Les Patriarches et les Trois Prières Quotidiennes
Mosaic Express | November 14, 2025
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Les Patriarches et les Trois Prières Quotidiennes

Mosaic Express | December 08, 2025

LA SIDRA DE LA SEMAINE

HAYÉ SARAH

Sarah meurt à l’âge de 127 ans et est enterrée dans la grotte de Ma’hpélah à ‘Hévron qu’Avraham a achetée à Ephron le Hittite pour quatre cents chékels d’argent.

Le serviteur d’Avraham, Eliézer, est envoyé à ‘Haran, avec des cadeaux, pour trouver une femme à Yits’hak. Au puits du village, Eliézer demande à D.ieu un signe : quand les jeunes filles arriveront au puits, il demandera de l’eau pour boire. Celle qui proposera d’abreuver également ses chameaux sera celle qui est destinée au fils de son maître.

Rivkah, la fille du neveu d’Avraham, Betouel, apparaît au puits et réussit le « test ». Eliézer est invité dans sa maison où il relate à nouveau les événements du jour. Rivkah revient avec Eliézer en terre de Canaan où elle rencontre Yits’hak, priant dans un champ. Yits’hak épouse Rivkah, l’aime et est consolé de la perte de sa mère.

Avraham prend une nouvelle épouse, Ketoura (Hagar) et engendre six autres fils mais Yits’hak est désigné comme son seul héritier. Avraham meurt à l’âge de 175 ans et est enterré, à côté de Sarah, par ses deux fils aînés, Yits’hak et Yichmaël.

LES PATRIARCHES ET LES TROIS PRIÈRES QUOTIDIENNES

La Paracha de cette semaine relate la rencontre entre Rivkah, choisie pour devenir l’épouse de Yits’hak, et Yits’hak lui-même. Cet événement déterminant conditionna l’avenir du Peuple juif. Ainsi, chaque détail revêt une dimension symbolique et offre des enseignements précieux.

La Torah mentionne : « Et Yits’hak sortit dans les champs pour prier à la fin de l’après-midi. » Selon le Talmud, cette sortie de Yits’hak dans les champs correspond à la récitation de la prière de « Min’ha » (l’après-midi). En effet, le Talmud précise que Yits’hak fut celui qui institua la prière de « Min’ha ». Avraham, quant à lui, instaura le service matinal appelé « Cha’harit », tandis que Yaakov établit la prière du soir : « Arvit ou Maariv ».

Le lien entre Avraham avec la prière du matin s’explique par son inclination à agir promptement. Ainsi, Avraham se levait tôt afin de prier. Il incarnait parfaitement les qualités jumelles de bonté et d’amour. Une personne bienveillante cherche constamment à sortir de sa sphère personnelle pour venir en aide aux autres. De même, une personne aimante ne reste pas passive en attendant que l’objet de son amour vienne à elle ; au contraire, elle part activement à sa recherche.

Ainsi, Avraham est-il associé à la prière de « Cha’harit », qui exprime notre amour pour D.ieu dès le réveil matinal. Avraham se caractérisait par une énergie et une passion intenses, ce qui se manifeste dans sa propension à se lever tôt afin d’instaurer et de réciter la prière du matin.

Yaakov, quant à lui, se trouve à une période de son existence particulièrement éprouvante, qui a débuté après qu’il eut été contraint de fuir en raison des menaces de son frère Essav, désireux de le tuer après qu’il eut obtenu les bénédictions de son père. C’est alors, au cours d’une période sombre de sa vie, que Yaakov perçoit la nécessité d’exprimer sa foi en D.ieu, en Qui il place sa confiance pour obtenir secours. Le service du soir, que nous récitons lorsque l’obscurité règne, symbolise précisément cette dépendance envers D.ieu dans les moments sombres et moroses.

Il convient donc de s’interroger sur la raison pour laquelle Yits’hak est celui qui a institué le service de « Min’ha » - la prière de l’après-midi - ainsi que la nature particulière de cette prière et son lien spécifique avec Yits’hak.

LA RELATION ENTRE LA PRIÈRE DE MIN’HA ET YITS’HAK

On peut définir le lien entre Yits’hak et la prière de Min’ha par une anecdote :

Deux éminents Rabbis, Rabbi Chnéor Zalman et Rabbi Lévi Yits’hak, se trouvaient ensemble, lors d’une célébration familiale. Le premier saint Rabbi accomplissait ses prières matinales très tôt le matin, tandis que le second préférait réciter sa prière du matin tard dans la journée, après un long temps de préparation spirituelle.

