Le Baal Chem Tov, fondateur du mouvement ‘hassidique, note que le mot hébreu pour « arche » est « Téva » qui peut également se traduire par « mot ». Car tout comme une arche est un « contenant », les mots sont également les contenants des pensées.
Le Baal Chem Tov utilise cette analogie (« le mot » désigne « l’arche ») de façon approfondie. Tout comme l’arche sauva Noa’h des eaux rageuses du Déluge, quand on pénètre dans « certains » mots, on peut y trouver un refuge des eaux turbulentes qui nous entourent et menacent de nous engouffrer.
Le Baal Chem Tov poursuit : les mots qui peuvent nous sauver des eaux rageuses du Déluge sont les mots de la Tefila (« prière ») et de l’étude de la Torah.
Les eaux du Déluge symbolisent la multitude des préoccupations, des soucis et des difficultés que nous rencontrons chaque jour dans notre quête de subsistance. Le seul moyen pour apporter un peu de raison et de sérénité dans notre vie n’est pas seulement de consacrer du temps à la prière et l’étude de la Torah mais également de « pénétrer » dans le monde (l’arche). Offrons-nous le luxe d’être enveloppés et entourés des mots apaisants, inspirants et stimulants de la Tefila et de la Torah.
