Houkat et le 12 Tamouz
Mosaic Express | July 04, 2025
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Houkat et le 12 Tamouz

Mosaic Express | December 10, 2025

Comme l'explique le Zohar, tous les jours de la semaine reçoivent leur bénédiction du Chabbat précédent. La nature de cette bénédiction est en harmonie avec les qualités particulières des jours de la semaine à venir ; et lorsqu’un événement spécial survient au cours de la semaine, il convient d’entreprendre des efforts particuliers afin que la bénédiction du Chabbat soit adéquate.

Étant donné que ce Chabbat précède la fête de Youd-Bèt - Youd-Guimel (12-13) Tamouz, jours de la libération du Rabbi précédent, Rabbi Yossef Yits’hak, des geôles tzaristes, la bénédiction associée à ce Chabbat revêt une importance particulière. En effet, les événements liés à cette fête concernent un Rabbi et touchent l’ensemble du Peuple juif.

Par conséquent, des efforts spécifiques doivent être déployés pour s’assurer que ce Chabbat apporte une bénédiction appropriée pour Youd-Bèt Tamouz.

Ces efforts doivent être associés à la Torah et aux Mitsvot, en particulier aux trois piliers sur lesquels repose le monde : la Torah, la ‘Avoda (prière) et le Guemilout ‘Hassadim (actes de bonté). En accomplissant ces services durant le Chabbat, d’une manière conforme à son esprit, nous préparons la bénédiction pour la semaine à venir.

Le Chabbat chacun des services liturgiques s’exécute différemment des jours de la semaine. Dans nos prières, nous ne récitons pas le Ta’hanoun (prières de repentance quotidiennes). De plus, la nature même de la prière est intrinsèquement liée au Chabbat. Ainsi, tout comme la prière établit une connexion avec D.ieu, le Chabbat est le moment où l’homme cesse ses activités physiques pour s’unir à Lui. Comme l’enseigne le ‘Hassidisme, cette caractéristique unique de la prière du Chabbat élève également les prières quotidiennes.

De même, il est impossible d’accomplir le Mitsva de Guemilout ‘Hassadim avec des objets ou des sommes dont l’usage est interdit pendant le Chabbat. L’acte spécifique traditionnellement associé au Chabbat est donc l’invitation d’hôtes.

L’étude de la Torah diffère également durant ce jour sacré : elle se pratique uniquement dans un esprit de plaisir. Les écoles où l’étude peut parfois s’accompagner d’une crainte de punition sont fermées. Il est aussi habituel d’étudier principalement la Kabbale plutôt que le Niglé (la dimension exotérique et hala’hique de la Torah). Bien que toute la Torah soit qualifiée de « chants » : « Tes statuts étaient pour Moi des chants », les questions, doutes et débats propres au Niglé suscitent un état d’esprit que seule une résolution précise de la question peut apaiser. Ainsi, lors du Chabbat on étudie surtout la Kabbale qui ne comporte ni questions ni controverses ; cela permet alors d’apprécier véritablement et infiniment la nature purement joyeuse de la Torah, sans les désagréments liés aux incertitudes intellectuelles.

En ce Chabbat précis précédant Youd- Bèt Tammouz, nous devons donc nous préparer afin de susciter les bénédictions appropriées pour ce jour. Le service rendu par le Rabbi ne se limitait pas seulement à sa propre pratique des trois piliers - la Torah, la Avoda et le Guemilout ‘Hassadim - mais se prolongeait par un engagement total de Messirat Néfech (sacrifice de soi) envers chaque Juif où qu’il soit. S’il s’était restreint aux seuls piliers traditionnels du service religieux, il n’aurait jamais été emprisonné ; toutefois, il s’est sacrifié pour étendre cet engagement individuel pour chaque Juif.

Pour exprimer concrètement ce concept dans notre monde matériel, il faut impérativement passer par l’action physique. Les prophètes associaient leurs prophéties à des actes tangibles. De la même façon, ce Farbrenguen (réunion ‘hassidique) s’articule autour des trois piliers : les concepts tirés de la Torah seront discutés dans une maison d’étude ; la prière de Min’ha sera récitée dans un lieu de culte ; enfin, nous sommes réunis en groupe où règne la joie née du comportement bienveillant envers autrui (Guemilout ‘Hassadim). De surcroît prière et actes de bonté sont liés puisqu’avant la prière du matin, nous affirmons :

« Voici que je prends sur moi la Mitsva ‘Aime ton prochain comme toi-même’. »

Par ces pratiques, nous générons une bénédiction propice pour toute la semaine y compris Youd-Bèt Tamouz. Puissions-nous prendre sur nous-mêmes des résolutions renforçant ces trois formes d’engagements spirituels ; et puisse « Le Saint béni soit-Il joindre la bonne pensée à l’action ». Alors seulement avancerons-nous depuis cette rédemption symbolisée par Youd Bèt Tamouz vers la Rédemption du Machia’h attendue rapidement en nos jours.

