La sirène avait été actionnée, les avions des forces alliées attaquaient enfin notre territoire. Prestement, j’éteignis discrètement la bougie et nous sommes tous sortis du baraquement car telle était la consigne. Bouleversé et anxieux, l’officier nazi eut encore la présence d’esprit de crier qu’il allait revenir achever son inspection mais cela ne m’effrayait plus, j’avais caché « l’objet du délit » afin de pouvoir m’en resservir le lendemain.
Pour nous, ce fut vraiment un miracle de ‘Hanouccah, nous avons vu de nos yeux comment D.ieu pensait à nous, même dans ce camp infâme et, certainement, Il nous sauverait afin que nous puissions raconter Ses miracles et perpétuer l’existence du Peuple juif.
Dehors, les étoiles scintillaient dans la nuit glaciale mais le bruit des avions alliés semblait rythmer les mélodies de ‘Hanouccah qui résonnaient encore dans nos cœurs.
Chalom Ber Unsdorfer – Si’hat Hachvoua 885
Traduit par Feiga Lubecki
