Les Obligations Sacerdotales
Mosaic Express | May 17, 2024
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Les Obligations Sacerdotales

Mosaic Express | June 27, 2025

Le livre de Vayikra (le Lévitique) concerne essentiellement la famille des Cohen, les Prêtres. Il indique les obligations des Cohanim quand ils accomplissent leur service dans le Beth Hamikdach. Il détaille donc les lois concernant les sacrifices et les autres rites accomplis par les Cohanim.

La Paracha de cette semaine discute de certaines restrictions touchant les Cohanim à propos des défunts. Un Cohen n’est pas autorisé à entrer en contact avec un mort, à l’exception des membres de sa famille les plus proches, énumérés au début de cette Paracha.

Il nous faut tenter de comprendre la raison de cette interdiction. Aider à ensevelir un disparu n’est-ce pas une très grande Mitsva ? N’est-ce pas désigné dans le Talmud comme le ‘Hessed Chèl Emèt, un acte de pur altruisme car l’on n’attend aucune reconnaissance en retour de la part d’un mort ?

Pourquoi donc le Cohen, l’homme dont on attend qu’il excelle dans l’observance des commandements et qu’il soit un modèle pour les autres, est-il privé de se consacrer à cette importante mitsvah ?

A l’encontre du rôle du Cohen dans le Temple

La réponse simple à cette question est que le fait d’entrer en contact avec un mort rend la personne rituellement impure et l’empêche de s’engager dans les services du Temple ou de consommer les aliments consacrés. Puisque tel est le rôle premier du Cohen, la Torah lui ordonne de ne pas compromettre sa pureté et de ne pas se rendre inapte à accomplir sa fonction de Cohen.

Mais à un niveau plus profond, la distance que doit prendre le Cohen par rapport au mort est basée sur le concept que la vie est une expression du Divin. Nulle part dans la nature ne trouve-t-on une expression de D.ieu plus forte que dans la vie elle-même. Cela est particulièrement vrai en ce qui concerne la vie humaine, dans la mesure où l’homme est doté d’une âme, véritable partie de D.ieu. Quand l’âme quitte le monde, une partie de D.ieu s’en va avec elle et laisse le monde dans une sainteté moindre. Puisqu’un Cohen représente le summum de la sainteté et de la connexion avec le Divin, il est crucial que dans toutes ses interactions avec le monde rien ne vienne le distraire de son rôle d’y révéler la lumière Divine.

La dimension absolue de la mort dépassée !

L’on peut aller encore plus loin. La mort n’est pas un état naturel. Quand D.ieu créa le monde, Il avait pour intention qu’Adam et ‘Hava vivent éternellement. Le changement se produisit seulement après qu’ils eurent consommé le fruit de l’Arbre de la Connaissance du Bien et du Mal. C’est ainsi que la mort fut imposée au monde et que le processus sera inversé à l’époque de la Résurrection des Morts.

Le problème tient au fait qu’une fois que la mort a été introduite dans le monde, il est difficile pour nous de concevoir la réalité d’une vie immortelle. Cela va à l’encontre de notre intuition, à nous mortels. Pour nous habituer à l’idée que la mort n’est pas absolue, D.ieu ordonna au Cohen, l’homme qui transmet la présence de D.ieu dans le monde, de, en quelque sorte, « ignorer » la mort. Cela symbolise non seulement que D.ieu transcende la mort, parce que pour D.ieu, il n’est ni commencement ni fin, mais que nous-mêmes sommes intrinsèquement au-dessus et au-delà de la mort.

La lettre du Rabbi

Le Rabbi souligna de façon poignante cette perspective dans sa lettre de condoléance au célèbre Ariel Sharon qui souffrait de la perte de son enfant dans un accident tragique.

Le livre de Vayikra (le Lévitique) concerne essentiellement la famille des Cohen, les Prêtres. Il indique les obligations des Cohanim quand ils accomplissent leur service dans le Beth Hamikdach. Il détaille donc les lois concernant les sacrifices et les autres rites accomplis par les Cohanim.

La Paracha de cette semaine discute de certaines restrictions touchant les Cohanim à propos des défunts. Un Cohen n’est pas autorisé à entrer en contact avec un mort, à l’exception des membres de sa famille les plus proches, énumérés au début de cette Paracha.

Il nous faut tenter de comprendre la raison de cette interdiction. Aider à ensevelir un disparu n’est-ce pas une très grande Mitsva ? N’est-ce pas désigné dans le Talmud comme le ‘Hessed Chèl Emèt, un acte de pur altruisme car l’on n’attend aucune reconnaissance en retour de la part d’un mort ?

Pourquoi donc le Cohen, l’homme dont on attend qu’il excelle dans l’observance des commandements et qu’il soit un modèle pour les autres, est-il privé de se consacrer à cette importante mitsvah ?

A l’encontre du rôle du Cohen dans le Temple

La réponse simple à cette question est que le fait d’entrer en contact avec un mort rend la personne rituellement impure et l’empêche de s’engager dans les services du Temple ou de consommer les aliments consacrés. Puisque tel est le rôle premier du Cohen, la Torah lui ordonne de ne pas compromettre sa pureté et de ne pas se rendre inapte à accomplir sa fonction de Cohen.

Mais à un niveau plus profond, la distance que doit prendre le Cohen par rapport au mort est basée sur le concept que la vie est une expression du Divin. Nulle part dans la nature ne trouve-t-on une expression de D.ieu plus forte que dans la vie elle-même. Cela est particulièrement vrai en ce qui concerne la vie humaine, dans la mesure où l’homme est doté d’une âme, véritable partie de D.ieu. Quand l’âme quitte le monde, une partie de D.ieu s’en va avec elle et laisse le monde dans une sainteté moindre. Puisqu’un Cohen représente le summum de la sainteté et de la connexion avec le Divin, il est crucial que dans toutes ses interactions avec le monde rien ne vienne le distraire de son rôle d’y révéler la lumière Divine.

La dimension absolue de la mort dépassée !

L’on peut aller encore plus loin. La mort n’est pas un état naturel. Quand D.ieu créa le monde, Il avait pour intention qu’Adam et ‘Hava vivent éternellement. Le changement se produisit seulement après qu’ils eurent consommé le fruit de l’Arbre de la Connaissance du Bien et du Mal. C’est ainsi que la mort fut imposée au monde et que le processus sera inversé à l’époque de la Résurrection des Morts.

Le problème tient au fait qu’une fois que la mort a été introduite dans le monde, il est difficile pour nous de concevoir la réalité d’une vie immortelle. Cela va à l’encontre de notre intuition, à nous mortels. Pour nous habituer à l’idée que la mort n’est pas absolue, D.ieu ordonna au Cohen, l’homme qui transmet la présence de D.ieu dans le monde, de, en quelque sorte, « ignorer » la mort. Cela symbolise non seulement que D.ieu transcende la mort, parce que pour D.ieu, il n’est ni commencement ni fin, mais que nous-mêmes sommes intrinsèquement au-dessus et au-delà de la mort.

La lettre du Rabbi

Le Rabbi souligna de façon poignante cette perspective dans sa lettre de condoléance au célèbre Ariel Sharon qui souffrait de la perte de son enfant dans un accident tragique.

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