Bien que ce qui précède s’applique au Chabbat précédant le Youd-Bèt Tammouz, la Paracha ‘Houkat nous transmet un enseignement particulier en relation avec ce jour.

L’infinité des concepts de chaque Paracha est incluse dans son nom. La leçon communiquée par ce nom doit être claire même pour les plus simples et les moins érudits ; comme l’expliquait le Rabbi précédent : « D.ieu ne m’a pas délivré seul, à Youd-Bèt Tamouz, mais plutôt tout le Peuple juif ». Ainsi, la rédemption doit être comprise par tous.

‘Houkat dérive du mot « ‘Hok », signifiant décret, qui dépasse notre intellect et notre compréhension logique. Concernant le ‘Hok de la vache rousse, même le roi Salomon, l’homme le plus sage, déclara : « J’ai dit : je veux acquérir la sagesse, mais elle me dépasse ». Et nos Sages ont dit à propos des ‘Houkim : « Il ne t’est pas permis de les interroger ».

Ainsi, lorsqu’on s’adresse à un Juif éloigné de l’observance juive en lui disant : « Youd-Bèt Tamouz approche et tu dois ressentir une atmosphère de rédemption », il peut se montrer réticent. Il pourrait répondre : « Je suis plongé dans les ténèbres doublées et redoublées de l’exil, où il y a de nombreux obstacles à l’étude de la Torah et à l’observance des Mitsvot. Il m’est logiquement impossible de ressentir un sentiment de rédemption ». Il ne faut pas se décourager face à cette réponse mais lui dire : « C’est un ‘Hok. Tu n’as pas besoin de comprendre ; tu dois seulement ressentir une sensation de rédemption parce que D.ieu l’a ordonné ainsi ».

De plus, on doit « servir D.ieu avec joie » ; comme l’explique le Rambam. Mais lorsqu’aucune explication rationnelle n’est accessible, la joie qui découle de l’accomplissement d’un ‘Hok est bien plus grande car c’est purement la joie d’accomplir la Volonté divine et non celle de l’aspect rationnel qui le motive.

La Paracha nous enseigne donc que nous devons nous voir comme étant déjà délivrés, que nous comprenions cela ou non. Ce faisant, nous atteignons une mesure complète de rédemption et avec joie puisque notre ego est subordonné au commandement divin.

Nous sommes actuellement enveloppés par une obscurité dense et redoublée. Le Machia’h n’est pas encore venu et son arrivée imminente ne nous apparaît nullement évidente. L’obscurité est si intense qu’il y en a qui utilisent la Torah comme justification pour transgresser ses commandements.

Ainsi, l’observance de Youd-Bèt Tamouz doit être accomplie en tant que ‘Hok, car c’est alors qu’il devient possible, même en cette période d’obscurité accrue, pour un Juif d’atteindre un état de rédemption.

Ce concept est approfondi dans la portion de ‘Houkat, qui comporte le chant du Peuple juif remerciant pour le puits (de Miriam). Le chant est lié à la joie comme nos Sages l’ont expliqué : « Le chant ne doit être récité qu’en présence du vin » et le vin « apporte de la joie à D.ieu et à l’homme ». Le puits fait également référence au « puits d’eau vive », ce puits spirituel qui réside dans le cœur de chaque Juif. Ce « puits » se révèle par la joie. Si l’on s’approche d’un autre Juif avec un visage sévère et critique, il peut se replier sur lui-même. Mais s’il est abordé avec joie, il répondra positivement. Ainsi, nous devons toujours ressentir la joie et la rédemption. Et lorsque ces sentiments émanent de nous-mêmes, nous les ferons naître chez autrui. Alors, ces sentiments combinés de joie et de rédemption perceront l’obscurité de la Galout et mèneront à l’accomplissement du verset : « Et tous les enfants d’Israël avaient de la lumière dans leurs demeures », même durant les derniers jours de la Galout, que cela se réalise rapidement et de nos jours.

