse pour qui « non » n’est pas une réponse. Si tu t’engages vraiment, D.ieu te donnera l’occasion de t’acquitter de cette belle action.

Moins de vingt minutes plus tard, alors que je faisais la queue pour entrer dans l’avion, j’entendis quelqu’un derrière moi se parler tout seul. Je me tournai vers lui : apparemment il se rendait à la même conférence que moi ; je lui demandai si je pouvais l’aider. « J’admire votre sac de Téfilines ! En cuir, solide et porté en bandoulière ! Si je possédais un tel sac, j’emporterais mes Téfilines dans chaque voyage ! ». Personne ne m’avait encore adressé de tels compliments pour mon sac et encore moins en attendant un avion. Je réalisai alors que toute cette conversation était une perche tendue d’en Haut pour que je réalise la volonté de ma femme :

- Avez-vous mis les Téfilines aujourd’hui ?

- Non, je ne les mets pas tous les jours...

- Alors venez, mettez-les maintenant !

Nous sommes tous les deux sortis de la queue et j’ai aidé Eduardo à les mettre. A cet instant, je me suis senti comme un super héros, déjà au septième ciel pour ainsi dire. Je pris une photo de lui en train de réciter le Chema puis, souriant tous les deux, nous avons repris nos places dans la queue.

Au bout de cinq minutes, je remarquai qu’Eduardo était assis juste derrière moi. Première coïncidence. Une demi-heure plus tard, j’envoyai la photo d’Eduardo avec les Téfilines sur le groupe WhatsApp de ma famille : je voulais que ma femme se réjouisse que sa demande ait été accomplie et que cela inspire les autres membres de la famille. Effectivement, mon frère Ezra entama une conversation :

- De qui s’agit-il ?

- Un inconnu. Ma femme m’a demandé de mettre les Téfilines à quelqu’un, en guise de messager pour une bonne action et voilà !

- Alors tu deviens Loubavitch ?

- Prêter ses Téfilines, ce n’est pas réservé qu’aux Loubavitch ! Je suis heureux de constater que c’est à la portée de chacun. De toi aussi par exemple !

- Donc tu le fais pour la Mitsva et non pour Loubavitch !

- Absolument ; mets-les toi aussi si le soleil ne s’est pas encore couché là où tu te trouves. Et envoie une photo sur le groupe !

Effectivement, à ma grande surprise, Ezra envoya un selfie : lui et un de ses amis mettant les Téfilines durant le match du Super Bowl !

Puis ma femme intervint dans la conversation :

- Peut-être trouveras-tu encore quelqu’un à qui mettre les Téfilines dans l’avion ?

Je montrai toute cette conversation à Eduardo et il se prit au jeu : après tout, nous voyagions dans le sens est-ouest et le soleil brillait encore. Mais les hôtesses de l’air distribuaient les repas et ce n’était pas le moment de déambuler dans les couloirs. Eduardo eut alors une super idée : il se tourna vers son voisin derrière lui et... bingo ! Quelques minutes plus tard, nous avons envoyé sur le groupe famille une photo de Jay mettant les Téfilines (sans déranger les hôtesses !).

Grâce à ma formidable épouse (qui a dit que les femmes ne sont pas impliquées dans le commandement des Téfilines ?), ce sont finalement au moins quatre hommes qui ont mis les Téfilines ce jour du Super Bowl alors qu’ils n’en avaient pas spécialement l’intention.

Même sans être Loubavitch, on peut influencer l’un puis l’autre qui, eux-mêmes influenceront d’autres et nul ne peut prédire jusqu’où se propageront ces ondes bénéfiques.

Grâce à ce voyage passé ensemble dans des conditions aussi sympathiques, Eduardo et moi-même sommes restés en contact amical jusqu’à ce jour - après tout, nous avons participé à la même conférence... et au même défi lancé par ma femme.

Qui sait ce que nous réserve l’avenir ?⬢

Yudi Hercenberg
Directeur de Walker & Dunlop – Parkland – Floride - COLlive. Traduit par Feiga Lubecki

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