Un des participants à cette célébration remarqua les approches divergentes qu’adoptaient ces deux figures spirituelles à l’égard de la prière matinale. Il prit l’initiative d’interroger le Rabbi qui priait tôt sur les raisons pour lesquelles il ne suivait pas l’exemple de l’autre Rabbi, qui consacrait beaucoup de temps à se préparer avant de prier. Sa réponse du Rabbi fut la suivante : « Comment pourrais-je me comparer à lui ? Il est si saint que chaque fois qu’il vient prier devant D.ieu, il est accueilli et ses prières sont exaucées. Je ne suis pas aussi méritant ; c’est pourquoi je dois m’en tenir au moment prescrit pour la prière ».

Le participant s’adressa ensuite à l’autre Rabbi pour lui poser la question inverse : pourquoi priait-il si tard, au-delà du temps imparti aux prières matinales ? Pourquoi n’avait-il pas suivi l’exemple du premier Rabbi qui priait en temps voulu ? Ce dernier répondit alors : « Comment peux-tu me comparer à l’autre Rabbi ? Chaque fois qu’il se lève pour prier, il est immédiatement prêt à le faire, sans nécessiter de préparation préalable. En ce qui me concerne, je suis différent : j’ai besoin de plusieurs heures pour me préparer adéquatement à la prière ».

TELS QUE NOUS NOUS ENDORMONS, AINSI NOUS NOUS RÉVEILLONS

Cette anecdote peut être utilisée pour appréhender la dynamique de la prière de « Min’ha ». La prière du matin, même lorsqu’elle est accomplie en temps voulu, constitue toujours un moment pour lequel nous sommes préparés. Elle s’effectue à un moment où nous sommes reposés et disposés à affronter la journée. De surcroît, la soirée précédente offre une occasion de préparation à cette prière matinale. Selon un adage ‘hassidique : « Tels que nous nous endormons, ainsi nous nous réveillons ».

Si l’on s’endort après avoir récité le « Chema » du soir, par lequel on affirme notre foi en un D.ieu unique, on se réveille avec un sentiment de révérence et d’amour envers D.ieu.

Si l’on s’endort après avoir accompli la prière dite de « confession », au cours de laquelle on reconnaît et répare les erreurs commises durant la journée, on se réveille avec une conscience purifiée, sans obstacle entravant notre relation avec D.ieu lors des prières matinales.

Enfin, si l’on s’endort après avoir prononcé une prière particulière exprimant le pardon envers ceux qui auraient pu nous offenser dans la journée, on se réveille libéré de tout ressentiment pouvant autrement entraver notre concentration durant les prières.

Ainsi, la prière matinale d’Avraham se caractérisait par une préparation constante et assidue.

RENFORCEMENT PSYCHOLOGIQUE

La prière du soir de Yaakov, bien qu’intervenant après l’activité quotidienne, bénéficie de la conscience que la journée est désormais terminée, permettant ainsi une concentration accrue sur les dimensions spirituelles.

Cette prise de conscience constitue en elle-même un stimulant psychologique favorisant nos capacités de concentration et renforçant notre aptitude à nous détacher des préoccupations inhérentes à notre routine professionnelle.

LE MODE « MIN’HA »

La prière de « Min’ha » s’inscrit au cœur même de la journée de travail. Contrairement à « Cha’harit », qui bénéficie d’une phase préparatoire, ou à « Maariv », qui permet un certain détachement mental, « Min’ha » se déroule dans un contexte où l’esprit est encore encombré par les événements passés et ce qui va se produire dans les prochaines minutes. Il est dès lors nécessaire d’atteindre un niveau spirituel élevé afin d’être pleinement présent dans le monde, tout en parvenant à s’en élever rapidement, malgré le laps de temps limité pour modifier son état d’esprit.

C’est pourquoi Yits’hak était particulièrement qualifié pour instituer la prière de « Min’ha ». Yits’hak avait été désigné comme un sacrifice, et à partir de ce moment-là, il lui fut interdit de quitter la Terre d’Israël, car son être tout entier était devenu une partie intégrante de la Terre Sainte. Pour lui, aucune distraction n’était permise. Son attitude et son état d’esprit durant la journée ne différaient pas de sa forme spirituelle du matin ou du soir. Il était constamment prêt à s’adresser à D.ieu.

L’ÈRE MESSIANIQUE : L’ÉPOQUE DE « MIN’HA » ET DE YITS’HAK

Une des caractéristiques distinctives de l’ère messianique sera notre préparation constante à la prière. Même lorsque nous serons engagés dans une activité profane, la transition vers la prière se fera sans heurt.

Cela pourrait également expliquer pourquoi le Talmud identifie Yits’hak comme le Patriarche que nous embrasserons avec le plus d’ardeur, davantage qu’Avraham et Yaakov.

Avraham et Yaakov sont les figures qui résonnent le mieux avec nous lorsque nous sommes dans l’état spirituel propre aux prières du matin (Cha’harit) et du soir (Maariv). En revanche, notre capacité à demeurer en un état perpétuel de prière « Min’ha » nous sera transmise par Yits’hak.