Comme l'explique le Zohar, tous les jours de la semaine reçoivent leur bénédiction du Chabbat précédent. La nature de cette bénédiction est en harmonie avec les qualités particulières des jours de la semaine à venir ; et lorsqu’un événement spécial survient au cours de la semaine, il convient d’entreprendre des efforts particuliers afin que la bénédiction du Chabbat soit adéquate.

Étant donné que ce Chabbat précède la fête de Youd-Bèt - Youd-Guimel (12-13) Tamouz, jours de la libération du Rabbi précédent, Rabbi Yossef Yits’hak, des geôles tzaristes, la bénédiction associée à ce Chabbat revêt une importance particulière. En effet, les événements liés à cette fête concernent un Rabbi et touchent l’ensemble du Peuple juif.

Par conséquent, des efforts spécifiques doivent être déployés pour s’assurer que ce Chabbat apporte une bénédiction appropriée pour Youd-Bèt Tamouz.

Ces efforts doivent être associés à la Torah et aux Mitsvot, en particulier aux trois piliers sur lesquels repose le monde : la Torah, la ‘Avoda (prière) et le Guemilout ‘Hassadim (actes de bonté). En accomplissant ces services durant le Chabbat, d’une manière conforme à son esprit, nous préparons la bénédiction pour la semaine à venir.

Le Chabbat chacun des services liturgiques s’exécute différemment des jours de la semaine. Dans nos prières, nous ne récitons pas le Ta’hanoun (prières de repentance quotidiennes). De plus, la nature même de la prière est intrinsèquement liée au Chabbat. Ainsi, tout comme la prière établit une connexion avec D.ieu, le Chabbat est le moment où l’homme cesse ses activités physiques pour s’unir à Lui. Comme l’enseigne le ‘Hassidisme, cette caractéristique unique de la prière du Chabbat élève également les prières quotidiennes.

De même, il est impossible d’accomplir le Mitsva de Guemilout ‘Hassadim avec des objets ou des sommes dont l’usage est interdit pendant le Chabbat. L’acte spécifique traditionnellement associé au Chabbat est donc l’invitation d’hôtes.

L’étude de la Torah diffère également durant ce jour sacré : elle se pratique uniquement dans un esprit de plaisir. Les écoles où l’étude peut parfois s’accompagner d’une crainte de punition sont fermées. Il est aussi habituel d’étudier principalement la Kabbale plutôt que le Niglé (la dimension exotérique et hala’hique de la Torah). Bien que toute la Torah soit qualifiée de « chants » : « Tes statuts étaient pour Moi des chants », les questions, doutes et débats propres au Niglé suscitent un état d’esprit que seule une résolution précise de la question peut apaiser. Ainsi, lors du Chabbat on étudie surtout la Kabbale qui ne comporte ni questions ni controverses ; cela permet alors d’apprécier véritablement et infiniment la nature purement joyeuse de la Torah, sans les désagréments liés aux incertitudes intellectuelles.

En ce Chabbat précis précédant Youd- Bèt Tammouz, nous devons donc nous préparer afin de susciter les bénédictions appropriées pour ce jour. Le service rendu par le Rabbi ne se limitait pas seulement à sa propre pratique des trois piliers - la Torah, la Avoda et le Guemilout ‘Hassadim - mais se prolongeait par un engagement total de Messirat Néfech (sacrifice de soi) envers chaque Juif où qu’il soit. S’il s’était restreint aux seuls piliers traditionnels du service religieux, il n’aurait jamais été emprisonné ; toutefois, il s’est sacrifié pour étendre cet engagement individuel pour chaque Juif.

Pour exprimer concrètement ce concept dans notre monde matériel, il faut impérativement passer par l’action physique. Les prophètes associaient leurs prophéties à des actes tangibles. De la même façon, ce Farbrenguen (réunion ‘hassidique) s’articule autour des trois piliers : les concepts tirés de la Torah seront discutés dans une maison d’étude ; la prière de Min’ha sera récitée dans un lieu de culte ; enfin, nous sommes réunis en groupe où règne la joie née du comportement bienveillant envers autrui (Guemilout ‘Hassadim). De surcroît prière et actes de bonté sont liés puisqu’avant la prière du matin, nous affirmons :

« Voici que je prends sur moi la Mitsva ‘Aime ton prochain comme toi-même’. »

Par ces pratiques, nous générons une bénédiction propice pour toute la semaine y compris Youd-Bèt Tamouz. Puissions-nous prendre sur nous-mêmes des résolutions renforçant ces trois formes d’engagements spirituels ; et puisse « Le Saint béni soit-Il joindre la bonne pensée à l’action ». Alors seulement avancerons-nous depuis cette rédemption symbolisée par Youd Bèt Tamouz vers la Rédemption du Machia’h attendue rapidement en nos jours.

