Pessah Leducation Des Enfants Juifs Hier Et Aujourdhui
Mosaic Express | April 19, 2024
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Pessah Leducation Des Enfants Juifs Hier Et Aujourdhui

Mosaic Express | June 27, 2025

La Torah associe la commémoration de l’Exode d’Égypte aux enfants juifs. Cela apparaît dans la terminologie utilisée dans le commandement de répéter et de revivre l’histoire de l’Exode : « Et tu diras à ton fils en ce jour... »

De même, le Talmud note que nos Sages ont incorporé de nombreuses coutumes dans le Séder pour soulever et maintenir l’intérêt des enfants.

Il existe une connexion métaphorique entre les enfants et Pessa’h car Pessa’h représente la naissance de notre peuple, les jours de la jeunesse de notre nation. Plus encore, un élément fondamental de l’oppression égyptienne tenait dans le décret du pharaon selon lequel « chaque garçon qui naîtrait devrait être jeté dans la rivière. »

DÉTERMINER NOS PRIORITÉS

Dans son sens métaphorique, ce décret est d’actualité, dans les circonstances d’aujourd’hui. Il appelle à l’annihilation des enfants juifs mais peut aussi être compris comme une annihilation spirituelle. Le Nil, source de la richesse et de la prospérité égyptiennes, était adoré comme un dieu.

Jeter un enfant dans le Nil signifie l’immerger dans les façons de faire de l’Égypte, le laisser couler spirituellement, totalement submergé depuis l’enfance dans cette culture.

Nous voyons fréquemment se rejouer cette tragédie de nos jours. Combien de parents voient « le Nil » comme source de prospérité, le seul moyen par lequel leur enfant arrivera à une « belle vie » ? Les projets de carrière sont envisagés depuis le berceau. Dès sa naissance, les parents se préoccupent du bien-être matériel de leur enfant. Et pourquoi n’ont-ils pas le même souci pour son futur spirituel ?

Cette approche dans l’établissement des priorités est doublement erronée. La première erreur réside dans le fait de ne pas donner au potentiel spirituel de l’enfant sa véritable importance. Le second problème tient au fait que l’approche des parents ne peut même pas garantir le succès matériel. Un Juif ne peut prospérer que si D.ieu le veut. La destinée de notre peuple est déterminée par un processus différent que celui qui contrôle le destin des autres nations que D.ieu contrôle selon l’ordre naturel. Le succès du Peuple juif, quant à lui, n’est pas un phénomène naturel mais dépend directement de notre relation avec D.ieu.

REGARDER VERS LE HAUT POUR NOTRE SUBSISTANCE

Notre dépendance directe de D.ieu peut s’illustrer par une comparaison entre l’Égypte et Erets Israël. Dans l’ancien temps, l’agriculture égyptienne dépendait du Nil qui, pendant ses crues annuelles, irriguait la terre. D’un point de vue superficiel, aucune influence divine n’était apparente et l’ordre naturel semblait contrôler l’approvisionnement en eau. Par contre, Erets Israël ne possède aucun fleuve important et dépend de la pluie.

Le Midrach explique que cette dépendance suit un ordre divin pour que « les yeux de tous regardent vers le haut » pour la pluie, « vers Celui qui détient la clé de la pluie. » On a beau faire tous les efforts possibles, le succès de nos récoltes dépend de la bénédiction divine.

Quand un Juif acquiert l’humilité de reconnaître la Source de son approvisionnement en eau, il parvient également à une prise de conscience plus vaste : il ne peut pourvoir pour lui-même à un moyen de subsistance fiable. La Torah est notre source de vie et pas seulement au sens spirituel mais également au sens matériel. Il nous faut travailler pour gagner notre subsistance mais nos efforts ne sont rien de plus qu’un moyen par lequel D.ieu attribue Ses bénédictions.

ILS LE RECONNURENT D’ABORD

Tout comme l’oppression égyptienne du Peuple juif se répercuta d’abord sur le sort des enfants, ce sont également les enfants qui furent intimement impliqués dans la libération d’Égypte.

Nos Sages enseignent que « par le mérite des femmes justes de cette génération, nos ancêtres furent libérés d’Égypte. » Défiant le décret du pharaon contre leurs enfants, les femmes répondirent par le sacrifice de soi, portant des enfants qu’elles cachèrent aux Égyptiens, les éduquèrent comme des Juifs, en dépit des dangers que cela leur faisait risquer.

