Les histoires du Rav Mordehai Eliahou (z'atsal)

Kol Tsofaich | August 27, 2026

Les histoires du Rav Mordehai Eliahou (z'atsal)

Une histoire qui dépasse l'entendement

Il existe des histoires que l'on a du mal à croire si on ne les voit pas de ses propres yeux. J'ai été témoin de l'histoire suivante.

Mon beau-père a subi une commotion cérébrale et s'est retrouvé paralysé. Il était complètement immobilisé, incapable seulement de parler. Ma belle-mère devait le nourrir, car il ne pouvait ni utiliser de fourchette ni de cuillère. Elle s'en est occupée avec dévouement, jusqu'à ce que le médecin qui le soignait lui annonce que mon beau-père ne s'en sortirait jamais. Il n'y a pas de remède. Et s'occuper de lui à son âge est difficile. Nous l'avons emmené à l'hôpital « Herzog », spécialisé dans les soins pour les personnes atteintes de ce type de maladie.

Chaque année, j'assistais à la Hilloula du Gaon, auteur du Ben Ish Chai, Rabbi Yossef Chaim, et notre maître, le Rav Eli ahou (z'atsal), y participait également. Cette année-là, il est venu à la Hilloula et m'a demandé des nouvelles de mon beau-père. Je lui ai dit qu'il était à l'hôpital Herzog. Il m'a répondu : « Ce n'est pas possible, il doit être en bonne santé », et nous avons convenu d'aller lui rendre visite ensemble le lendemain matin à 9 h.

Le matin, le Rav m'attendait déjà dehors et nous sommes entrés ensemble dans l'hôpital. À son arrivée, tous étaient émus. Comme à son habitude, il a salué tout le monde. Mon beau-père était très ému et a essayé de se lever en son honneur, mais il n'y est évidemment pas parvenu.

Alors, le miracle se produit. Le Rav lui a demandé : « Souhaites-tu être en bonne santé ? » Mon beau-père a répondu par l'affirmative. Le Rav lui a alors dit : « Dans ce cas, lève-toi. » Mon beau-père n'arrivait pas à croire que c'était l'intention du Rav, qu'une telle chose puisse se produire. Le Rav s'adressa une seconde fois à mon beau-père : « Lève-toi ! » Mon beau-père voue un grand respect aux rabbins. Immigré de Bagdad, il avait

été élevé dans le respect du Ben Ish Hay, dont la ioula avait lieu ce jour-là. Il voyait en Rabbi Eliahou le successeur de Rabbi Baal HaBen Ish Chai et s'efforça donc de suivre les instructions du Rav. Il lutta pour se lever, mais en vain. Les infirmiers et les infirmières présents ne comprirent pas ce qui allait se produire. N'ayant jamais rien vu de tel, ils crurent d'abord à des paroles de respect et d'encouragement. Voyant que mon beau-père ne pouvait se lever seul, le Rav lui tendit la main et lui dit : « Je t'ai dit de te lever, alors lève-toi ! » Mon beau-père ne put résister à la demande du Rav et commença à se lever de son lit. Soudain, il s'assit sur le lit sous les yeux ébahis des médecins et des infirmières.

Le Rav continua de le relever à l'aide de ses mains, et voilà, mon beau-père était debout. Le Rav lui dit : « Va », et il se mit à marcher. « Rentre chez toi », lui dit le Rav. « Ne retourne plus dans ce lit. Chalom. »

Le Rav nous dit : « Nous ne dérangerons plus ce patient », et partit en saluant tous les médecins et le personnel. Je l'accompagnai jusqu'à sa voiture et retournai dans la chambre. Là, je vis mon beau-père s'habiller pour quitter l'hôpital, et tout le personnel était encore sous le choc du miracle qui venait de se produire.

De là, j'appelai le professeur qui avait soigné mon beau-père et lui racontai ce qui s'était passé. Il me dit que, d'après ce qu'il savait, « c'est surnaturel ». Pendant douze ans, le Rav prolongea la vie de mon beau-père « au-delà de la nature », et durant toutes ces années, il marcha comme tout le monde.

(Shmuel Ben Atar, Radio « Kol Ha 'mat »)

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