Bien que ce qui précède s’applique au Chabbat précédant le Youd-Bèt Tammouz, la Paracha ‘Houkat nous transmet un enseignement particulier en relation avec ce jour.

L’infinité des concepts de chaque Paracha est incluse dans son nom. La leçon communiquée par ce nom doit être claire même pour les plus simples et les moins érudits ; comme l’expliquait le Rabbi précédent : « D.ieu ne m’a pas délivré seul, à Youd-Bèt Tamouz, mais plutôt tout le Peuple juif ». Ainsi, la rédemption doit être comprise par tous.

‘Houkat dérive du mot « ‘Hok », signifiant décret, qui dépasse notre intellect et notre compréhension logique. Concernant le ‘Hok de la vache rousse, même le roi Salomon, l’homme le plus sage, déclara : « J’ai dit : je veux acquérir la sagesse, mais elle me dépasse ». Et nos Sages ont dit à propos des ‘Houkim : « Il ne t’est pas permis de les interroger ».

Ainsi, lorsqu’on s’adresse à un Juif éloigné de l’observance juive en lui disant : « Youd-Bèt Tamouz approche et tu dois ressentir une atmosphère de rédemption », il peut se montrer réticent. Il pourrait répondre : « Je suis plongé dans les ténèbres doublées et redoublées de l’exil, où il y a de nombreux obstacles à l’étude de la Torah et à l’observance des Mitsvot. Il m’est logiquement impossible de ressentir un sentiment de rédemption ». Il ne faut pas se décourager face à cette réponse mais lui dire : « C’est un ‘Hok. Tu n’as pas besoin de comprendre ; tu dois seulement ressentir une sensation de rédemption parce que D.ieu l’a ordonné ainsi ».

De plus, on doit « servir D.ieu avec joie » ; comme l’explique le Rambam. Mais lorsqu’aucune explication rationnelle n’est accessible, la joie qui découle de l’accomplissement d’un ‘Hok est bien plus grande car c’est purement la joie d’accomplir la Volonté divine et non celle de l’aspect rationnel qui le motive.

La Paracha nous enseigne donc que nous devons nous voir comme étant déjà délivrés, que nous comprenions cela ou non. Ce faisant, nous atteignons une mesure complète de rédemption et avec joie puisque notre ego est subordonné au commandement divin.

Nous sommes actuellement enveloppés par une obscurité dense et redoublée. Le Machia’h n’est pas encore venu et son arrivée imminente ne nous apparaît nullement évidente. L’obscurité est si intense qu’il y en a qui utilisent la Torah comme justification pour transgresser ses commandements.

Ainsi, l’observance de Youd-Bèt Tamouz doit être accomplie en tant que ‘Hok, car c’est alors qu’il devient possible, même en cette période d’obscurité accrue, pour un Juif d’atteindre un état de rédemption.

Ce concept est approfondi dans la portion de ‘Houkat, qui comporte le chant du Peuple juif remerciant pour le puits (de Miriam). Le chant est lié à la joie comme nos Sages l’ont expliqué : « Le chant ne doit être récité qu’en présence du vin » et le vin « apporte de la joie à D.ieu et à l’homme ». Le puits fait également référence au « puits d’eau vive », ce puits spirituel qui réside dans le cœur de chaque Juif. Ce « puits » se révèle par la joie. Si l’on s’approche d’un autre Juif avec un visage sévère et critique, il peut se replier sur lui-même. Mais s’il est abordé avec joie, il répondra positivement. Ainsi, nous devons toujours ressentir la joie et la rédemption. Et lorsque ces sentiments émanent de nous-mêmes, nous les ferons naître chez autrui. Alors, ces sentiments combinés de joie et de rédemption perceront l’obscurité de la Galout et mèneront à l’accomplissement du verset : « Et tous les enfants d’Israël avaient de la lumière dans leurs demeures », même durant les derniers jours de la Galout, que cela se réalise rapidement et de nos jours.

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