Retournement de Comportement
Mosaic Express | November 01, 2024
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Retournement de Comportement

Mosaic Express | June 27, 2025

Retournement de Comportement

Noa’h était indéniablement un individu juste dans sa génération, comme nous venons de le voir. Pourtant, dans la période postdiluvienne, il boit de manière excessive ce qui le conduit à subir une humiliation infligée par son fils ‘Ham.

Il est légitime de s’interroger sur l'incroyable renversement du comportement de Noa’h. Comment celui qui avait pu résister à la vague d'immoralité qui avait englouti le monde entier succombait-il à l'attraction relativement modérée du vin ? Qu'est-ce qui avait changé son caractère durant l'année passée dans l'arche ?

Certains commentateurs suggèrent que le déluge a modifié la composition physique du monde. Avant le déluge, les gens vivaient jusqu'à l'âge remarquablement avancé de 800 ou 900 ans. Après le déluge, l'espérance de vie a chuté de manière drastique. Cette diminution de la longévité s’est accompagnée d'une détérioration générale de la force physique.

Noa’h ne réalisait pas à quel point sa propre tolérance à l'alcool avait diminué. La quantité de vin qu'il consommait ne l'aurait pas rendu ivre avant le déluge. Mais maintenant, son corps et son esprit ne pouvaient plus tolérer cette consommation.

Toutefois, cette dégradation de Noa’h peut également être appréhendée dans une vision plus profonde.

Deux Raisons de Boire

Il existe deux raisons pour lesquelles on aurait pu boire après le déluge. La première serait pour échapper à la dure réalité que le monde vient d'être détruit et qu'il nous incombe de le reconstruire. Une telle prise de conscience peut inciter nombre d’individus à fuir la réalité et la responsabilité.

Il existe un précédent biblique et talmudique pour cette forme de consommation. Il était d'usage de donner plusieurs verres de vin aux endeuillés pour les aider à se distraire face à leur tragique perte.

La seconde raison du désir de boire après le déluge pourrait paradoxalement servir d’expression à la joie d'avoir été sauvé de la plus grande catastrophe du monde et d'avoir été choisi pour commencer un nouveau monde.

De nombreux précédents soutiennent cette forme de consommation dans la tradition juive, notamment la récitation du kiddouch, chaque Chabbat et lors des grandes fêtes juives.

L'Épreuve

Lequel de ces deux scénarios s'applique à Noa’h ? Quel test peut-on appliquer à un individu qui boit pour déterminer s'il s'agit d'une fuite face à la douleur et aux difficultés ou s'il s'agit d'une expression de joie ?

Lorsqu'on boit pour exprimer sa gratitude et sa joie, cela se fait avec d'autres. On partage une Sim’ha (joie) avec des amis et des proches.

Les fêtes juives sont connues pour la manière dont les familles et les invités se rassemblent pour partager leur bonheur. Lorsque l'on cherche à fuir, on ne veut pas la compagnie des autres.

Il est évident que le fait que Noa’h boive du vin seul n'était pas une expression de joie mais un moyen d'échapper. Noa’h ne célébrait pas le miracle de sa survie et la nouvelle opportunité qui lui était donnée mais sombrait dans le chagrin causé par l'immense perte subie.

Ce récit pourrait illustrer un principe ‘hassidique selon lequel, bien que la tristesse ne soit pas un crime, elle peut mener aux conséquences les plus négatives. La Sim’ha, en revanche, n'est pas un commandement mais elle conduit aux résultats les plus positifs.

Alors même que nous nous tenons sur le seuil du « nouvel ordre mondial » qui est analogue au « nouvel ordre mondial » initié par Noa’h, nous devons apprendre à célébrer les miracles que nous avons tous vécus avec une grande joie. Cette démonstration de Sim’ha manifeste conduira sûrement aux conséquences les plus positives et accélérera le processus de la Rédemption.

Retournement de Comportement

Noa’h était indéniablement un individu juste dans sa génération, comme nous venons de le voir. Pourtant, dans la période postdiluvienne, il boit de manière excessive ce qui le conduit à subir une humiliation infligée par son fils ‘Ham.

Il est légitime de s’interroger sur l'incroyable renversement du comportement de Noa’h. Comment celui qui avait pu résister à la vague d'immoralité qui avait englouti le monde entier succombait-il à l'attraction relativement modérée du vin ? Qu'est-ce qui avait changé son caractère durant l'année passée dans l'arche ?

Certains commentateurs suggèrent que le déluge a modifié la composition physique du monde. Avant le déluge, les gens vivaient jusqu'à l'âge remarquablement avancé de 800 ou 900 ans. Après le déluge, l'espérance de vie a chuté de manière drastique. Cette diminution de la longévité s’est accompagnée d'une détérioration générale de la force physique.

Noa’h ne réalisait pas à quel point sa propre tolérance à l'alcool avait diminué. La quantité de vin qu'il consommait ne l'aurait pas rendu ivre avant le déluge. Mais maintenant, son corps et son esprit ne pouvaient plus tolérer cette consommation.

Toutefois, cette dégradation de Noa’h peut également être appréhendée dans une vision plus profonde.

Deux Raisons de Boire

Il existe deux raisons pour lesquelles on aurait pu boire après le déluge. La première serait pour échapper à la dure réalité que le monde vient d'être détruit et qu'il nous incombe de le reconstruire. Une telle prise de conscience peut inciter nombre d’individus à fuir la réalité et la responsabilité.

Il existe un précédent biblique et talmudique pour cette forme de consommation. Il était d'usage de donner plusieurs verres de vin aux endeuillés pour les aider à se distraire face à leur tragique perte.

La seconde raison du désir de boire après le déluge pourrait paradoxalement servir d’expression à la joie d'avoir été sauvé de la plus grande catastrophe du monde et d'avoir été choisi pour commencer un nouveau monde.

De nombreux précédents soutiennent cette forme de consommation dans la tradition juive, notamment la récitation du kiddouch, chaque Chabbat et lors des grandes fêtes juives.

L'Épreuve

Lequel de ces deux scénarios s'applique à Noa’h ? Quel test peut-on appliquer à un individu qui boit pour déterminer s'il s'agit d'une fuite face à la douleur et aux difficultés ou s'il s'agit d'une expression de joie ?

Lorsqu'on boit pour exprimer sa gratitude et sa joie, cela se fait avec d'autres. On partage une Sim’ha (joie) avec des amis et des proches.

Les fêtes juives sont connues pour la manière dont les familles et les invités se rassemblent pour partager leur bonheur. Lorsque l'on cherche à fuir, on ne veut pas la compagnie des autres.

Il est évident que le fait que Noa’h boive du vin seul n'était pas une expression de joie mais un moyen d'échapper. Noa’h ne célébrait pas le miracle de sa survie et la nouvelle opportunité qui lui était donnée mais sombrait dans le chagrin causé par l'immense perte subie.

Ce récit pourrait illustrer un principe ‘hassidique selon lequel, bien que la tristesse ne soit pas un crime, elle peut mener aux conséquences les plus négatives. La Sim’ha, en revanche, n'est pas un commandement mais elle conduit aux résultats les plus positifs.

Alors même que nous nous tenons sur le seuil du « nouvel ordre mondial » qui est analogue au « nouvel ordre mondial » initié par Noa’h, nous devons apprendre à célébrer les miracles que nous avons tous vécus avec une grande joie. Cette démonstration de Sim’ha manifeste conduira sûrement aux conséquences les plus positives et accélérera le processus de la Rédemption.

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