Le Recit de la Semaine
Mosaic Express | November 12, 2023
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Le Recit de la Semaine

Mosaic Express | December 31, 2025

LE RECIT DE LA SEMAINE

Le kibboutz Beeri a été fondé en 1946, sur des terres achetées à prix fort par des Juifs, certains rescapés de la Shoah. Les habitants en célébrèrent le 77ème anniversaire vendredi soir 6 octobre, en présence de ses 1100 membres. Il a toujours été un endroit laïc (la synagogue n’a été fondée qu’en 2006).

Le 7 octobre au matin, plus d’un millier de terroristes l’ont envahi et ont tué plus de 110 personnes innocentes, que D.ieu venge leur sang et console les survivants.

Une des résidentes, Pera’h Pilo (75 ans) – elle-même fille de rescapés ayant fui la Hongrie et arrivés en Israël en 1957. Bien que ses parents aient été issus de familles pratiquantes, ils abandonnèrent tout leur judaïsme et Pera’h ne reçut jamais d’éducation juive. Cependant, sa propre fille se rapprocha du judaïsme au point que, maintenant, le petit-fils de Pera’h est Chalia’h, émissaire du Rabbi de Loubavitch à Berlin.

A 6h30 ce terrible Chabat matin, assise sur son canapé, Pera’h entendit la sirène annonçant le danger. Elle se leva d’un bond, attrapa une bouteille d’eau à moitié pleine ainsi qu’une épaisse couverture et courut se réfugier dans la pièce forte de sa maison.

Très inquiète, elle entendait le bruit des roquettes lancées au-dessus du kiboutz et elle apprit par son téléphone que des terroristes avaient pulvérisé toutes les barrières : elle les entendait déjà parler en arabe tout près de sa maison !

Elle décida alors de mettre en pratique les quelques enseignements de ‘Hassidout que son petit-fils lui avait appris (celui qui lui avait aussi appris à tenir le Loulav et l’Etrog en prononçant la bénédiction durant la fête de Souccot la semaine précédente). Elle se répéta mentalement, encore et encore : Merci mon D.ieu car je suis vivante, merci mon D.ieu car Tu me protégeras. Merci Rabbi et merci à tous ceux qui, certainement, prient pour moi maintenant !

Elle se souvint alors qu’elle avait déposé un livre de ‘Hitat (Houmach, Tehilim et Tanya) que son petit-fils lui avait donné spécifiquement pour sa protection, avec une photo du Rabbi. Elle les posa sur son cœur : « Rabbi ! Vous êtes maintenant responsable de mon cœur, je sais que tout ira bien ! ».

Dans l’obscurité (en effet, la lumière aurait attiré l’attention des terroristes), elle chercha à tâtons et trouva aussi des biscuits. Réalisant qu’elle risquait d’être confinée dans cette pièce durant de longues heures, elle s’imposa un régime strict : une gorgée d’eau avec un biscuit le matin, le midi et le soir.

Entretemps, elle réussit à contacter son fils Oren qui habitait non loin de là et qui la rassura : « Maman, j’arrive ! ». Il lui demanda d’indiquer sa location sur Whatsapp. Pourquoi ? Parce qu’il arrivait avec son unité d’élite Douvdevan – avec trois tanks !

Le temps passait. Elle continua de se répéter les mêmes phrases mais, bien vite, son téléphone se déchargea et elle resta dans le noir, seule. Puis elle entendit les terroristes qui entraient dans sa maison. Heureusement, dix ans plus tôt, à la suite déjà d’une tentative d’infiltration terroriste, elle avait fait installer une bonne serrure à cette pièce sécurisée. Elle les entendait essayer de faire sauter le verrou, avec des coups de fusils et même des explosifs mais sans y parvenir. Ils essayèrent de casser la fenêtre mais en vain. Recroquevillée dans un coin, Pera’h se répétait les mêmes phrases, des milliers de fois, assez lucide pour se rassurer constamment.

Puis elle s’inquiéta : pourquoi Oren n’était-il pas encore venu la secourir ? Que lui était-il arrivé ? Encore une fois, elle s’obligea à rester optimiste, répétant intérieurement que tout irait pour le mieux.

