Le Récit de la Semaine
Mosaic Express | July 04, 2025
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Le Récit de la Semaine

Mosaic Express | December 10, 2025

« Les freins m’ont lâché ! Je vais tomber dans l’abîme ! ».

Meïr Eytan se réveilla de son cauchemar en sursaut et avec des sueurs froides. On était peu de temps après le terrible 7 octobre 2023. Comme tant d’Israéliens, Meïr se dévouait corps et âme pour aider bénévolement les soldats, les blessés, les exilés de leurs propres maisons - en particulier en distribuant des Talits avec Tsitsits aux soldats. Ecroulé de fatigue, il s’était assoupi sur le canapé pour une courte sieste et c’est alors qu’il avait eu cette vision d’horreur : il roulait rapidement en vélo à côté d’un autobus. Soudain, près d’un tournant, alors qu’il voulait ralentir, le frein se cassa dans sa main ! Il se mit à hurler et ressentit une plaie dans sa gorge. Le vélo s’arrêta ! Il jeta un coup d’œil sur la roue arrière et découvrit que les Tsitsits qu’il portait sous son tee-shirt s’étaient emmêlés dans la roue et l’avaient « forcée » à s’arrêter !

Meïr habite à Jérusalem et, jusqu’à la guerre, s’occupait de travaux d’intérieur. Il avait toujours ressenti une forte attraction pour la Mitsva des Tsitsits et ne s’en était jamais séparé. « Il y a eu des moments où il m’arrivait de marcher sans Kippa sur la tête, je l’avoue, mais j’ai toujours porté les Tsitsits » insiste-t-il.

Quand la guerre a éclaté, Meïr est descendu vers le sud et s’est mis à distribuer des repas mais aussi des Tsitsits à tous les soldats qui en demandaient. Jour et nuit, il se forçait à coudre les Talits et à y attacher les Tsitsits de la façon traditionnelle.

Un mois après le cauchemar évoqué plus haut, sa mère lui demanda d’entreprendre des travaux dans sa chambre à coucher. Alors qu’il ponçait le parquet avec une machine très puissante, il ressentit soudain un grand coup dans le thorax. « Au début, je n’ai pas compris ce qui se passait, je me suis mis à marcher dans la pièce de droite à gauche, je n’avais pas encore très mal mais je devenais hystérique. Puis j’ai eu du mal à respirer. J’ai crié à ma petite sœur pour qu’elle appelle une ambulance au plus vite. L’attente me sembla durer une éternité et j’étais si paniqué que j’ai même envisagé de partir dans ma voiture aux urgences. Je n’avais pas encore conscience de la gravité de la blessure. J’avais de plus en plus de mal à respirer puis les ambulanciers sont arrivés. Ils ont déchiré mon tee-shirt et m’ont prodigué les premiers soins avant de m’emmener à l’hôpital, toutes sirènes hurlantes. De nombreux médecins ont accouru dans la salle des urgences et ont examiné ma plaie. Ils m’ont expliqué que la situation était très grave, la blessure était très profonde et complexe. J’ai tout fait pour ne pas perdre conscience, ne pas m’évanouir, rester maître de moi-même de toutes mes forces. On m’a amené dans la salle d’opération et on m’a sauvé la vie !

Par la suite, les chirurgiens m’ont raconté qu’il m’était arrivé un grand miracle : le disque de la ponceuse s’était arrêté vraiment à quelques millimètres d’un point critique du thorax qui aurait pu m’être fatal.

Après que je me sois remis de l’opération, j’ai pu rentrer chez moi et réfléchir à tout ce qui m’était arrivé.

Je dois avouer la vérité : ce jour où j’avais utilisé la ponceuse, je n’avais pas été prudent et n’avais pas obéi aux consignes de sécurité, ce qui avait provoqué cet accident. Mais comment se faisait-il que j’ai été sauvé ? La ponceuse travaille à une vitesse phénoménale et, tant qu’on ne l’arrête pas, elle continue de tourner !

Quand je suis arrivé à la maison, j’ai compris l’ampleur du miracle qui m’était arrivé : le disque était encore relié à la prise électrique mais la lame ne tournait plus. Et pourquoi ? Mes Tsitsits s’étaient enchevêtrés dans la machine et avaient empêché le drame. Mon tee-shirt avait été déchiré mais le Talit s’était enroulé autour de la lame. Exactement comme dans le cauchemar un mois plus tôt, quand j’avais rêvé que les Tsitsits s’étaient enroulés autour de la roue et avaient, si on peut dire, remplacé le frein défaillant !

Les Tsitsits m’avaient cette fois vraiment sauvé la vie.

Depuis ce jour, je ne cesse de promouvoir autour de moi la Mitsva des Tsitsits et j’en parle à toute occasion. J’ai tourné un clip à ce sujet en pensant qu’il serait visionné sur les réseaux sociaux par une centaine de personne tout au plus. Le soir-même, quand j’ai ouvert ma boîte mail, j’avais reçu des centaines et des milliers de réactions de gens qui avaient été très impressionnés par ce message.

Je continue à répandre mon histoire partout où je le peux et nombre de Juifs de par le monde m’ont annoncé avoir pris la bonne résolution de porter des Tsitsits tous les jours. Après tout, si D.ieu m’a accordé la vie sauve, c’est pour que je publie Ses miracles !⬢

Mena’hem Shaikevitz
Traduit par Feiga Lubecki

« Les freins m’ont lâché ! Je vais tomber dans l’abîme ! ».

