Les Premiers Fruits L’Expression de la Gratitude
Mosaic Express | September 20, 2024
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Les Premiers Fruits L’Expression de la Gratitude

Mosaic Express | June 27, 2025

LES PREMIERS FRUITS : L’EXPRESSION DE LA GRATITUDE

La Paracha de cette semaine, Ki Tavo, aborde l'obligation qui incombe à chaque Juif d'apporter ses premiers fruits à Jérusalem. A son arrivée, dans une ambiance empreinte de grande joie et de célébrations, les premiers fruits étaient offerts au Cohen dans le Temple.

Le Juif qui présentait ces premiers fruits, appelés Bikourim, devait ensuite exprimer sa gratitude envers D.ieu pour tous les bienfaits qu'il avait reçus de Sa part.

En effet, toute la Mitsva relative à l’apport de ces premiers fruits était conçue pour permettre au Juif d'exprimer sa reconnaissance envers D.ieu pour tout ce qu'Il lui avait donné. C'était un moment de véritable joie et de célébrations.

Lorsque la Torah évoque l'obligation d'apporter les premiers fruits à Jérusalem, elle précise que cette obligation ne commence qu'une fois que tous les Juifs sont entrés en Terre d'Israël. Selon l'interprétation rabbinique, rapportée par Rachi, cela signifie qu'aucun Juif ne doit présenter ses premiers fruits tant que tous n'ont pas conquis et établi une résidence sur cette terre.

À première vue, cela semble plutôt étrange. Pourquoi un Juif, ayant déjà reçu sa part de la terre et produit des fruits, ne devrait-il pas être tenu d'exprimer sa gratitude et sa joie envers D.ieu ? La Mitsva d'apporter les Bikourim a précisément pour but d’exprimer notre reconnaissance envers D.ieu pour le don de la terre et les bienfaits que nous en retirons ? Dès lors, pourquoi un individu devrait-il attendre que la nation juive ait pleinement pris possession de la terre avant de célébrer sa propre prospérité ?

L'UNITÉ DU PEUPLE JUIF

La réponse à cette question nous permet d’appréhender en profondeur le sens de l'unité au sein du Peuple juif. Tous les Juifs sont intrinsèquement liés les uns aux autres. Tant qu'il subsiste ne serait-ce qu’un seul Juif, quel qu'il soit, qui n'a pas encore reçu sa part de la terre, cela entraîne une diminution du bonheur et la joie pour chacun des autres Juifs. Il est impossible pour un Juif d’éprouver pleinement le sentiment de sa propre joie si un autre, quelque part, demeure encore privé de ce bienfait.

Certes, un Juif est tenu de remercier D.ieu même pour une bénédiction partielle. Cependant, la spécificité de la Mitsva des Bikourim réside dans son intention d’exprimer une gratitude envers D.ieu pour le bonheur et la bonté dans leur plénitude. Ainsi, les Bikourim se composent uniquement des fruits emblématiques de la Terre d'Israël.

Par conséquent, un Juif ne peut exprimer une gratitude totale pour sa joie, sans réserve, lorsqu'il sait que d'autres Juifs n'ont pas encore obtenu leur part de la terre. La joie et le bonheur d'un Juif ne peuvent pleinement être réalisés que lorsque tous les autres partagent également cette joie.

L'OBSESSION POUR LE MACHIA'H

Cette analyse met en lumière l'obsession des Juifs concernant la venue du Machia'h et la Rédemption ultime de l'exil. Plusieurs raisons sous-tendent notre désir de voir venir le Machia'h :

Premièrement, il instaurera la paix dans le monde.

Deuxièmement, il favorisera l'accomplissement de tous les commandements, qui ne peuvent pas être actuellement observés en l'absence du Beth Hamikdach (le Saint Temple de Jérusalem).

Troisièmement, il inaugurera une ère de pleine conscience divine.

Un quatrième avantage mérite également d’être mentionné. Tant que nous demeurons en exil, même dans ses manifestations les plus douces, caractérisées par la liberté et l'absence de persécution, notre joie ne peut être complète, car il existe toujours un Juif qui ne bénéficie pas les bénédictions dont jouissent les autres. Ainsi, nul n’éprouve une joie totale.

Ce n'est qu’à l'ère messianique que plénitude de la joie individuelle pourra et sera pleinement réalisée.

Comme l'a dit le psalmiste : « Alors notre bouche se remplira de rires ». Bien que nous puissions connaître la joie à présent, elle ne remplit pas entièrement notre bouche ; elle ne satisfait pas pleinement notre aspiration à l'intégrité.

