Les histoires du Rav Mordehai Eliahou (z’atsal)
Sauter par la fenêtre
Dans une synagogue de Jérusalem, un homme aimé et respecté de tous les fidèles s'est éteint. Peu avant sa mort, il avait accompli le commandement d'écrire un séfer Thora, bien qu'il n'eût jamais écrit un sefer Thora, des mézouzot. Le livre contenait de nombreuses erreurs, et malgré cela, la communauté décida que, jusqu'à la fin de l'année de deuil, ce rouleau servirait de livre principal pour la lecture de la Thora. Un des fidèles, craignant de ne pouvoir remplir son obligation de lecture avec ce livre, se tourna vers le Rav Zack pour obtenir de l'aide. Ensemble, ils se rendirent auprès du Rav Eliyahu zatsa'l pour qu'il statue sur leur question. Il était plus de 23 heures, et pourtant le Rav les reçut chaleureusement et les écouta patiemment. "Etes-vous venus en voiture ? "demanda-t-il. "Si oui, allons à la synagogue." Ainsi, au milieu de la nuit, ils accompagnèrent le Rav pour vérifier la cacherout du rouleau de la Torah. Arrivés à la synagogue, ils la trouvèrent fermée à clé et songèrent déjà dire au Rav de retourner chez lui. À leur grande surprise, celui-ci leur demanda de vérifier s'il y avait une fenêtre non verrouillée. Une brève inspection révéla qu'une fenêtre était effectivement ouverte.
" Entrons", dit le Rav, et il sauta par la fenêtre. Le Rav examina le livre et constata qu'il contenait effectivement de nombreuses erreurs, le Rav déclara: « En l'honneur du défunt, il convient de corriger le sefer, mais pour l'instant, il ne faut pas le lire."
Le Rav prit une note et écrivit : " Ce livre ne doit pas être lu avant d'avoir été corriger intégralement, Mordechai Eliahu." Il attacha la note au livre à l'aide de trombones. Le lendemain, lorsque l'assistance ouvrit le rouleau de la Thora et vit les paroles du Rav, elle décida de le faire corriger.
Le Rav Eliahou Farjoun
Ne pas jouir de la disgrâce de son ami
Le Rav Haïm Ben Shoshan raconte: le Rav Eliahou (z'atsal) était à la synagogue « Soiffa » pour une bar-mitsva le jour de Roch Acharna. Ils avaient invité un homme spécialiste de sonneries du shofar. Au moment des sonneries, cet homme récita les bénédictions et il n'arriva pas à sonner aucune sonnerie.
Tout de suite, on demanda « Qui sait sonner du shofar ? » - « Là où il n'y a pas d'hommes, efforce d'être un homme » (Il est bon d'être modeste, mais si les responsables font défaut, il faut faire trêve à la modestie.) Le Rav se leva et se mit à sonner quelques sonneries de shofar, afin qu'il n'y ait pas d'interruption entre la bénédiction et les sonneries. Puis, il fit semblant de ne pas pouvoir continuer à sonner du shofar. Le Rav se dit: cet homme a sûrement très honte de ne pas avoir réussi à sonner, je vais lui donner un bon sentiment. Si j'ai réussi, peut-être lui aussi peut réussir ! Le Rav (z'atsal) appela cet homme afin qu'il continue à sonner et effectivement, cet homme réussit.