Alors que les jours défilent à vive allure sur nos calendriers, un moment ne peut pas passer inaperçu : le début des Gan Israël. Ce nom suffit à dire un programme, de vacances et aussi de vie, car l’expression renvoie à une réalité importante. Gan Israël, les centres aérés ouverts aux enfants dans toute la région parisienne. Le mois de juillet est leur mois et ils y introduisent cette joie sans pareille qui en fait un objet d’attente impatiente. Leur nom même est, en soi, une expression qui va loin : Gan Israël – le jardin d’Israël. On ne saurait mieux dire.
De fait, un jardin est toujours, et en premier lieu, un endroit d’agrément. Il n’est pas fait pour produire des aliments mais bien pour rendre la vie plus belle. Le « jardin », c’est un bouquet de couleurs, l’espace de l’épanouissement. D’une certaine manière, on y cultive le bien que l’on possède en soi et sa beauté efface ce qui parfois constitue la laideur du monde. Sans doute est-ce pour cette raison que les hommes ont toujours désiré un tel espace auprès d’eux et qu’ils ont rivalisé pour y faire prendre forme à leurs rêves.
En notre temps, et justement parce que, parfois, les événements n’inclinent pas à l’optimisme, de tels « jardins » nous sont précieux. Ils donnent à nos enfants une conscience joyeuse et à nous-mêmes l’espoir en l’avenir. Car, lorsque les enfants ressentent et proclament la fierté et le bonheur de la judaïté, c’est quelque chose de profond qui s’inscrit dans le quotidien et qui ne laisse rien inchangé.
C’est pourquoi, quand revient le joli mois de juillet et le temps des Gan Israël, il faut y entrer de toute son âme. Il faut souhaiter à tous les moniteurs et à tous les directeurs la plus grande réussite et à tous les enfants l’enthousiasme le plus vrai et une joie sans mélange. Puisse le soleil briller matériellement autant que dans le cœur de chacun. Le monde de demain sera ce que nous en faisons aujourd’hui. C’est donc bien maintenant que tout commence : bienvenue aux Gan Israël !