LES PREMIERS FRUITS : L’EXPRESSION DE LA GRATITUDE

La Paracha de cette semaine, Ki Tavo, aborde l'obligation qui incombe à chaque Juif d'apporter ses premiers fruits à Jérusalem. A son arrivée, dans une ambiance empreinte de grande joie et de célébrations, les premiers fruits étaient offerts au Cohen dans le Temple.

Le Juif qui présentait ces premiers fruits, appelés Bikourim, devait ensuite exprimer sa gratitude envers D.ieu pour tous les bienfaits qu'il avait reçus de Sa part.

En effet, toute la Mitsva relative à l’apport de ces premiers fruits était conçue pour permettre au Juif d'exprimer sa reconnaissance envers D.ieu pour tout ce qu'Il lui avait donné. C'était un moment de véritable joie et de célébrations.

Lorsque la Torah évoque l'obligation d'apporter les premiers fruits à Jérusalem, elle précise que cette obligation ne commence qu'une fois que tous les Juifs sont entrés en Terre d'Israël. Selon l'interprétation rabbinique, rapportée par Rachi, cela signifie qu'aucun Juif ne doit présenter ses premiers fruits tant que tous n'ont pas conquis et établi une résidence sur cette terre.

À première vue, cela semble plutôt étrange. Pourquoi un Juif, ayant déjà reçu sa part de la terre et produit des fruits, ne devrait-il pas être tenu d'exprimer sa gratitude et sa joie envers D.ieu ? La Mitsva d'apporter les Bikourim a précisément pour but d’exprimer notre reconnaissance envers D.ieu pour le don de la terre et les bienfaits que nous en retirons ? Dès lors, pourquoi un individu devrait-il attendre que la nation juive ait pleinement pris possession de la terre avant de célébrer sa propre prospérité ?

L'UNITÉ DU PEUPLE JUIF

La réponse à cette question nous permet d’appréhender en profondeur le sens de l'unité au sein du Peuple juif. Tous les Juifs sont intrinsèquement liés les uns aux autres. Tant qu'il subsiste ne serait-ce qu’un seul Juif, quel qu'il soit, qui n'a pas encore reçu sa part de la terre, cela entraîne une diminution du bonheur et la joie pour chacun des autres Juifs. Il est impossible pour un Juif d’éprouver pleinement le sentiment de sa propre joie si un autre, quelque part, demeure encore privé de ce bienfait.

Certes, un Juif est tenu de remercier D.ieu même pour une bénédiction partielle. Cependant, la spécificité de la Mitsva des Bikourim réside dans son intention d’exprimer une gratitude envers D.ieu pour le bonheur et la bonté dans leur plénitude. Ainsi, les Bikourim se composent uniquement des fruits emblématiques de la Terre d'Israël.

Par conséquent, un Juif ne peut exprimer une gratitude totale pour sa joie, sans réserve, lorsqu'il sait que d'autres Juifs n'ont pas encore obtenu leur part de la terre. La joie et le bonheur d'un Juif ne peuvent pleinement être réalisés que lorsque tous les autres partagent également cette joie.

L'OBSESSION POUR LE MACHIA'H

Cette analyse met en lumière l'obsession des Juifs concernant la venue du Machia'h et la Rédemption ultime de l'exil. Plusieurs raisons sous-tendent notre désir de voir venir le Machia'h :

Premièrement, il instaurera la paix dans le monde.

Deuxièmement, il favorisera l'accomplissement de tous les commandements, qui ne peuvent pas être actuellement observés en l'absence du Beth Hamikdach (le Saint Temple de Jérusalem).

Troisièmement, il inaugurera une ère de pleine conscience divine.

Un quatrième avantage mérite également d’être mentionné. Tant que nous demeurons en exil, même dans ses manifestations les plus douces, caractérisées par la liberté et l'absence de persécution, notre joie ne peut être complète, car il existe toujours un Juif qui ne bénéficie pas les bénédictions dont jouissent les autres. Ainsi, nul n’éprouve une joie totale.

Ce n'est qu’à l'ère messianique que plénitude de la joie individuelle pourra et sera pleinement réalisée.

Comme l'a dit le psalmiste : « Alors notre bouche se remplira de rires ». Bien que nous puissions connaître la joie à présent, elle ne remplit pas entièrement notre bouche ; elle ne satisfait pas pleinement notre aspiration à l'intégrité.

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