Des Relations Haut Placées
Mosaic Express | September 19, 2025
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Des Relations Haut Placées

Mosaic Express | December 10, 2025

LE RECIT DE LA SEMAINE

DES RELATIONS HAUT PLACÉES...

C’était un directeur agréable qui gérait la prison de Montgomery, en Alabama ; tous les projets que nourrissait Rav Its’hak Meir Lipszyc, émissaire du Rabbi, étaient acceptés sans problème. Le directeur fut muté à un autre poste. On avertit Rav Lipszyc que le remplaçant était un antisémite patenté. Il arriva une semaine avant Roch Hachana mais ce n’est qu’aux environs de ‘Hanouccah que les problèmes commencèrent.

Le rabbin entra dans le bureau du directeur et s’assit :

- Chaque année, nous amenons les prisonniers juifs dans mon bureau de Birmingham pour l’allumage des bougies, commença-t-il sur le ton de l’évidence...

- Je vous préviens tout de suite, l’interrompit sèchement le directeur : cette année, vous devez être accompagnés par des gardes armés !

- D’accord, concéda Rav Lipszyc, qui s’attendait à pire.

Le directeur semblait ennuyé que cela ne le dérange pas plus que cela...

C’était la veille de la fête de ‘Hanouccah. Le téléphone sonna chez le Rav :

- Je suis bien au Centre Loubavitch ? demanda une femme à l’autre bout du fil.

- Oui ! Puis-je vous aider ?

- Je m’appelle Lucy Von Hague. J’ai vu votre publicité à propos de la fête et je me suis demandée qui vous êtes.

- Nous sommes une organisation religieuse et nous cherchons à aider les Juifs de toutes obédiences à mieux connaître et pratiquer leur tradition.

- Moi aussi je suis juive : quels genres de programmes proposez-vous ?

- Nous avons des cours pour adultes, des offices religieux pour les fêtes, des aides pour les nécessiteux et des colis pour les prisonniers... au fait, demain, nous organisons une fête pour les détenus à 17 heures.

- Puis-je venir moi aussi, avec un ami ?

- Bien sûr ! Nous serons heureux de faire votre connaissance !

Ce soir-là, le directeur de la prison téléphona à Rav Lipszyc à 23 heures.

- Monsieur le rabbin ! Pour des raisons de sécurité, la fête est annulée ! Je sais que vous me comprenez !

- Mais pas du tout ! En quoi cette année est-elle différente de toutes les autres années ?

- Il n’y a rien à discuter ! Bonne nuit !

Atterré, Rav Lipszyc comprit qu’il n’y avait rien à attendre du directeur, il fallait agir !

Bien qu’il fût très tard, il téléphona à la dame qui lui avait laissé son numéro personnel (il aurait préféré l’appeler le lendemain aux heures de travail mais il n’avait pas le choix).

S’excusant de téléphoner si tard, il expliqua à son interlocutrice la situation.

- Monsieur le rabbin, pensez-vous qu’il s’agisse d’antisémitisme ? demanda-t-elle.

- J’ai de bonnes raisons de le penser, mais je n’ai pas de preuves.

- Dans ce cas, je m’en occupe. Nous nous verrons demain !

Tôt le lendemain matin, le téléphone sonna chez Rav Lipszyc :

- Bonjour ! Je suis Dr Riggs de Washington et je suis directeur de l’Aumônerie Centrale des prisons fédérales. J’ai entendu que vous avez un problème ?

Rav Lipszyc expliqua brièvement la situation et Dr Riggs suggéra :

- Pouvons-nous avoir une conférence à trois avec le directeur ?

Rav Lipszyc accepta, raccrocha le téléphone, vérifia l’heure sur sa montre puis décida de courir vers son Centre Loubavitch pour régler certains détails de la fête, pensant qu’il faudrait un certain temps pour organiser la conférence à trois.

Quelques minutes plus tard, le téléphone sonna encore à son domicile et c’est donc son épouse qui décrocha :

- Ici Dr Riggs. Demandez à Rav Lipszyc d’être prêt à 11 heures.