LA SIDRA DE LA SEMAINE

HAYÉ SARAH

Sarah meurt à l’âge de 127 ans et est enterrée dans la grotte de Ma’hpélah à ‘Hévron qu’Avraham a achetée à Ephron le Hittite pour quatre cents chékels d’argent.

Le serviteur d’Avraham, Eliézer, est envoyé à ‘Haran, avec des cadeaux, pour trouver une femme à Yits’hak. Au puits du village, Eliézer demande à D.ieu un signe : quand les jeunes filles arriveront au puits, il demandera de l’eau pour boire. Celle qui proposera d’abreuver également ses chameaux sera celle qui est destinée au fils de son maître.

Rivkah, la fille du neveu d’Avraham, Betouel, apparaît au puits et réussit le « test ». Eliézer est invité dans sa maison où il relate à nouveau les événements du jour. Rivkah revient avec Eliézer en terre de Canaan où elle rencontre Yits’hak, priant dans un champ. Yits’hak épouse Rivkah, l’aime et est consolé de la perte de sa mère.

Avraham prend une nouvelle épouse, Ketoura (Hagar) et engendre six autres fils mais Yits’hak est désigné comme son seul héritier. Avraham meurt à l’âge de 175 ans et est enterré, à côté de Sarah, par ses deux fils aînés, Yits’hak et Yichmaël.

LES PATRIARCHES ET LES TROIS PRIÈRES QUOTIDIENNES

La Paracha de cette semaine relate la rencontre entre Rivkah, choisie pour devenir l’épouse de Yits’hak, et Yits’hak lui-même. Cet événement déterminant conditionna l’avenir du Peuple juif. Ainsi, chaque détail revêt une dimension symbolique et offre des enseignements précieux.

La Torah mentionne : « Et Yits’hak sortit dans les champs pour prier à la fin de l’après-midi. » Selon le Talmud, cette sortie de Yits’hak dans les champs correspond à la récitation de la prière de « Min’ha » (l’après-midi). En effet, le Talmud précise que Yits’hak fut celui qui institua la prière de « Min’ha ». Avraham, quant à lui, instaura le service matinal appelé « Cha’harit », tandis que Yaakov établit la prière du soir : « Arvit ou Maariv ».

Le lien entre Avraham avec la prière du matin s’explique par son inclination à agir promptement. Ainsi, Avraham se levait tôt afin de prier. Il incarnait parfaitement les qualités jumelles de bonté et d’amour. Une personne bienveillante cherche constamment à sortir de sa sphère personnelle pour venir en aide aux autres. De même, une personne aimante ne reste pas passive en attendant que l’objet de son amour vienne à elle ; au contraire, elle part activement à sa recherche.

Ainsi, Avraham est-il associé à la prière de « Cha’harit », qui exprime notre amour pour D.ieu dès le réveil matinal. Avraham se caractérisait par une énergie et une passion intenses, ce qui se manifeste dans sa propension à se lever tôt afin d’instaurer et de réciter la prière du matin.

Yaakov, quant à lui, se trouve à une période de son existence particulièrement éprouvante, qui a débuté après qu’il eut été contraint de fuir en raison des menaces de son frère Essav, désireux de le tuer après qu’il eut obtenu les bénédictions de son père. C’est alors, au cours d’une période sombre de sa vie, que Yaakov perçoit la nécessité d’exprimer sa foi en D.ieu, en Qui il place sa confiance pour obtenir secours. Le service du soir, que nous récitons lorsque l’obscurité règne, symbolise précisément cette dépendance envers D.ieu dans les moments sombres et moroses.

Il convient donc de s’interroger sur la raison pour laquelle Yits’hak est celui qui a institué le service de « Min’ha » - la prière de l’après-midi - ainsi que la nature particulière de cette prière et son lien spécifique avec Yits’hak.

LA RELATION ENTRE LA PRIÈRE DE MIN’HA ET YITS’HAK

On peut définir le lien entre Yits’hak et la prière de Min’ha par une anecdote :

Deux éminents Rabbis, Rabbi Chnéor Zalman et Rabbi Lévi Yits’hak, se trouvaient ensemble, lors d’une célébration familiale. Le premier saint Rabbi accomplissait ses prières matinales très tôt le matin, tandis que le second préférait réciter sa prière du matin tard dans la journée, après un long temps de préparation spirituelle.

