Haazinou
Mosaic Express | October 06, 2025
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Haazinou

Mosaic Express | December 10, 2025

HAAZINOU

La plus grande partie de la paracha Haazinou est consacrée au cantique de Moïse, connu sous le nom de Cantique de Haazinou. À la fin de ce cantique, le verset déclare : « Moïse vint et proclama toutes les paroles de ce cantique au peuple, avec Hochéa fils de Noun. »

Rachi explique que ce jour-là, Moïse et Josué dirigeaient tous deux. Il poursuit : « Pourquoi est-il appelé ici Hochéa [et non Yehochoua] ? Pour nous enseigner qu’il [Josué] ne devint pas hautain ; bien qu’il ait reçu la grandeur, il demeura humble comme auparavant. »

L’intention de Rachi n’est pas simplement d’établir pourquoi Josué est encore désigné sous le nom de Hochéa après avoir reçu le nom de Yehochoua. Il s’agit plutôt de se demander « pourquoi est-il appelé ici (dans ce verset) Hochéa », car c’est précisément ici qu’il devrait être connu sous le nom de Yehochoua. Puisque l’accent porte ici sur son accession au leadership, pourquoi utiliser le nom qu’il portait avant que Moïse ne lui confère le nom plus élevé de Yehochoua ?

Rachi explique donc qu’il est appelé Hochéa ici « pour nous enseigner » quelque chose sur l’humilité de Josué – « il ne devint pas hautain ; bien qu’il ait reçu la grandeur, il demeura humble comme auparavant ».

Il est dans la nature humaine que lorsqu’on atteint la grandeur, notre conduite change. Il est certain que lorsqu’on devient dirigeant du peuple juif, cela suscite un sentiment d’exaltation – non pas, D.ieu nous en préserve, un sentiment d’égoïsme, mais plutôt le sentiment que le leadership requiert un certain degré de distance.

La Torah nous informe donc que malgré l’accession de Josué au leadership, son humilité demeura inchangée – « il demeura humble comme auparavant ». De même qu’avant son accession au leadership il était « le serviteur de Moïse », le même effacement de soi demeura après qu’il ait accédé à la direction du peuple.

Il y a ici une importante leçon morale. De même que l’accession de Josué au leadership ne le rendit pas orgueilleux, ainsi doit-il en être dans nos propres vies :

Lorsqu’on mérite d’accéder à une position importante, ou d’atteindre la richesse etc., on peut penser que le seul fait d’avoir mérité cette ascension indique qu’on est digne de la recevoir. Cela peut facilement conduire à une certaine suffisance. La conduite de Josué nous enseigne que l’inverse devrait être le cas. Précisément lorsqu’on mérite la grandeur, on devrait « demeurer humble comme auparavant ».

Cela est particulièrement vrai lorsque l’élévation implique l’accession à un rôle de leadership juif. Si une personne est entachée de vanité, non seulement cela affaiblira sa bonne influence sur autrui, mais cela peut lui faire avoir l’effet contraire. Sa vanité peut amener une personne qui devrait l’admirer à le regarder avec dédain, et par là s’éloigner davantage de la vie juive, à D.ieu ne plaise.

Mais s’il est rempli d’humilité et – comme Josué – considère son nouveau rôle comme étant celui d’un serviteur du peuple juif plutôt que celui de son maître, il peut être assuré qu’il aura un effet positif sur ses frères juifs. Cela garantit également que sa grandeur perdurera.

Cette leçon est particulièrement pertinente pour la période de l’année où la paracha Haazinou est lue : peu après Roch Hachana. À Roch Hachana, le peuple juif couronne D.ieu comme son Roi, et comme Roi du monde entier. Puisque cet acte vital s’accomplit grâce aux efforts des Juifs, cela prouve leur grande importance dans le grand ordre des choses ; c’est nous qui pouvons couronner D.ieu comme Roi des rois. Cela pourrait amener les Juifs à se gonfler d’orgueil.

Le fait que Josué « se soit rendu humble » nous enseigne que notre capacité à couronner D.ieu devrait conduire à une mesure d’humilité encore plus grande, car plus on se rapproche de D.ieu, plus on réalise combien on est distant de Lui.

Cet effacement de soi constitue un véritable réceptacle à toutes les bénédictions de D.ieu, nous assurant une année bonne et douce, tant spirituellement que matériellement.

