Le’hate’hila Ariber Le Courage de Surmonter les Obstacles
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Le’hate’hila Ariber Le Courage de Surmonter les Obstacles

Le Courrier Dela Gueoula | June 27, 2025

Telle une armée, le Rabbi marchait en tête et les ‘Hassidim le suivaient, formant une colonne impressionnante. Le jour de Roch Hachana, selon la coutume, on se rend à un point d’eau pour la prière de « Tachli’h » (où on se « débarrasse » de ses fautes). Alors qu’aujourd’hui un petit bassin avec des poissons se trouve dans la cour du « 770 », dans les années cinquante (du calendrier civil) le Rabbi se rendait pour cette cérémonie au Jardin Botanique de Brooklyn, à environ quinze minutes de marche de la grande synagogue.

En cette année 5717 (1956), le jour de Roch Hachana, il pleuvait des cordes, ce qui ne perturba en rien le Rabbi et les ‘Hassidim. Bien évidemment, avec de telles conditions météorologiques, le jardin était fermé. Ce qui se produisit alors marqua profondément tous les esprits : le Rabbi entreprit instantanément d’escalader le portail, haut de plus de deux mètres, suivit par tous les ‘Hassidim ! Une leçon essentielle venait de nous être donnée...

Cette semaine, le 2 Iyar, nous avons célébré l’anniversaire du 4ème Rabbi de Loubavitch, le Rabbi Maharach (Rabbi Chmouel). Celui-ci disait : « Lorsqu’un obstacle se dresse sur le chemin, le monde a tendance en premier lieu à passer en dessous et si ceci s’avère impossible, alors on passe par-dessus, moi, dit-il, je préconise de passer directement au dessus (« Lé’hate’hila Ariber » en Yiddish).

Il arrive à chacun, selon les plans du Créateur, de rencontrer des obstacles, que se soit dans la vie en général ou dans le Service Divin en particulier. L’attitude souvent adoptée alors, consiste à contourner la difficulté en essayant de se faufiler et de passer « au dessous ». Le Rabbi Maharach nous invite à un comportement totalement différent; « passer d'emblée par-dessus l’obstacle » préconise-t-il, l’ignorer et ainsi s’élever par-delà nos limites !

En effet, si celles-ci existent, c’est justement pour nous permettre de développer des aptitudes qui nous ont été données par Hachem. Ainsi pouvons-nous accomplir notre mission d’éclairer ce bas-monde et plus encore, transformer l’obscurité et l’opposition en lumière. Ce dicton n’était pas si connu à l’époque, et c’est le Rabbi précèdent, Rabbi Yossef Its’hak, qui le répéta souvent et l’appliqua à travers toute son action. Lui, qui dut surmonter tant d’obstacles et de barrières pour guider le Peuple Juif sous le régime Bolchevique, lui, qui fut emprisonné et risqua même sa vie pour cela... Finalement, ce courage et cette détermination portèrent leurs fruits et le Judaïsme finit par sortir la tête haute de cette terrible période.

Mais plus encore, c’est le Rabbi Chlita MHM qui en fit le leitmotiv et le principe fondateur de toute son œuvre. « Lé’hate’hila Ariber », ces deux mots peuvent à eux seuls condenser la devise de notre génération.

« Lé’hate’hila Ariber » est d'ailleurs le nom d'un des Nigounim (chants ‘Hassidiques) favoris du Rabbi et qui est également connu et chanté par tous les ‘Hassidim dans le monde entier. Et cette mélodie a une histoire particulière, que voici :

Le très grand Maître et Kabbaliste Rabbi Imanouel ‘Haï Ricchi (né à Ferrara en Italie au 17ème siècle), réputé pour ses nombreux ouvrages dont le célèbre « Michnat ‘Hassidim », connut une vie pleine d’épreuves et de « Méssirout Nefech » (don de soi). Il composa un Nigoun qui traduisait sa démarche de « passer au-dessus » des obstacles. Il écrivit les notes de cette mélodie sur la dernière page de l’un de ses livres. Lorsque cet ouvrage parvint chez le Rabbi Maharach, il demanda à un compositeur de traduire ce chant, car entre temps les notes de musique avaient changé. Après avoir apporté quelques modifications, il en fit un de ses chants préférés: le fameux Nigoun « Lé’hate’hila Ariber » qui exprime parfaitement ce concept. Souvent, lorsque le Rabbi Chlita le chante, il revient dix fois (!) sur le passage qui constitue le cœur de cette mélodie.

