La guerre de Kippour en 1973 a laissé en Israël des milliers de victimes de guerre, décédées ou blessées . M. Sadon fut l'un d'eux... Il gisait depuis des semaines dans un état critique, à l’hôpital de Tzrifim , et les médecins n’étaient pas optimistes sur ses chances de guérison. Cependant, sa femme, qui était constamment assise à son chevet, était sûre, contre toute attente, que tout irait bien. Notre histoire commence lorsqu'elle décida d’écrire une lettre au Rabbi, au sujet de son mari.
Celui-ci n’avait jamais été un juif pratiquant, mais elle l’avait été dans le passé... Ses grands-parents étaient des 'Hassidim 'Habad et ses parents étaient des juifs religieux. Elle avait tout quitté quand elle n’avait que quatorze ans, pour ressembler à ses amis... Toutefois, écrire au Rabbi en cas de besoin ne lui était pas étranger ...
Dans le lit d’hôpital à côté de M. Sadon se trouvait un juif d'origine marocaine, appelé M. Shapir qui avait été également grièvement blessé. Quand il vit Mme Sadon écrire au Rabbi, ses yeux se sont illuminés. Il lui fit signe de s’approcher et lui tendit un petit livre de Psaumes (de trois centimètres sur trois), un héritage familial que lui avait offert son grand-père. Il la supplia de l’envoyer avec sa lettre et de demander au Rabbi d'apposer sa sainte signature sur le petit livre. Mme Sadon accepta, et glissa le livre de Téhilim dans l'enveloppe, avec sa lettre. Puis elle envoya le tout par la poste.
Rapidement après l’envoi de la lettre, les choses commencèrent à s’améliorer pour son mari, à tel point que deux semaines plus tard, l’hôpital l'informa que le temps était venu pour lui de rentrer à la maison !
Ils dirent au revoir à M. Shapir, et lui souhaitèrent bonne chance et un bon rétablissement. Après quelques mois à la maison, alors que presque tout était revenu à la normale, Mme Sadon reçut un jour, une petite enveloppe par la poste, provenant du secrétariat du Rabbi de Loubavitch.
Elle l’ouvrit avec précaution, pour découvrir le petit livre de Psaumes que M. Shapir lui avait donnée quelques mois auparavant. Elle l’ouvrit avec émotion. Celui-ci contenait une courte bénédiction et était signé par le Rabbi lui-même, en très petits caractères. Une lettre était jointe à l’envoi, qui, elle, lui était adressée.
Le Rabbi avait écrit les mêmes bénédictions que celles du petit livre, en y ajoutant quelques autres et expliquait que même s’il n’était pas dans son habitude de signer les livres saints, il avait fait une exception.
Au bas de la lettre, le Rabbi avait également joint une note : « PS : Apparemment, vous allumez déjà les bougies de Chabbat, comme toute femme juive. »
Le lendemain matin, Mme Sadon appela l’hôpital, pour découvrir que M. Shapir s’était rétabli et était rentré chez lui, des semaines plus tôt. Elle obtint son numéro, l'appela mais il n’y eut aucune réponse. Elle lui envoya donc une lettre, lui détaillant tout ce qui s'était passé et le retour de son livre de Téhilim et attendit une réponse.
Effectivement, deux semaines plus tard, elle entendit frapper à sa porte. Ce n’était autre que M. Shapir , radieux. En fait, il n’était pas encore rentré chez lui, et c'est pourquoi il n'avait pas répondu à son appel téléphonique. Il se trouvait dans un centre de convalescence pour quelques semaines et dès qu'il était arrivé chez lui et qu'il avait vu sa lettre, immédiatement, il avait appelé un taxi pour se rendre chez M. et Mme Sadon . Peu de temps après, bien installé dans leur salon, il racontait avec joie les étapes de sa guérison miraculeuse et s’émerveillait de l’inscription du Rabbi dans son petit livre.
Mais la note du Rabbi en bas de sa lettre ne laissait pas tranquille Mme Sadon ...