Cette éducation dota les enfants de cette génération d’une sensibilité très particulière. Ayant expérimenté la providence miraculeuse de D.ieu et Sa protection en exil, ils « Le reconnurent les premiers » au passage de la Mer Rouge. Moché, Aharon, Yehochoua, tous les Anciens et le Peuple juif dans son ensemble étaient présents, mais ce sont ces enfants qui reconnurent D.ieu avant tous.

Dans un futur très proche, nous mériterons l’accomplissement de la prophétie : « Comme aux jours de votre sortie d’Égypte, Je vous montrerai des merveilles », avec la venue du Machia’h. En anticipation de cet événement, nous devons élever nos enfants pour qu’ils servent d’« avant-garde de la Rédemption », leur donnant accès à une connaissance de la Rédemption et en les empreignant d’un désir ardent pour la Rédemption.

Et dans le futur très proche, ces mêmes enfants « Le reconnaîtront d’abord »

quand nous avancerons « avec nos jeunes et nos vieux... avec nos fils et nos filles », pour accueillir le Machia’h.

*** ***

On a la tradition d’introduire le Séder en en chantant les quinze étapes : « Kadèch... » Quand le père rentre de la synagogue, le soir de Pessa’h, il doit réciter immédiatement le Kidouch pour que les jeunes enfants ne s’endorment pas et soient en mesure de poser les Quatre Questions qui commencent par « Ma Nichtana (« En quoi cette nuit est-elle différente des autres nuits ? »)

Lors d’un Séder dans le foyer d’un grand Sage nommé : « le Chpoler Zeidé » (le Grand-Père de Chpoler)

son jeune fils annonça : « Kadèch » puis en donna l’explication traditionnelle : « quand le père rentre de la synagogue le soir de Pessa’h, il a l’habitude de réciter immédiatement le Kidouch ». Mais l’enfant interrompit là son explication.

Son père lui demanda de continuer mais le garçon expliqua que son maître s’était arrêté à ce point. Le père continua donc l’explication. Le lendemain, le maître du garçon se joignit à la famille pour le repas du midi et le Chpoler Zeidé lui demanda pourquoi il n’avait pas donné à l’enfant l’explication complète de « Kadèch », comme cela en était la coutume.

Le maître répondit qu’il ne voyait pas de raison de donner une si longue explication. Le Chpoler Zeidé protesta avec force, dit au maître qu’il n’avait pas compris la raison derrière la tradition et lui reprocha d’avoir divergé des coutumes de nos vénérables ancêtres pour suivre les diktats de sa propre raison !

« Entends maintenant le sens profond de ces mots : ils servent d’explication à tout le Séder. ‘Quand le père rentre de la synagogue le soir de Pessa’h’ : cela veut dire : « quand notre Père dans les Cieux rentre de la synagogue, après avoir entendu les prières du soir, et Se rend dans Sa demeure En Haut, ayant observé que malgré leur fatigue pour le dur labeur de la préparation de la fête, tous les Juifs sont venus à la synagogue pour prier et ont déversé leur âme dans les récitations des Psaumes de remerciement du Hallel.

‘Il doit réciter le Kidouch immédiatement’ : ce qui signifie qu’Il renouvelle immédiatement Son engagement avec Israël, Ses « Kidouchim » avec Son épouse attristée et Il doit nous libérer immédiatement de notre exil.

‘Pour que les jeunes enfants ne s’endorment pas’ : le Peuple d’Israël est souvent appelé par les Prophètes « petits enfants ». Ainsi le Tout-Puissant doit agir rapidement de peur que Ses enfants s’enfoncent profondément dans le sommeil de l’exil et désespèrent (à D.ieu ne plaise) d’être délivrés. Il doit agir rapidement, ‘pour qu’ils posent la question « Ma Nichtana ? » Pourquoi cette nuit est-elle différente de toutes les autres nuits ? Pourquoi la longue nuit de cet exil redoutable se prolonge-t-elle plus que celle de tous les autres exils obscurs que nous avons déjà subis ? »

Alors, le Chpoler Zeidé éclata en sanglots, leva ses bras vers le ciel et s’écria : « Père En Haut ! Délivre-nous de l’exil. Ne nous laisse pas tomber dans un profond sommeil ! »⬢

La Torah associe la commémoration de l’Exode d’Égypte aux enfants juifs. Cela apparaît dans la terminologie utilisée dans le commandement de répéter et de revivre l’histoire de l’Exode : « Et tu diras à ton fils en ce jour... »

De même, le Talmud note que nos Sages ont incorporé de nombreuses coutumes dans le Séder pour soulever et maintenir l’intérêt des enfants.

