Il est légitime de se poser la question suivante : si D.ieu désapprouve l'offrande caractérisée par la cruauté envers autrui, pourquoi la Torah autorise-t-elle les sacrifices d'animaux ? En réalité, cette interrogation peut être étendue à l’ensemble de la consommation de viande. Quelle est la raison pour laquelle D.ieu permet-Il que nous infligions des souffrances aux animaux ? Si nous poursuivons cette ligne de questionnement jusqu'à sa conclusion logique, il devient même logique de remettre en cause notre droit à détruire toute partie de la création, telle que les plantes et les arbres, pour notre consommation humaine. Qui nous confère le droit de dominer d'autres formes de vie ?
En effet, ceux qui n’adhèrent pas à l’idée d’un Créateur ayant conféré un sens au monde ainsi que les moyens par lesquels nous atteignons nos objectifs - à travers les Mitsvot - ne peuvent véritablement fournir une justification valable de l'existence humaine si nous ne sommes pas considérés que comme un accident de l'évolution.
Seule une personne convaincue de l'existence d'un Créateur qui nous a façonnés avec une intention précise et qui a fait de notre dépendance vis-à-vis du reste de la création un fondement de notre existence peut légitimement consommer d'autres parties de cette création, sous réserve que cela soit conforme aux normes de décence établies par la Torah divine.
Développons cette notion.
Il est un postulat fondamental dans le Judaïsme que les animaux, ainsi que toutes les autres formes de vie, qu'elles soient matérielles ou...