Madame Lipszyc téléphona à son mari au Centre Loubavitch, sans réaliser que Dr Riggs et le directeur de la prison étaient encore au bout du fil. Elle put donc entendre la conversation :

- Dr Riggs : Je ne comprends pas la situation mais je dois vous avertir : ne faites pas de problèmes au rabbin ! Il a des relations dans le Bureau Ovale (le bureau du Président dans la Maison Blanche).

A 11 heures, Dr Riggs rappela. Le directeur se confondit en excuses, ajoutant que, par la suite, il n’y aurait plus de limitations à l’action du rabbin – en tout cas pas sans l’en avertir quelques semaines à l’avance.

La fête de ‘Hanouccah put donc se dérouler sans problème et le reste de l’année aussi. Puis un nouveau président fut élu. Le directeur de la prison estima que, certainement, les «amis» du rabbin avaient disparu avec l’administration Carter. Il téléphona au bureau du rabbin :

- Monsieur le rabbin ! Cette année, votre famille n’aura pas le droit d’entrer dans la prison pour les offices de Roch Hachana !

- Dans ce cas, je viendrai tout seul !

Le directeur n’avait pas prévu une telle réponse.

La veille de Roch Hachana, un des gardiens vint à la rencontre de Rav Lipszyc en s’excusant :

- Monsieur le rabbin ! Les mets spéciaux que vous avez apportés pour la fête doivent rester dehors ! J’ai reçu du directeur des instructions très strictes à ce sujet !

- Où est-il ? demanda Rav Lipszyc contrarié et même hors de lui.

- Il est parti pour la journée. Son adjoint le remplace et il se trouve à l’autre bout de la prison.

- Appelez-le immédiatement ! Et passez-moi le combiné en attendant s’il vous plaît !

- Conscient que la situation n’était pas simple, le gardien sortit précipitamment de la pièce pour chercher l’adjoint du directeur. Entre-temps, Rav Lipszyc téléphona à Madame Von Hague et lui expliqua le problème, ajoutant que la fête commençait dans vingt-cinq minutes.

- Monsieur le rabbin, ne vous inquiétez pas ! Je vous rappelle !

Quand le directeur-adjoint entra dans le bureau, Rav Lipszyc le regarda droit dans les yeux et affirma :

- Je vous tiens responsable pour les dégâts que vous allez causer !

L’adjoint du directeur était plutôt interloqué de

LE RECIT DE LA SEMAINE

DES RELATIONS HAUT PLACÉES...

C’était un directeur agréable qui gérait la prison de Montgomery, en Alabama ; tous les projets que nourrissait Rav Its’hak Meir Lipszyc, émissaire du Rabbi, étaient acceptés sans problème. Le directeur fut muté à un autre poste. On avertit Rav Lipszyc que le remplaçant était un antisémite patenté. Il arriva une semaine avant Roch Hachana mais ce n’est qu’aux environs de ‘Hanouccah que les problèmes commencèrent.

Le rabbin entra dans le bureau du directeur et s’assit :

- Chaque année, nous amenons les prisonniers juifs dans mon bureau de Birmingham pour l’allumage des bougies, commença-t-il sur le ton de l’évidence...

- Je vous préviens tout de suite, l’interrompit sèchement le directeur : cette année, vous devez être accompagnés par des gardes armés !

- D’accord, concéda Rav Lipszyc, qui s’attendait à pire.

Le directeur semblait ennuyé que cela ne le dérange pas plus que cela...

C’était la veille de la fête de ‘Hanouccah. Le téléphone sonna chez le Rav :

- Je suis bien au Centre Loubavitch ? demanda une femme à l’autre bout du fil.

- Oui ! Puis-je vous aider ?

- Je m’appelle Lucy Von Hague. J’ai vu votre publicité à propos de la fête et je me suis demandée qui vous êtes.

- Nous sommes une organisation religieuse et nous cherchons à aider les Juifs de toutes obédiences à mieux connaître et pratiquer leur tradition.

- Moi aussi je suis juive : quels genres de programmes proposez-vous ?

- Nous avons des cours pour adultes, des offices religieux pour les fêtes, des aides pour les nécessiteux et des colis pour les prisonniers... au fait, demain, nous organisons une fête pour les détenus à 17 heures.

- Puis-je venir moi aussi, avec un ami ?

- Bien sûr ! Nous serons heureux de faire votre connaissance !

Ce soir-là, le directeur de la prison téléphona à Rav Lipszyc à 23 heures.

