Donner la Tsédaka, c’est manifester de la pitié à l’égard du pauvre, ressentir sa peine et donc lui donner ce dont il a besoin. Celui qui donne sans ressentir de la compassion voit une partie de son mérite lui échapper. Si on donne avec un pincement au cœur ou si le pauvre ressent qu’on lui donne à contrecœur, la Mitsva n’est pas effectuée correctement - bien qu’elle ait été accomplie concrètement. Les Sages affirment que la Tsédaka sauve de la mort - spécifiquement lorsqu’elle est effectuée avec compassion.
Celui qui a pitié du pauvre, D.ieu aura pitié de lui.
Le Coin de la Halacha
Chacun doit savoir et ressentir profondément que c’est D.ieu Qui nourrit le monde entier : de même que l’être humain souhaite que D.ieu entende sa demande et sa prière, de même il doit être attentif aux besoins de celui qui est plus pauvre que lui.
La richesse est une roue : un jour, on est au sommet et un jour on est au plus bas (ou soi-même ou ses enfants ou petits-enfants).
La plus grande Tsédaka est celle qui évite à celui qui est dans le besoin de tomber complètement et qui lui permet de redresser sa situation financière : pour ne pas le blesser, on peut proposer de lui prêter la somme qui lui évitera la faillite (et l’éviction hors de sa maison par exemple).