FAIRE LE POINT
Il n'est donc pas surprenant que cette section de la Torah, riche en Mitsvot, avec son message implicite mettant l'accent sur la quantité, et pas seulement sur la qualité dans l'accomplissement des Mitsvot, soit lue pendant le mois d'Elloul.
Elloul revêt effectivement deux fonctions essentielles. C'est le mois où l'on fait le bilan et une introspection sur l'année passée. Mais c’est aussi le mois de préparation pour l'année à venir.
Le premier enseignement découlant directement du fait que Ki Tetsé soit lu pendant le mois d'Elloul réside dans cette dualité inhérente aux Mitsvot elles-mêmes. La manière dont nous rectifions les erreurs de l'année passée s’opère grâce aux Mitsvot, et la manière dont nous nous préparons pour la nouvelle année se fait également par les Mitsvot.
D'un côté, nous enseignent nos Sages, chaque Mitsva affine et purifie celui qui l'accomplit. Chaque geste accompli comme l’a ordonné D.ieu permet de progressivement déblayer toutes les couches d'imperfection obstruant l’expression de l'énergie divine pure de notre âme.
Néanmoins, il reste essentiel de souligner que l'accomplissement des Mitsvot sans une certaine mesure de réflexion sincère reste insuffisant pour répondre aux exigences d'Elloul. Durant ce mois propice, nous devons profondément nous engager à une recherche intérieure honnête et à revenir à D.ieu dans notre cœur.
Il ne fait aucun doute non plus que pendant le mois d'Elloul, il convient de consacrer plus de temps à la prière. Cependant, la seule manière pour garantir que nos efforts de purification soient couronnés de succès réside dans l’utilisation de bons instruments permettant de « forer » en profondeur, sous la surface de notre cœur endurci. Les Mitsvot sont précisément ces instruments.