Elle avait abandonné la pratique juive depuis si longtemps, et pour de très bonnes raisons selon elle : c’était démodé, fermé d’esprit, impopulaire, peu pratique, elle n’aimait pas le mode de vie religieux ni les gens religieux, aucun de ses amis n’était religieux et encore une multitude de raisons ... Pourquoi devrait-elle (re)commencer maintenant ?
Néanmoins, les paroles du Rabbi tournaient en boucle dans son esprit : «Apparemment vous allumez déjà les bougies de Chabbat, comme toute femme juive ».
Petit à petit, l'idée trouva son chemin en elle ... Après tout, le Rabbi lui avait écrit, l’avait aidée, simplement ! Cela ne pouvait pas lui causer trop de problèmes ... Finalement, après quelques semaines, elle décida d'agir. Ce vendredi, elle allumerait les bougies de Chabbat !
Elle se rendit au magasin de " Judaïca ", et acheta deux petits bougeoirs ainsi que des bougies. Seulement, en arrivant à la maison, elle se rendit compte qu’elle ne savait pas quoi en faire. Elle ne se rappelait plus quand fallait-il les allumer, ni où les mettre. Elle ne se souvenait pas de la bénédiction, et le plus embarrassant de tout était qu'elle ne savait même pas à qui demander tous ces renseignements !
Elle resta là, confuse, pendant plusieurs minutes et ressentit une immense envie de remettre ce projet à la semaine suivante, quand soudain le téléphone sonna.
C’était son fils aîné qui appelait de l’armée ; il voulait prévenir ses parents que sa permission de fin de semaine avait été annulée. Sa mère exprima bien sûr des regrets : « Oh, c’est dommage, j’avais hâte de te voir. » Mais elle enchaîna : « Dis-moi, mon chéri, est-ce que le Rabbin de l’armée est là ? Je voudrais lui demander quelque chose ! »
Quelques minutes plus tard, le Rabbin était au téléphone et répondait à ses questions. Il lui dicta patiemment la bénédiction et promit même qu’il lui enverrait un «Kitsour Choul'han Arou'h» (livre de la loi juive) par son fils, lors de son prochain congé. Mme Sadon raccrocha et fit ce qu'il lui avait indiqué.
Au moment propice, à l'entrée de Chabbat, elle alluma les bougies, mit ses mains sur ses yeux, et lentement récita la bénédiction. Puis elle resta concentrée les yeux fermés quelques instants. Lorsqu’elle découvrit ses yeux, tout fut différent. Soudain, l'atmosphère était si calme, si apaisée, si pure ... Elle était si heureuse ! Elle pleura ...
Bien sûr, cela ne s’arrêta pas là ; peu à peu, les bougies de Chabbat commencèrent à changer leur vie. Le vendredi suivant, après avoir allumé les bougies, elle sentit que certaines images et statues présentes dans la pièce « heurtaient » la lumière des flammes. Elle transféra donc les bibelots dans une autre pièce de la maison. Ensuite, ils achetèrent quelques livres de Torah pour leur bibliothèque. Puis, la télévision devint silencieuse pendant Chabbat.
Par la suite, les choses continuèrent vraiment à évoluer. Il ne fallut pas longtemps pour que des Mézouzot soient fixées sur toutes leurs portes. M. Sadon acheta sa première paire de Téfilines et commença à suivre des cours de Torah plusieurs fois par semaine.
Leurs âmes juives avaient été activées par la réponse du Rabbi et les bougies de Chabbat. De même que cette famille fut réveillée de sa torpeur spirituelle, par la sainteté du Chabbat, ainsi le monde le sera par la Guéoula qui est également appelée « le Jour qui sera entièrement Chabbat ». Car grâce à elle, le monde entier sera illuminé d’une sainteté toujours plus grande. Et il ne manque pas grand-chose : après des milliers d’années de souffrance et de prières, cela pourrait être déclenché par une bonne action supplémentaire, une parole ou même une pensée !
Ils ont vécu ce Miracle
APPAREMMENT, VOUS ALLUMEZ DÉJÀ DES BOUGIES DE CHABBAT ... ADAPTÉ D’UN ARTICLE DE RAV TUVIA BOLTON—CHABADINFO.COM/