Il existe une connexion métaphorique entre les enfants et Pessa’h car Pessa’h représente la naissance de notre peuple, les jours de la jeunesse de notre nation. Plus encore, un élément fondamental de l’oppression égyptienne tenait dans le décret du pharaon selon lequel « chaque garçon qui naîtrait devrait être jeté dans la rivière. »

DÉTERMINER NOS PRIORITÉS

Dans son sens métaphorique, ce décret est d’actualité, dans les circonstances d’aujourd’hui. Il appelle à l’annihilation des enfants juifs mais peut aussi être compris comme une annihilation spirituelle. Le Nil, source de la richesse et de la prospérité égyptiennes, était adoré comme un dieu.

Jeter un enfant dans le Nil signifie l’immerger dans les façons de faire de l’Égypte, le laisser couler spirituellement, totalement submergé depuis l’enfance dans cette culture.

Nous voyons fréquemment se rejouer cette tragédie de nos jours. Combien de parents voient « le Nil » comme source de prospérité, le seul moyen par lequel leur enfant arrivera à une « belle vie » ? Les projets de carrière sont envisagés depuis le berceau. Dès sa naissance, les parents se préoccupent du bien-être matériel de leur enfant. Et pourquoi n’ont-ils pas le même souci pour son futur spirituel ?

Cette approche dans l’établissement des priorités est doublement erronée. La première erreur réside dans le fait de ne pas donner au potentiel spirituel de l’enfant sa véritable importance. Le second problème tient au fait que l’approche des parents ne peut même pas garantir le succès matériel. Un Juif ne peut prospérer que si D.ieu le veut. La destinée de notre peuple est déterminée par un processus différent que celui qui contrôle le destin des autres nations que D.ieu contrôle selon l’ordre naturel. Le succès du Peuple juif, quant à lui, n’est pas un phénomène naturel mais dépend directement de notre relation avec D.ieu.

REGARDER VERS LE HAUT POUR NOTRE SUBSISTANCE

Notre dépendance directe de D.ieu peut s’illustrer par une comparaison entre l’Égypte et Erets Israël. Dans l’ancien temps, l’agriculture égyptienne dépendait du Nil qui, pendant ses crues annuelles, irriguait la terre. D’un point de vue superficiel, aucune influence divine n’était apparente et l’ordre naturel semblait contrôler l’approvisionnement en eau. Par contre, Erets Israël ne possède aucun fleuve important et dépend de la pluie.

Le Midrach explique que cette dépendance suit un ordre divin pour que « les yeux de tous regardent vers le haut » pour la pluie, « vers Celui qui détient la clé de la pluie. » On a beau faire tous les efforts possibles, le succès de nos récoltes dépend de la bénédiction divine.

Quand un Juif acquiert l’humilité de reconnaître la Source de son approvisionnement en eau, il parvient également à une prise de conscience plus vaste : il ne peut pourvoir pour lui-même à un moyen de subsistance fiable. La Torah est notre source de vie et pas seulement au sens spirituel mais également au sens matériel. Il nous faut travailler pour gagner notre subsistance mais nos efforts ne sont rien de plus qu’un moyen par lequel D.ieu attribue Ses bénédictions.

ILS LE RECONNURENT D’ABORD

Tout comme l’oppression égyptienne du Peuple juif se répercuta d’abord sur le sort des enfants, ce sont également les enfants qui furent intimement impliqués dans la libération d’Égypte.

Nos Sages enseignent que « par le mérite des femmes justes de cette génération, nos ancêtres furent libérés d’Égypte. » Défiant le décret du pharaon contre leurs enfants, les femmes répondirent par le sacrifice de soi, portant des enfants qu’elles cachèrent aux Égyptiens, les éduquèrent comme des Juifs, en dépit des dangers que cela leur faisait risquer.

