La Paracha Ki Tavo contient des avertissements (appelés "To'ha’ha") contre le peuple juif en cas de désobéissance à D-ieu, comme il est dit : "Si tu n’obéis pas à l’Éternel..." (Devarim 28:15). Ces avertissements ne visent pas à punir, mais à purifier le peuple pour qu'il se rapproche d’HACHEM. Rachi explique que les malédictions et souffrances servent à préserver le peuple et à le purifier de ses fautes.
Cependant, le Talmud affirme que D-ieu regrette d’avoir créé quatre choses, dont l’exil (la Galout) et le mauvais penchant (Yetser Hara) (Soukka 52b). Cela pose la question : si D-ieu regrette l’exil, comment peut-il y avoir un bénéfice à cela ? De plus, D-ieu regrette-t-il vraiment, alors que tout ce qu’il fait a un but ?
Trois ou quatre regrets ?
Le Talmud de Jérusalem (Yérouchalmi) dit que D-ieu regrette trois choses, pas quatre. Il n'inclut pas l'exil parmi ces regrets, car l’exil est une conséquence des péchés causés par le mauvais penchant. Le Talmud de Babylone (Bavli) inclut l’exil, car il pense que D-ieu aurait pu choisir une autre forme de punition, ce qui rend l’exil regrettable.
Deux visions de l’exil
Le Bavli se concentre sur les aspects négatifs et temporaires des choses regrettées par D-ieu, comme l’exil. Le Yérouchalmi, lui, reconnaît que ces choses ont aussi un but et qu’elles existeront encore, mais sans leurs aspects négatifs.
Une leçon d’espoir
Bien que l’exil purifie le peuple juif, D-ieu ne le désire pas. C’est une situation temporaire et anormale qui sera annulée lors de la Rédemption finale. Nous devons garder espoir en un avenir meilleur, où l'exil n'aura plus de raison d'être.
Adapté de Likouté Si’hot volume XXIV, si’ha II