La 2e partie du Chema Israel
Mosaic Express | August 15, 2025
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La 2e partie du Chema Israel

Mosaic Express | December 10, 2025

Dans la lecture de la Torah de cette semaine, Eikev, se trouve la seconde partie du Chéma Israël (Deutéronome 11,13-21). Celle-ci reprend plusieurs éléments déjà lus la semaine dernière dans Vaét’hanane, mais avec une nuance importante : elle ne s’adresse pas de la même manière, ni au même niveau, que la première partie.

Dans Vaét’hanane, le texte parle au singulier. Il s’adresse à l’essence intime de chacun, capable de recevoir comme un don gratuit la vérité divine. Cette relation « par la vue » est immédiate et claire : elle ne dépend pas de promesses de récompense. Quand on perçoit la vérité, on la suit pour elle-même, sans autre motif.

Dans Eikev, le discours passe au pluriel. Il vise la « communauté » de nos pensées, émotions et capacités. Ici, il ne s’agit pas d’un don soudain, mais d’un lien construit pas à pas, « par l’oreille » : comme on assemble une mélodie note après note, on forge la relation par des actions concrètes et régulières.

Cette progression explique que la seconde partie mentionne la pluie, la récolte, la prospérité ou la longévité : autant de bénédictions qui motivent l’effort et rappellent aussi les conséquences d’un éloignement de D.ieu. Lorsqu’on construit de bas en haut, la notion de récompense et de sanction joue un rôle éducatif. Elle forme même les aspects les plus simples et matériels de notre vie à marcher dans les voies divines.

On retrouve cette logique dans l’ordre des injonctions : dans la première section, l’étude précède l’action ; dans la seconde, c’est l’action — représentée par les téfiline — qui vient d’abord. Le lien se bâtit sur la fidélité du geste, puis s’élargit à la compréhension.

Autre différence : la première section inclut le devoir d’aimer D.ieu bekhol méodekha, c’est-à-dire « au-delà de toi-même », un dépassement que seul un don d’En-Haut rend possible. Dans la seconde, on se limite à « tout votre cœur » et « toute votre âme » : il s’agit de donner tout ce que nous sommes, sans sortir des limites de notre nature, puisque c’est notre propre construction.

Enfin, Eikev souligne que ces commandements valent aussi en exil. Même privés de la proximité tangible avec D.ieu, ce que nous avons intégré par nos propres efforts reste gravé en nous. C’est pourquoi la Torah ordonne, où que l’on soit, de mettre les téfiline, d’enseigner la Torah, d’apposer une mézouza : ainsi, au moment du retour à Sion, rien de cela ne nous sera étranger.

En somme, Vaét’hanane nous enseigne la relation offerte ; Eikev, celle que l’on acquiert par soi-même. Ensemble, elles montrent comment avancer vers D.ieu à la fois par le don reçu et par l’effort fourni, une double approche qui prépare le monde à la Délivrance par le Machia’h.

Dans la lecture de la Torah de cette semaine, Eikev, se trouve la seconde partie du Chéma Israël (Deutéronome 11,13-21). Celle-ci reprend plusieurs éléments déjà lus la semaine dernière dans Vaét’hanane, mais avec une nuance importante : elle ne s’adresse pas de la même manière, ni au même niveau, que la première partie.

Dans Vaét’hanane, le texte parle au singulier. Il s’adresse à l’essence intime de chacun, capable de recevoir comme un don gratuit la vérité divine. Cette relation « par la vue » est immédiate et claire : elle ne dépend pas de promesses de récompense. Quand on perçoit la vérité, on la suit pour elle-même, sans autre motif.

Dans Eikev, le discours passe au pluriel. Il vise la « communauté » de nos pensées, émotions et capacités. Ici, il ne s’agit pas d’un don soudain, mais d’un lien construit pas à pas, « par l’oreille » : comme on assemble une mélodie note après note, on forge la relation par des actions concrètes et régulières.

Cette progression explique que la seconde partie mentionne la pluie, la récolte, la prospérité ou la longévité : autant de bénédictions qui motivent l’effort et rappellent aussi les conséquences d’un éloignement de D.ieu. Lorsqu’on construit de bas en haut, la notion de récompense et de sanction joue un rôle éducatif. Elle forme même les aspects les plus simples et matériels de notre vie à marcher dans les voies divines.

On retrouve cette logique dans l’ordre des injonctions : dans la première section, l’étude précède l’action ; dans la seconde, c’est l’action — représentée par les téfiline — qui vient d’abord. Le lien se bâtit sur la fidélité du geste, puis s’élargit à la compréhension.

Autre différence : la première section inclut le devoir d’aimer D.ieu bekhol méodekha, c’est-à-dire « au-delà de toi-même », un dépassement que seul un don d’En-Haut rend possible. Dans la seconde, on se limite à « tout votre cœur » et « toute votre âme » : il s’agit de donner tout ce que nous sommes, sans sortir des limites de notre nature, puisque c’est notre propre construction.

Enfin, Eikev souligne que ces commandements valent aussi en exil. Même privés de la proximité tangible avec D.ieu, ce que nous avons intégré par nos propres efforts reste gravé en nous. C’est pourquoi la Torah ordonne, où que l’on soit, de mettre les téfiline, d’enseigner la Torah, d’apposer une mézouza : ainsi, au moment du retour à Sion, rien de cela ne nous sera étranger.

En somme, Vaét’hanane nous enseigne la relation offerte ; Eikev, celle que l’on acquiert par soi-même. Ensemble, elles montrent comment avancer vers D.ieu à la fois par le don reçu et par l’effort fourni, une double approche qui prépare le monde à la Délivrance par le Machia’h.

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