Cette éducation dota les enfants de cette génération d’une sensibilité très particulière. Ayant expérimenté la providence miraculeuse de D.ieu et Sa protection en exil, ils « Le reconnurent les premiers » au passage de la Mer Rouge. Moché, Aharon, Yehochoua, tous les Anciens et le Peuple juif dans son ensemble étaient présents, mais ce sont ces enfants qui reconnurent D.ieu avant tous.

Dans un futur très proche, nous mériterons l’accomplissement de la prophétie : « Comme aux jours de votre sortie d’Égypte, Je vous montrerai des merveilles », avec la venue du Machia’h. En anticipation de cet événement, nous devons élever nos enfants pour qu’ils servent d’« avant-garde de la Rédemption », leur donnant accès à une connaissance de la Rédemption et en les empreignant d’un désir ardent pour la Rédemption.

Et dans le futur très proche, ces mêmes enfants « Le reconnaîtront d’abord »

quand nous avancerons « avec nos jeunes et nos vieux... avec nos fils et nos filles », pour accueillir le Machia’h.

*** ***

On a la tradition d’introduire le Séder en en chantant les quinze étapes : « Kadèch... » Quand le père rentre de la synagogue, le soir de Pessa’h, il doit réciter immédiatement le Kidouch pour que les jeunes enfants ne s’endorment pas et soient en mesure de poser les Quatre Questions qui commencent par « Ma Nichtana (« En quoi cette nuit est-elle différente des autres nuits ? »)

Lors d’un Séder dans le foyer d’un grand Sage nommé : « le Chpoler Zeidé » (le Grand-Père de Chpoler)

son jeune fils annonça : « Kadèch » puis en donna l’explication traditionnelle : « quand le père rentre de la synagogue le soir de Pessa’h, il a l’habitude de réciter immédiatement le Kidouch ». Mais l’enfant interrompit là son explication.

Son père lui demanda de continuer mais le garçon expliqua que son maître s’était arrêté à ce point. Le père continua donc l’explication. Le lendemain, le maître du garçon se joignit à la famille pour le repas du midi et le Chpoler Zeidé lui demanda pourquoi il n’avait pas donné à l’enfant l’explication complète de « Kadèch », comme cela en était la coutume.

Le maître répondit qu’il ne voyait pas de raison de donner une si longue explication. Le Chpoler Zeidé protesta avec force, dit au maître qu’il n’avait pas compris la raison derrière la tradition et lui reprocha d’avoir divergé des coutumes de nos vénérables ancêtres pour suivre les diktats de sa propre raison !

« Entends maintenant le sens profond de ces mots : ils servent d’explication à tout le Séder. ‘Quand le père rentre de la synagogue le soir de Pessa’h’ : cela veut dire : « quand notre Père dans les Cieux rentre de la synagogue, après avoir entendu les prières du soir, et Se rend dans Sa demeure En Haut, ayant observé que malgré leur fatigue pour le dur labeur de la préparation de la fête, tous les Juifs sont venus à la synagogue pour prier et ont déversé leur âme dans les récitations des Psaumes de remerciement du Hallel.

‘Il doit réciter le Kidouch immédiatement’ : ce qui signifie qu’Il renouvelle immédiatement Son engagement avec Israël, Ses « Kidouchim » avec Son épouse attristée et Il doit nous libérer immédiatement de notre exil.

‘Pour que les jeunes enfants ne s’endorment pas’ : le Peuple d’Israël est souvent appelé par les Prophètes « petits enfants ». Ainsi le Tout-Puissant doit agir rapidement de peur que Ses enfants s’enfoncent profondément dans le sommeil de l’exil et désespèrent (à D.ieu ne plaise) d’être délivrés. Il doit agir rapidement, ‘pour qu’ils posent la question « Ma Nichtana ? » Pourquoi cette nuit est-elle différente de toutes les autres nuits ? Pourquoi la longue nuit de cet exil redoutable se prolonge-t-elle plus que celle de tous les autres exils obscurs que nous avons déjà subis ? »

Alors, le Chpoler Zeidé éclata en sanglots, leva ses bras vers le ciel et s’écria : « Père En Haut ! Délivre-nous de l’exil. Ne nous laisse pas tomber dans un profond sommeil ! »⬢

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