Meïr Eytan se réveilla de son cauchemar en sursaut et avec des sueurs froides. On était peu de temps après le terrible 7 octobre 2023. Comme tant d’Israéliens, Meïr se dévouait corps et âme pour aider bénévolement les soldats, les blessés, les exilés de leurs propres maisons - en particulier en distribuant des Talits avec Tsitsits aux soldats. Ecroulé de fatigue, il s’était assoupi sur le canapé pour une courte sieste et c’est alors qu’il avait eu cette vision d’horreur : il roulait rapidement en vélo à côté d’un autobus. Soudain, près d’un tournant, alors qu’il voulait ralentir, le frein se cassa dans sa main ! Il se mit à hurler et ressentit une plaie dans sa gorge. Le vélo s’arrêta ! Il jeta un coup d’œil sur la roue arrière et découvrit que les Tsitsits qu’il portait sous son tee-shirt s’étaient emmêlés dans la roue et l’avaient « forcée » à s’arrêter !

Meïr habite à Jérusalem et, jusqu’à la guerre, s’occupait de travaux d’intérieur. Il avait toujours ressenti une forte attraction pour la Mitsva des Tsitsits et ne s’en était jamais séparé. « Il y a eu des moments où il m’arrivait de marcher sans Kippa sur la tête, je l’avoue, mais j’ai toujours porté les Tsitsits » insiste-t-il.

Quand la guerre a éclaté, Meïr est descendu vers le sud et s’est mis à distribuer des repas mais aussi des Tsitsits à tous les soldats qui en demandaient. Jour et nuit, il se forçait à coudre les Talits et à y attacher les Tsitsits de la façon traditionnelle.

Un mois après le cauchemar évoqué plus haut, sa mère lui demanda d’entreprendre des travaux dans sa chambre à coucher. Alors qu’il ponçait le parquet avec une machine très puissante, il ressentit soudain un grand coup dans le thorax. « Au début, je n’ai pas compris ce qui se passait, je me suis mis à marcher dans la pièce de droite à gauche, je n’avais pas encore très mal mais je devenais hystérique. Puis j’ai eu du mal à respirer. J’ai crié à ma petite sœur pour qu’elle appelle une ambulance au plus vite. L’attente me sembla durer une éternité et j’étais si paniqué que j’ai même envisagé de partir dans ma voiture aux urgences. Je n’avais pas encore conscience de la gravité de la blessure. J’avais de plus en plus de mal à respirer puis les ambulanciers sont arrivés. Ils ont déchiré mon tee-shirt et m’ont prodigué les premiers soins avant de m’emmener à l’hôpital, toutes sirènes hurlantes. De nombreux médecins ont accouru dans la salle des urgences et ont examiné ma plaie. Ils m’ont expliqué que la situation était très grave, la blessure était très profonde et complexe. J’ai tout fait pour ne pas perdre conscience, ne pas m’évanouir, rester maître de moi-même de toutes mes forces. On m’a amené dans la salle d’opération et on m’a sauvé la vie !

Par la suite, les chirurgiens m’ont raconté qu’il m’était arrivé un grand miracle : le disque de la ponceuse s’était arrêté vraiment à quelques millimètres d’un point critique du thorax qui aurait pu m’être fatal.

Après que je me sois remis de l’opération, j’ai pu rentrer chez moi et réfléchir à tout ce qui m’était arrivé.

Je dois avouer la vérité : ce jour où j’avais utilisé la ponceuse, je n’avais pas été prudent et n’avais pas obéi aux consignes de sécurité, ce qui avait provoqué cet accident. Mais comment se faisait-il que j’ai été sauvé ? La ponceuse travaille à une vitesse phénoménale et, tant qu’on ne l’arrête pas, elle continue de tourner !

Quand je suis arrivé à la maison, j’ai compris l’ampleur du miracle qui m’était arrivé : le disque était encore relié à la prise électrique mais la lame ne tournait plus. Et pourquoi ? Mes Tsitsits s’étaient enchevêtrés dans la machine et avaient empêché le drame. Mon tee-shirt avait été déchiré mais le Talit s’était enroulé autour de la lame. Exactement comme dans le cauchemar un mois plus tôt, quand j’avais rêvé que les Tsitsits s’étaient enroulés autour de la roue et avaient, si on peut dire, remplacé le frein défaillant !

Les Tsitsits m’avaient cette fois vraiment sauvé la vie.

Depuis ce jour, je ne cesse de promouvoir autour de moi la Mitsva des Tsitsits et j’en parle à toute occasion. J’ai tourné un clip à ce sujet en pensant qu’il serait visionné sur les réseaux sociaux par une centaine de personne tout au plus. Le soir-même, quand j’ai ouvert ma boîte mail, j’avais reçu des centaines et des milliers de réactions de gens qui avaient été très impressionnés par ce message.

Je continue à répandre mon histoire partout où je le peux et nombre de Juifs de par le monde m’ont annoncé avoir pris la bonne résolution de porter des Tsitsits tous les jours. Après tout, si D.ieu m’a accordé la vie sauve, c’est pour que je publie Ses miracles !⬢

Mena’hem Shaikevitz
Traduit par Feiga Lubecki

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