- Monsieur le rabbin ! Pour des raisons de sécurité, la fête est annulée ! Je sais que vous me comprenez !

- Mais pas du tout ! En quoi cette année est-elle différente de toutes les autres années ?

- Il n’y a rien à discuter ! Bonne nuit !

Atterré, Rav Lipszyc comprit qu’il n’y avait rien à attendre du directeur, il fallait agir !

Bien qu’il fût très tard, il téléphona à la dame qui lui avait laissé son numéro personnel (il aurait préféré l’appeler le lendemain aux heures de travail mais il n’avait pas le choix).

S’excusant de téléphoner si tard, il expliqua à son interlocutrice la situation.

- Monsieur le rabbin, pensez-vous qu’il s’agisse d’antisémitisme ? demanda-t-elle.

- J’ai de bonnes raisons de le penser, mais je n’ai pas de preuves.

- Dans ce cas, je m’en occupe. Nous nous verrons demain !

Tôt le lendemain matin, le téléphone sonna chez Rav Lipszyc :

- Bonjour ! Je suis Dr Riggs de Washington et je suis directeur de l’Aumônerie Centrale des prisons fédérales. J’ai entendu que vous avez un problème ?

Rav Lipszyc expliqua brièvement la situation et Dr Riggs suggéra :

- Pouvons-nous avoir une conférence à trois avec le directeur ?

Rav Lipszyc accepta, raccrocha le téléphone, vérifia l’heure sur sa montre puis décida de courir vers son Centre Loubavitch pour régler certains détails de la fête, pensant qu’il faudrait un certain temps pour organiser la conférence à trois.

Quelques minutes plus tard, le téléphone sonna encore à son domicile et c’est donc son épouse qui décrocha :

- Ici Dr Riggs. Demandez à Rav Lipszyc d’être prêt à 11 heures.

Madame Lipszyc téléphona à son mari au Centre Loubavitch, sans réaliser que Dr Riggs et le directeur de la prison étaient encore au bout du fil. Elle put donc entendre la conversation :

- Dr Riggs : Je ne comprends pas la situation mais je dois vous avertir : ne faites pas de problèmes au rabbin ! Il a des relations dans le Bureau Ovale (le bureau du Président dans la Maison Blanche).

A 11 heures, Dr Riggs rappela. Le directeur se confondit en excuses, ajoutant que, par la suite, il n’y aurait plus de limitations à l’action du rabbin – en tout cas pas sans l’en avertir quelques semaines à l’avance.

La fête de ‘Hanouccah put donc se dérouler sans problème et le reste de l’année aussi. Puis un nouveau président fut élu. Le directeur de la prison estima que, certainement, les «amis» du rabbin avaient disparu avec l’administration Carter. Il téléphona au bureau du rabbin :

- Monsieur le rabbin ! Cette année, votre famille n’aura pas le droit d’entrer dans la prison pour les offices de Roch Hachana !

- Dans ce cas, je viendrai tout seul !

Le directeur n’avait pas prévu une telle réponse.

La veille de Roch Hachana, un des gardiens vint à la rencontre de Rav Lipszyc en s’excusant :

- Monsieur le rabbin ! Les mets spéciaux que vous avez apportés pour la fête doivent rester dehors ! J’ai reçu du directeur des instructions très strictes à ce sujet !

- Où est-il ? demanda Rav Lipszyc contrarié et même hors de lui.

- Il est parti pour la journée. Son adjoint le remplace et il se trouve à l’autre bout de la prison.

- Appelez-le immédiatement ! Et passez-moi le combiné en attendant s’il vous plaît !

- Conscient que la situation n’était pas simple, le gardien sortit précipitamment de la pièce pour chercher l’adjoint du directeur. Entre-temps, Rav Lipszyc téléphona à Madame Von Hague et lui expliqua le problème, ajoutant que la fête commençait dans vingt-cinq minutes.

- Monsieur le rabbin, ne vous inquiétez pas ! Je vous rappelle !

Quand le directeur-adjoint entra dans le bureau, Rav Lipszyc le regarda droit dans les yeux et affirma :

- Je vous tiens responsable pour les dégâts que vous allez causer !

L’adjoint du directeur était plutôt interloqué de

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