En 5749 (1989), le Rav Moché Yaakov Weiss, rabbin du quartier de Névé A'hiezer à Bnei Brak, ne se sentait pas bien. Il avait de la fièvre et restait cloué au lit, malade et faible. Aucun médecin ne parvenait à diagnostiquer ce qu'il avait...
Bien que la famille Weiss ne soit pas Loubavitch, elle connaissait la grandeur du Rabbi. Ils lui envoyèrent donc un fax. La réponse du Rabbi fut de vérifier les Téfilines et les Mézouzot, ajoutant : "Je mentionnerai cela au Ohel."
Rav Weiss possédait des Téfilines très spéciales. Il avait hérité ses "Téfilines de Rachi " de son père, qui les avait mis depuis sa bar-mitsva, soit près de 90 ans en arrière ! Elles avaient été écrites par un scribe distingué du nom de Rav Haïm Sofer, connu pour sa crainte de D-ieu et son haut niveau spirituel. Ses " Téfilines de Rabbeinou Tam " étaient également particulières : il les avait portées pendant la Shoah.
Mais si le Rabbi disait de les vérifier, cela devait être fait.
Le fils de Rav Weiss se hâta d’apporter les Téfilines et Mézouzot de son père pour les faire examiner. Le résultat fut le suivant : cinq Mézouzot sur sept étaient "pessoulot" (non valides) !
Et qu’en était-il des Téfilines ?
« Les Téfilines de "Rabbeinou Tam" sont vieilles et devraient être remplacées », conseillèrent les scribes experts. Puis ils examinèrent les Téfilines de "Rachi ". L'un d'eux s'écria : « Incroyable ! Ces Téfilines sont vraiment spéciales ! Les parchemins sont magnifiques. Malgré leur âge, ils semblent neufs, comme s'ils venaient d’être écrits. »
Le fils fut heureux d’entendre cela, car ces Téfilines étaient très précieuses pour son père.
« Cependant, dirent les scribes, nous vous recommandons de changer les battim (les boîtiers noirs) car ils ne sont pas parfaitement carrés. »
La famille Weiss accepta et acheta de nouveaux "battim". Les Mézouzot furent remplacées, les Téfilines vérifiées, mais non seulement Rav Weiss ne guérit pas, sa condition empira et on leur annonça qu’il était atteint d’une maladie grave.
Les enfants firent des recherches pour trouver les meilleurs médecins. Ceux-ci recommandèrent une série de traitements. Toutefois, avant de commencer, les médecins découvrirent que la rate était hypertrophiée, huit fois sa taille normale. Les praticiens déclarèrent que dans cet état, le patient ne pourrait pas recevoir de traitement car sa rate absorberait tout et cela serait inefficace.
Rav Weiss était à l’hôpital et décida d’écrire au Rabbi. "Comme le Rabbi l’a conseillé, nous avons vérifié les Téfilines et les Mézouzot. Les Mézouzot ont été remplacées, les Téfilines de "Rabbeinou Tam" aussi, et les "battim" des Téfilines de "Rachi" ont été changés. Pourtant, mon état de santé est toujours préoccupant... »
Il conclut sa lettre en expliquant ce que les médecins avaient dit.
La réponse du Rabbi fut surprenante : "Votre lettre a été reçue, et il serait bon de vérifier les Téfilines. Je mentionnerai cela au Ohel."
"Ce n’est pas possible ! pensa son fils, il doit y avoir un malentendu. Nous avons déjà fait vérifier les Téfilines. Pourquoi le Rabbi préconise-t-il de les vérifier à nouveau ?"
"Il me semble que c'est une erreur," déclara-t-il à son père. Et il ne se pressa pas de refaire vérifier les Téfilines, étant occupé au chevet de son père.
Mais Rav Weiss ne fut pas d'accord... "Si le Rabbi de Loubavitch l’a mentionné, je ne veux plus utiliser mes Téfilines. Je vais en utiliser d’autres ! " Et il commença à utiliser les Téfilines de son fils.
Son état continua de se détériorer, jour après jour. Quelques temps plus tard, le fils, désespéré par l’état de son père, se décida finalement à vérifier de nouveau les Téfilines de son père, comme le Rabbi l’avait écrit.
Il se rendit chez le Rav Kenner de Bnei Brak et lui demanda de vérifier les Téfilines. Rav Kenner était un scribe occupé. Beaucoup de gens voulaient qu’il vérifie leurs Téfilines et Mézouzot et il y avait une longue attente. Rav Kenner prit les Téfilines et leur annonça: "Revenez dans quelques semaines..."
Le fils de Rav Weiss supplia alors le Sofer : "Je ne peux pas attendre un instant de plus ! L’état de mon père est critique !" Il était presque en larmes...
En entendant cela, Rav Kenner mit de côté toutes ses autres tâches et se rendit dans son atelier. Là, il ouvrit les Téfilines. Et ce qu’il vit était surprenant !
Rien qu’en les ouvrant, des lettres se détachèrent du parchemin et tombèrent sur la table. Trente lettres environ, laissant le parchemin lisse et propre, sans encre. Apparemment, le sofer précédent avait dû remettre les parchemins dans les battim trop brusquement, ce qui avait endommagé l'encre et provoqué la chute des lettres.
Le fils, émerveillé par le Roua’h Ha’kodesh (intuition divine) du Rabbi, acheta rapidement de nouvelles Téfilines. Le lendemain matin, il se rendit à l’hôpital pour les apporter à son père. Il l'aida à les mettre et celui-ci pria.
Alors que Rav Weiss portait le Talit et les Téfilines, un médecin entra et annonça : "Bien que selon les règles, aucun traitement ne soit permis dans votre état, je veux tout de même tenter un protocole "
Les membres de la famille furent surpris, car ils avaient attendu un traitement pendant si longtemps alors que les médecins avaient refusé. Et maintenant, soudainement, sans raison apparente, le médecin proposait de commencer le traitement immédiatement.
Rav Weiss fut traité ce même jour. Le lendemain, le médecin fit une radiographie. À son grand étonnement, la taille de la rate avait diminué de trois quarts.
"C’est incroyable," dit-il. "Rien de tel n’apparaît dans les livres de médecine. C’est un miracle ! Car quand la rate est aussi grosse, elle absorbe tous les médicaments qui sont alors sans effet...". Rav Weiss continua de se rétablir de façon étonnante.
À Chavouot de cette année-là, il se rendit chez le Rabbi pour le remercier. Par la suite, il disait de lui-même qu’il était devenu un 'hassid de Loubavitch. Il raconta cette histoire à de nombreuses reprises, renforçant ainsi la foi des gens en le Prophète de la génération.
L'un des coutumes du mois d'Eloul est de vérifier les Téfilines et les Mézouzot. Voici une histoire incroyable à ce sujet.