Or la situation empirait. Tsahal se battait contre les terroristes stationnés dans sa propre maison ! Elle apprit par la suite qu’il y en avait 2 et que l’armée, ne sachant comment les déloger, décida de détruire la maison au bulldozer ! Elle entendit comment le toit fut touché en premier, la pression forma une fente dans la porte de sa pièce étanche, la poussière s’engouffra et elle commença à respirer de plus en plus mal – surtout qu’elle souffrait de diabète et de difficultés bronchiques. Par chance, les terroristes ne remarquèrent pas la fente.

Elle était depuis deux jours dans cette chambre. Le lundi matin, le calme revenait et elle essaya d’ouvrir la fenêtre pour respirer un peu d’air frais. Elle grimpa sur un objet quelconque mais trébucha et tomba, inconsciente. Quand elle se réveilla, elle se sentit plus forte et décida de sauter par la fenêtre. Elle n’avait pas de chaussures, juste sa chemise de nuit et elle jeta sa couverture dehors. Elle grimpa sur une machine à coudre et se jeta, pensant atterrir sur de l’herbe mais, de fait, la pelouse avait été jonchée de débris tombés du toit. Elle se blessa mais parvint à s’éloigner, en boitant, pour ne pas être enterrée sous sa maison qui tremblait sous les coups du bulldozer. Dehors il n’y avait pas un bruit, le kiboutz d’ordinaire animé était étrangement silencieux. Elle trouva une bouteille d’eau pour étancher sa soif, puis une voiture avec les clés à l’intérieur ! Encore des miracles pour lesquels elle ne cessa de remercier D.ieu. Quelques minutes plus tard, elle atteignit l’entrée du kiboutz et y retrouva Oren qui n’avait pas reçu la permission d’entrer dans cette zone maintenant militaire.

Ce qui la sauva de fait, ce fut sa confiance absolue en D.ieu. Normalement, elle n’avait aucune chance de survivre : les terroristes (au nombre de douze !) étaient entrés dans sa maison, ils étaient lourdement armés, les soldats ne parvenaient pas à les déloger, sa maison allait être détruite avec elle à l’intérieur qui n’avait aucun moyen de signaler sa présence... Elle-même ignorait qu’elle possédait une telle confiance en D.ieu mais, au moment le plus dramatique de sa vie, son âme avait brillé et elle avait mis en pratique : « Pense bien et tout ira effectivement bien ! »

Rav Yossef Yits’hak Jacobson – shluchimsermons.org

LE RECIT DE LA SEMAINE

Le kibboutz Beeri a été fondé en 1946, sur des terres achetées à prix fort par des Juifs, certains rescapés de la Shoah. Les habitants en célébrèrent le 77ème anniversaire vendredi soir 6 octobre, en présence de ses 1100 membres. Il a toujours été un endroit laïc (la synagogue n’a été fondée qu’en 2006).

Le 7 octobre au matin, plus d’un millier de terroristes l’ont envahi et ont tué plus de 110 personnes innocentes, que D.ieu venge leur sang et console les survivants.

Une des résidentes, Pera’h Pilo (75 ans) – elle-même fille de rescapés ayant fui la Hongrie et arrivés en Israël en 1957. Bien que ses parents aient été issus de familles pratiquantes, ils abandonnèrent tout leur judaïsme et Pera’h ne reçut jamais d’éducation juive. Cependant, sa propre fille se rapprocha du judaïsme au point que, maintenant, le petit-fils de Pera’h est Chalia’h, émissaire du Rabbi de Loubavitch à Berlin.

A 6h30 ce terrible Chabat matin, assise sur son canapé, Pera’h entendit la sirène annonçant le danger. Elle se leva d’un bond, attrapa une bouteille d’eau à moitié pleine ainsi qu’une épaisse couverture et courut se réfugier dans la pièce forte de sa maison.

Très inquiète, elle entendait le bruit des roquettes lancées au-dessus du kiboutz et elle apprit par son téléphone que des terroristes avaient pulvérisé toutes les barrières : elle les entendait déjà parler en arabe tout près de sa maison !

Elle décida alors de mettre en pratique les quelques enseignements de ‘Hassidout que son petit-fils lui avait appris (celui qui lui avait aussi appris à tenir le Loulav et l’Etrog en prononçant la bénédiction durant la fête de Souccot la semaine précédente). Elle se répéta mentalement, encore et encore : Merci mon D.ieu car je suis vivante, merci mon D.ieu car Tu me protégeras. Merci Rabbi et merci à tous ceux qui, certainement, prient pour moi maintenant !