Un des participants à cette célébration remarqua les approches divergentes qu’adoptaient ces deux figures spirituelles à l’égard de la prière matinale. Il prit l’initiative d’interroger le Rabbi qui priait tôt sur les raisons pour lesquelles il ne suivait pas l’exemple de l’autre Rabbi, qui consacrait beaucoup de temps à se préparer avant de prier. Sa réponse du Rabbi fut la suivante : « Comment pourrais-je me comparer à lui ? Il est si saint que chaque fois qu’il vient prier devant D.ieu, il est accueilli et ses prières sont exaucées. Je ne suis pas aussi méritant ; c’est pourquoi je dois m’en tenir au moment prescrit pour la prière ».

Le participant s’adressa ensuite à l’autre Rabbi pour lui poser la question inverse : pourquoi priait-il si tard, au-delà du temps imparti aux prières matinales ? Pourquoi n’avait-il pas suivi l’exemple du premier Rabbi qui priait en temps voulu ? Ce dernier répondit alors : « Comment peux-tu me comparer à l’autre Rabbi ? Chaque fois qu’il se lève pour prier, il est immédiatement prêt à le faire, sans nécessiter de préparation préalable. En ce qui me concerne, je suis différent : j’ai besoin de plusieurs heures pour me préparer adéquatement à la prière ».

TELS QUE NOUS NOUS ENDORMONS, AINSI NOUS NOUS RÉVEILLONS

Cette anecdote peut être utilisée pour appréhender la dynamique de la prière de « Min’ha ». La prière du matin, même lorsqu’elle est accomplie en temps voulu, constitue toujours un moment pour lequel nous sommes préparés. Elle s’effectue à un moment où nous sommes reposés et disposés à affronter la journée. De surcroît, la soirée précédente offre une occasion de préparation à cette prière matinale. Selon un adage ‘hassidique : « Tels que nous nous endormons, ainsi nous nous réveillons ».

Si l’on s’endort après avoir récité le « Chema » du soir, par lequel on affirme notre foi en un D.ieu unique, on se réveille avec un sentiment de révérence et d’amour envers D.ieu.

Si l’on s’endort après avoir accompli la prière dite de « confession », au cours de laquelle on reconnaît et répare les erreurs commises durant la journée, on se réveille avec une conscience purifiée, sans obstacle entravant notre relation avec D.ieu lors des prières matinales.

Enfin, si l’on s’endort après avoir prononcé une prière particulière exprimant le pardon envers ceux qui auraient pu nous offenser dans la journée, on se réveille libéré de tout ressentiment pouvant autrement entraver notre concentration durant les prières.

Ainsi, la prière matinale d’Avraham se caractérisait par une préparation constante et assidue.

RENFORCEMENT PSYCHOLOGIQUE

La prière du soir de Yaakov, bien qu’intervenant après l’activité quotidienne, bénéficie de la conscience que la journée est désormais terminée, permettant ainsi une concentration accrue sur les dimensions spirituelles.

Cette prise de conscience constitue en elle-même un stimulant psychologique favorisant nos capacités de concentration et renforçant notre aptitude à nous détacher des préoccupations inhérentes à notre routine professionnelle.

LE MODE « MIN’HA »

La prière de « Min’ha » s’inscrit au cœur même de la journée de travail. Contrairement à « Cha’harit », qui bénéficie d’une phase préparatoire, ou à « Maariv », qui permet un certain détachement mental, « Min’ha » se déroule dans un contexte où l’esprit est encore encombré par les événements passés et ce qui va se produire dans les prochaines minutes. Il est dès lors nécessaire d’atteindre un niveau spirituel élevé afin d’être pleinement présent dans le monde, tout en parvenant à s’en élever rapidement, malgré le laps de temps limité pour modifier son état d’esprit.

C’est pourquoi Yits’hak était particulièrement qualifié pour instituer la prière de « Min’ha ». Yits’hak avait été désigné comme un sacrifice, et à partir de ce moment-là, il lui fut interdit de quitter la Terre d’Israël, car son être tout entier était devenu une partie intégrante de la Terre Sainte. Pour lui, aucune distraction n’était permise. Son attitude et son état d’esprit durant la journée ne différaient pas de sa forme spirituelle du matin ou du soir. Il était constamment prêt à s’adresser à D.ieu.

L’ÈRE MESSIANIQUE : L’ÉPOQUE DE « MIN’HA » ET DE YITS’HAK

Une des caractéristiques distinctives de l’ère messianique sera notre préparation constante à la prière. Même lorsque nous serons engagés dans une activité profane, la transition vers la prière se fera sans heurt.

Cela pourrait également expliquer pourquoi le Talmud identifie Yits’hak comme le Patriarche que nous embrasserons avec le plus d’ardeur, davantage qu’Avraham et Yaakov.

Avraham et Yaakov sont les figures qui résonnent le mieux avec nous lorsque nous sommes dans l’état spirituel propre aux prières du matin (Cha’harit) et du soir (Maariv). En revanche, notre capacité à demeurer en un état perpétuel de prière « Min’ha » nous sera transmise par Yits’hak.

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