Ce dicton devint l’un des fondamentaux de toute l’action du Rabbi, et il est à la base de l’œuvre des Chlou’him (émissaires) par qui le Rabbi a transformé le monde. A chaque difficulté qui se dressent sur leur chemin, ils appliquent ce principe et ceux-ci connaissent ensuite la voie du succès; « Lé’hate’hila Ariber ! » ou l’expression de la plus pure confiance en D-ieu. Combien de réalisations ont pu voir le jour malgré les difficultés, combien d’écoles, Synagogues et Batei ‘Habad ont été édifiés alors que les financements étaient loin d’être bouclés ! Combien de Juifs se sont rapprochés du Judaïsme et du Rabbi malgré un environnement qui paraissait parfois hostile, uniquement en surmontant et en faisant fi des barrières.

Ne faire aucune contorsion, aucun compromis en « affirmant sa foi totale en D-ieu et en Moché Son serviteur », voilà comment deux mots peuvent influer plus qu’une révolution.

Après la fête de Pessa’h (sortie d’Egypte) et alors que nous nous préparons au don de la Torah, vient le 2 Iyar (anniversaire du Rabbi Maharach) pour nous enseigner ce concept fondamental.

Alors que nous sommes en route vers la Guéoula, rappelons-nous l’annonce prophétique du Rabbi (selon ses propres paroles) sur l’imminence de celle-ci. Etudions les derniers discours (à ce jour) du Rabbi nous annonçant que Machia’h s’est déjà dévoilé et qu’il ne reste que son acceptation par le peuple, propos tenus toute au long de l’année 5751/52 (1991/92). L’attitude de « Lé’hate’hila Ariber - Directement au-dessus » nous permet de constater que le monde est prêt à entendre ce message, il n’attend que la révélation Divine sur terre.

Extrait de l’éditorial du Rav Berl ע“ה, le Courrier de la Guéoula #1113

Le Courrier de la Guéoula est édité par Hadar Hatorah Loubavitch à la mémoire et pour l’élévation de la néchama de son fondateur Rav Pin’has Guédalia HaCohen Pachter et de son fils le Rav Tsvi Dovber Hacohen Pachter.

« Au dessus directement ! »

Telle une armée, le Rabbi marchait en tête et les ‘Hassidim le suivaient, formant une colonne impressionnante. Le jour de Roch Hachana, selon la coutume, on se rend à un point d’eau pour la prière de « Tachli’h » (où on se « débarrasse » de ses fautes). Alors qu’aujourd’hui un petit bassin avec des poissons se trouve dans la cour du « 770 », dans les années cinquante (du calendrier civil) le Rabbi se rendait pour cette cérémonie au Jardin Botanique de Brooklyn, à environ quinze minutes de marche de la grande synagogue.

En cette année 5717 (1956), le jour de Roch Hachana, il pleuvait des cordes, ce qui ne perturba en rien le Rabbi et les ‘Hassidim. Bien évidemment, avec de telles conditions météorologiques, le jardin était fermé. Ce qui se produisit alors marqua profondément tous les esprits : le Rabbi entreprit instantanément d’escalader le portail, haut de plus de deux mètres, suivit par tous les ‘Hassidim ! Une leçon essentielle venait de nous être donnée...

Cette semaine, le 2 Iyar, nous avons célébré l’anniversaire du 4ème Rabbi de Loubavitch, le Rabbi Maharach (Rabbi Chmouel). Celui-ci disait : « Lorsqu’un obstacle se dresse sur le chemin, le monde a tendance en premier lieu à passer en dessous et si ceci s’avère impossible, alors on passe par-dessus, moi, dit-il, je préconise de passer directement au dessus (« Lé’hate’hila Ariber » en Yiddish).

Il arrive à chacun, selon les plans du Créateur, de rencontrer des obstacles, que se soit dans la vie en général ou dans le Service Divin en particulier. L’attitude souvent adoptée alors, consiste à contourner la difficulté en essayant de se faufiler et de passer « au dessous ». Le Rabbi Maharach nous invite à un comportement totalement différent; « passer d'emblée par-dessus l’obstacle » préconise-t-il, l’ignorer et ainsi s’élever par-delà nos limites !