Elle se souvint alors qu’elle avait déposé un livre de ‘Hitat (Houmach, Tehilim et Tanya) que son petit-fils lui avait donné spécifiquement pour sa protection, avec une photo du Rabbi. Elle les posa sur son cœur : « Rabbi ! Vous êtes maintenant responsable de mon cœur, je sais que tout ira bien ! ».

Dans l’obscurité (en effet, la lumière aurait attiré l’attention des terroristes), elle chercha à tâtons et trouva aussi des biscuits. Réalisant qu’elle risquait d’être confinée dans cette pièce durant de longues heures, elle s’imposa un régime strict : une gorgée d’eau avec un biscuit le matin, le midi et le soir.

Entretemps, elle réussit à contacter son fils Oren qui habitait non loin de là et qui la rassura : « Maman, j’arrive ! ». Il lui demanda d’indiquer sa location sur Whatsapp. Pourquoi ? Parce qu’il arrivait avec son unité d’élite Douvdevan – avec trois tanks !

Le temps passait. Elle continua de se répéter les mêmes phrases mais, bien vite, son téléphone se déchargea et elle resta dans le noir, seule. Puis elle entendit les terroristes qui entraient dans sa maison. Heureusement, dix ans plus tôt, à la suite déjà d’une tentative d’infiltration terroriste, elle avait fait installer une bonne serrure à cette pièce sécurisée. Elle les entendait essayer de faire sauter le verrou, avec des coups de fusils et même des explosifs mais sans y parvenir. Ils essayèrent de casser la fenêtre mais en vain. Recroquevillée dans un coin, Pera’h se répétait les mêmes phrases, des milliers de fois, assez lucide pour se rassurer constamment.

Puis elle s’inquiéta : pourquoi Oren n’était-il pas encore venu la secourir ? Que lui était-il arrivé ? Encore une fois, elle s’obligea à rester optimiste, répétant intérieurement que tout irait pour le mieux.

Or la situation empirait. Tsahal se battait contre les terroristes stationnés dans sa propre maison ! Elle apprit par la suite qu’il y en avait 2 et que l’armée, ne sachant comment les déloger, décida de détruire la maison au bulldozer ! Elle entendit comment le toit fut touché en premier, la pression forma une fente dans la porte de sa pièce étanche, la poussière s’engouffra et elle commença à respirer de plus en plus mal – surtout qu’elle souffrait de diabète et de difficultés bronchiques. Par chance, les terroristes ne remarquèrent pas la fente.

Elle était depuis deux jours dans cette chambre. Le lundi matin, le calme revenait et elle essaya d’ouvrir la fenêtre pour respirer un peu d’air frais. Elle grimpa sur un objet quelconque mais trébucha et tomba, inconsciente. Quand elle se réveilla, elle se sentit plus forte et décida de sauter par la fenêtre. Elle n’avait pas de chaussures, juste sa chemise de nuit et elle jeta sa couverture dehors. Elle grimpa sur une machine à coudre et se jeta, pensant atterrir sur de l’herbe mais, de fait, la pelouse avait été jonchée de débris tombés du toit. Elle se blessa mais parvint à s’éloigner, en boitant, pour ne pas être enterrée sous sa maison qui tremblait sous les coups du bulldozer. Dehors il n’y avait pas un bruit, le kiboutz d’ordinaire animé était étrangement silencieux. Elle trouva une bouteille d’eau pour étancher sa soif, puis une voiture avec les clés à l’intérieur ! Encore des miracles pour lesquels elle ne cessa de remercier D.ieu. Quelques minutes plus tard, elle atteignit l’entrée du kiboutz et y retrouva Oren qui n’avait pas reçu la permission d’entrer dans cette zone maintenant militaire.

Ce qui la sauva de fait, ce fut sa confiance absolue en D.ieu. Normalement, elle n’avait aucune chance de survivre : les terroristes (au nombre de douze !) étaient entrés dans sa maison, ils étaient lourdement armés, les soldats ne parvenaient pas à les déloger, sa maison allait être détruite avec elle à l’intérieur qui n’avait aucun moyen de signaler sa présence... Elle-même ignorait qu’elle possédait une telle confiance en D.ieu mais, au moment le plus dramatique de sa vie, son âme avait brillé et elle avait mis en pratique : « Pense bien et tout ira effectivement bien ! »

Rav Yossef Yits’hak Jacobson – shluchimsermons.org

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