Le Defi
Mosaic Express | March 06, 2026
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Mosaic Express | March 06, 2026

LE DÉFI

La Haftara associée traditionnellement à Ki Tissa (à l’exception de cette année où nous lirons la Haftara liée à la Parachat Para) présente la réponse du prophète Élie à une période troublée de l’histoire juive, situation engendrée par une confusion mentale et une imprécision idéologique. Il rassembla les prophètes de Baal ainsi que le Peuple juif et leur demanda : « Jusqu’à quand vacillerez-vous entre deux opinions ? »

Pourquoi toutefois formule-t-il ce défi ainsi ? Il aurait logiquement pu dire : « Jusqu’à quand adorerez-vous Baal ? Il est temps d’arrêter et de proclamer : ‘Le Seigneur est D.ieu’ ».

Pour saisir l’intention du prophète Élie, il convient d’abord de distinguer clairement idolâtrie et vacillation.

LES ORIGINES DE L’IDOLÂTRIE

Il est en réalité difficile de comprendre comment un Juif pourrait se tourner vers l’idolâtrie. Les Juifs sont désignés comme des « croyants, fils de croyants ». Leur nature exclut toute négation véritable de D.ieu.

Rambam attribue l’origine de l’idolâtrie au fait que l’énergie créatrice par laquelle D.ieu soutient l’univers circule via des forces naturelles : étoiles et planètes. L’idolâtrie débute lorsque ces intermédiaires deviennent objets d’adoration en tant que souverains de la destinée humaine, alors qu’en vérité ils ne sont que des instruments de D.ieu, dénués de pouvoir propre, comparables à « une hache dans la main du bûcheron ».

La ‘Hassidout explique la différence entre un père et une mère, et les influences planétaires. Bien que tous puissent apparaître comme causes de notre existence, on nous ordonne d’honorer nos parents mais on nous interdit d’adorer les astres. La raison en est que les parents possèdent le libre arbitre. En élevant leurs enfants, ils assument leurs responsabilités et méritent d’être honorés. En revanche, les mouvements planétaires sont déterminés sans choix possible. La gratitude doit donc être adressée non pas aux astres mais à Celui qui les a créés.

L’idolâtrie consiste donc en la méprise consistant à prendre l’intermédiaire pour la source. C’est un des péchés les plus graves, si bien que le Talmud affirme : « L’idolâtrie est un péché si grave que son rejet équivaut à embrasser toute la Torah ». L’impulsion vers l’idolâtrie repose sur cette fausse conception selon laquelle on obtient des bénéfices matériels en flattant ces forces naturelles ; autrement dit, elle revêt toujours un motif intéressé. Ainsi un Juif peut être conduit à y céder non par engagement mais pour servir ses propres fins matérielles. Dans le service divin, il agit « non à la condition de recevoir une récompense » mais pour Lui seul et avec un cœur entier.

LA NATURE DE LA VACILLATION

Malgré cette caractérisation générale selon laquelle l’idolâtrie tente d’influencer la nature par le culte rendu aux forces naturelles, il existe une distinction nette entre une idolâtrie véritablement pratiquée et « vaciller entre deux opinions ».

L’idolâtre croit fermement que ces objets vénérés, les étoiles et les planètes, sont sources du bien-être matériel tandis que celui qui vacille doute. Parfois, il perçoit confusément que cette idolâtrie repose sur une illusion ou considère D.ieu et ces forces naturelles comme partenaires devant être...

LE DÉFI

La Haftara associée traditionnellement à Ki Tissa (à l’exception de cette année où nous lirons la Haftara liée à la Parachat Para) présente la réponse du prophète Élie à une période troublée de l’histoire juive, situation engendrée par une confusion mentale et une imprécision idéologique. Il rassembla les prophètes de Baal ainsi que le Peuple juif et leur demanda : « Jusqu’à quand vacillerez-vous entre deux opinions ? »

Pourquoi toutefois formule-t-il ce défi ainsi ? Il aurait logiquement pu dire : « Jusqu’à quand adorerez-vous Baal ? Il est temps d’arrêter et de proclamer : ‘Le Seigneur est D.ieu’ ».

Pour saisir l’intention du prophète Élie, il convient d’abord de distinguer clairement idolâtrie et vacillation.

LES ORIGINES DE L’IDOLÂTRIE

Il est en réalité difficile de comprendre comment un Juif pourrait se tourner vers l’idolâtrie. Les Juifs sont désignés comme des « croyants, fils de croyants ». Leur nature exclut toute négation véritable de D.ieu.

Rambam attribue l’origine de l’idolâtrie au fait que l’énergie créatrice par laquelle D.ieu soutient l’univers circule via des forces naturelles : étoiles et planètes. L’idolâtrie débute lorsque ces intermédiaires deviennent objets d’adoration en tant que souverains de la destinée humaine, alors qu’en vérité ils ne sont que des instruments de D.ieu, dénués de pouvoir propre, comparables à « une hache dans la main du bûcheron ».

La ‘Hassidout explique la différence entre un père et une mère, et les influences planétaires. Bien que tous puissent apparaître comme causes de notre existence, on nous ordonne d’honorer nos parents mais on nous interdit d’adorer les astres. La raison en est que les parents possèdent le libre arbitre. En élevant leurs enfants, ils assument leurs responsabilités et méritent d’être honorés. En revanche, les mouvements planétaires sont déterminés sans choix possible. La gratitude doit donc être adressée non pas aux astres mais à Celui qui les a créés.

L’idolâtrie consiste donc en la méprise consistant à prendre l’intermédiaire pour la source. C’est un des péchés les plus graves, si bien que le Talmud affirme : « L’idolâtrie est un péché si grave que son rejet équivaut à embrasser toute la Torah ». L’impulsion vers l’idolâtrie repose sur cette fausse conception selon laquelle on obtient des bénéfices matériels en flattant ces forces naturelles ; autrement dit, elle revêt toujours un motif intéressé. Ainsi un Juif peut être conduit à y céder non par engagement mais pour servir ses propres fins matérielles. Dans le service divin, il agit « non à la condition de recevoir une récompense » mais pour Lui seul et avec un cœur entier.

LA NATURE DE LA VACILLATION

Malgré cette caractérisation générale selon laquelle l’idolâtrie tente d’influencer la nature par le culte rendu aux forces naturelles, il existe une distinction nette entre une idolâtrie véritablement pratiquée et « vaciller entre deux opinions ».

L’idolâtre croit fermement que ces objets vénérés, les étoiles et les planètes, sont sources du bien-être matériel tandis que celui qui vacille doute. Parfois, il perçoit confusément que cette idolâtrie repose sur une illusion ou considère D.ieu et ces forces naturelles comme partenaires devant être...

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