En effet, si celles-ci existent, c’est justement pour nous permettre de développer des aptitudes qui nous ont été données par Hachem. Ainsi pouvons-nous accomplir notre mission d’éclairer ce bas-monde et plus encore, transformer l’obscurité et l’opposition en lumière. Ce dicton n’était pas si connu à l’époque, et c’est le Rabbi précèdent, Rabbi Yossef Its’hak, qui le répéta souvent et l’appliqua à travers toute son action. Lui, qui dut surmonter tant d’obstacles et de barrières pour guider le Peuple Juif sous le régime Bolchevique, lui, qui fut emprisonné et risqua même sa vie pour cela... Finalement, ce courage et cette détermination portèrent leurs fruits et le Judaïsme finit par sortir la tête haute de cette terrible période.

Mais plus encore, c’est le Rabbi Chlita MHM qui en fit le leitmotiv et le principe fondateur de toute son œuvre. « Lé’hate’hila Ariber », ces deux mots peuvent à eux seuls condenser la devise de notre génération.

« Lé’hate’hila Ariber » est d'ailleurs le nom d'un des Nigounim (chants ‘Hassidiques) favoris du Rabbi et qui est également connu et chanté par tous les ‘Hassidim dans le monde entier. Et cette mélodie a une histoire particulière, que voici :

Le très grand Maître et Kabbaliste Rabbi Imanouel ‘Haï Ricchi (né à Ferrara en Italie au 17ème siècle), réputé pour ses nombreux ouvrages dont le célèbre « Michnat ‘Hassidim », connut une vie pleine d’épreuves et de « Méssirout Nefech » (don de soi). Il composa un Nigoun qui traduisait sa démarche de « passer au-dessus » des obstacles. Il écrivit les notes de cette mélodie sur la dernière page de l’un de ses livres. Lorsque cet ouvrage parvint chez le Rabbi Maharach, il demanda à un compositeur de traduire ce chant, car entre temps les notes de musique avaient changé. Après avoir apporté quelques modifications, il en fit un de ses chants préférés: le fameux Nigoun « Lé’hate’hila Ariber » qui exprime parfaitement ce concept. Souvent, lorsque le Rabbi Chlita le chante, il revient dix fois (!) sur le passage qui constitue le cœur de cette mélodie.

Ce dicton devint l’un des fondamentaux de toute l’action du Rabbi, et il est à la base de l’œuvre des Chlou’him (émissaires) par qui le Rabbi a transformé le monde. A chaque difficulté qui se dressent sur leur chemin, ils appliquent ce principe et ceux-ci connaissent ensuite la voie du succès; « Lé’hate’hila Ariber ! » ou l’expression de la plus pure confiance en D-ieu. Combien de réalisations ont pu voir le jour malgré les difficultés, combien d’écoles, Synagogues et Batei ‘Habad ont été édifiés alors que les financements étaient loin d’être bouclés ! Combien de Juifs se sont rapprochés du Judaïsme et du Rabbi malgré un environnement qui paraissait parfois hostile, uniquement en surmontant et en faisant fi des barrières.

Ne faire aucune contorsion, aucun compromis en « affirmant sa foi totale en D-ieu et en Moché Son serviteur », voilà comment deux mots peuvent influer plus qu’une révolution.

Après la fête de Pessa’h (sortie d’Egypte) et alors que nous nous préparons au don de la Torah, vient le 2 Iyar (anniversaire du Rabbi Maharach) pour nous enseigner ce concept fondamental.

Alors que nous sommes en route vers la Guéoula, rappelons-nous l’annonce prophétique du Rabbi (selon ses propres paroles) sur l’imminence de celle-ci. Etudions les derniers discours (à ce jour) du Rabbi nous annonçant que Machia’h s’est déjà dévoilé et qu’il ne reste que son acceptation par le peuple, propos tenus toute au long de l’année 5751/52 (1991/92). L’attitude de « Lé’hate’hila Ariber - Directement au-dessus » nous permet de constater que le monde est prêt à entendre ce message, il n’attend que la révélation Divine sur terre.

Extrait de l’éditorial du Rav Berl ע“ה, le Courrier de la Guéoula #1113

Le Courrier de la Guéoula est édité par Hadar Hatorah Loubavitch à la mémoire et pour l’élévation de la néchama de son fondateur Rav Pin’has Guédalia HaCohen Pachter et de son fils le Rav Tsvi Dovber Hacohen Pachter.

« Au dessus directement ! »

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