HAAZINOU

La plus grande partie de la paracha Haazinou est consacrée au cantique de Moïse, connu sous le nom de Cantique de Haazinou. À la fin de ce cantique, le verset déclare : « Moïse vint et proclama toutes les paroles de ce cantique au peuple, avec Hochéa fils de Noun. »

Rachi explique que ce jour-là, Moïse et Josué dirigeaient tous deux. Il poursuit : « Pourquoi est-il appelé ici Hochéa [et non Yehochoua] ? Pour nous enseigner qu’il [Josué] ne devint pas hautain ; bien qu’il ait reçu la grandeur, il demeura humble comme auparavant. »

L’intention de Rachi n’est pas simplement d’établir pourquoi Josué est encore désigné sous le nom de Hochéa après avoir reçu le nom de Yehochoua. Il s’agit plutôt de se demander « pourquoi est-il appelé ici (dans ce verset) Hochéa », car c’est précisément ici qu’il devrait être connu sous le nom de Yehochoua. Puisque l’accent porte ici sur son accession au leadership, pourquoi utiliser le nom qu’il portait avant que Moïse ne lui confère le nom plus élevé de Yehochoua ?

Rachi explique donc qu’il est appelé Hochéa ici « pour nous enseigner » quelque chose sur l’humilité de Josué – « il ne devint pas hautain ; bien qu’il ait reçu la grandeur, il demeura humble comme auparavant ».

Il est dans la nature humaine que lorsqu’on atteint la grandeur, notre conduite change. Il est certain que lorsqu’on devient dirigeant du peuple juif, cela suscite un sentiment d’exaltation – non pas, D.ieu nous en préserve, un sentiment d’égoïsme, mais plutôt le sentiment que le leadership requiert un certain degré de distance.

La Torah nous informe donc que malgré l’accession de Josué au leadership, son humilité demeura inchangée – « il demeura humble comme auparavant ». De même qu’avant son accession au leadership il était « le serviteur de Moïse », le même effacement de soi demeura après qu’il ait accédé à la direction du peuple.

Il y a ici une importante leçon morale. De même que l’accession de Josué au leadership ne le rendit pas orgueilleux, ainsi doit-il en être dans nos propres vies :

Lorsqu’on mérite d’accéder à une position importante, ou d’atteindre la richesse etc., on peut penser que le seul fait d’avoir mérité cette ascension indique qu’on est digne de la recevoir. Cela peut facilement conduire à une certaine suffisance. La conduite de Josué nous enseigne que l’inverse devrait être le cas. Précisément lorsqu’on mérite la grandeur, on devrait « demeurer humble comme auparavant ».

Cela est particulièrement vrai lorsque l’élévation implique l’accession à un rôle de leadership juif. Si une personne est entachée de vanité, non seulement cela affaiblira sa bonne influence sur autrui, mais cela peut lui faire avoir l’effet contraire. Sa vanité peut amener une personne qui devrait l’admirer à le regarder avec dédain, et par là s’éloigner davantage de la vie juive, à D.ieu ne plaise.

Mais s’il est rempli d’humilité et – comme Josué – considère son nouveau rôle comme étant celui d’un serviteur du peuple juif plutôt que celui de son maître, il peut être assuré qu’il aura un effet positif sur ses frères juifs. Cela garantit également que sa grandeur perdurera.

Cette leçon est particulièrement pertinente pour la période de l’année où la paracha Haazinou est lue : peu après Roch Hachana. À Roch Hachana, le peuple juif couronne D.ieu comme son Roi, et comme Roi du monde entier. Puisque cet acte vital s’accomplit grâce aux efforts des Juifs, cela prouve leur grande importance dans le grand ordre des choses ; c’est nous qui pouvons couronner D.ieu comme Roi des rois. Cela pourrait amener les Juifs à se gonfler d’orgueil.

Le fait que Josué « se soit rendu humble » nous enseigne que notre capacité à couronner D.ieu devrait conduire à une mesure d’humilité encore plus grande, car plus on se rapproche de D.ieu, plus on réalise combien on est distant de Lui.

Cet effacement de soi constitue un véritable réceptacle à toutes les bénédictions de D.ieu, nous assurant une année bonne et douce, tant spirituellement que matériellement.

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