Du jeûne à la joie et à l'allégresse
Maïmonide écrit qu'au moment de la Rédemption, « tous ces jeûnes seront des jours heureux, des jours de joie et d'allégresse ». Comme il est dit dans le livre du prophète Zacharie (8,19) :" Ainsi parle l'Eternel-Tsevaot: Le jeûne du quatrième mois et le jeûne du cinquième, le jeûne du septième et le jeûne du dixième mois seront changés pour la maison de Yéhouda en joie et en allégresse et en fêtes solennelles. Mais chérissez la vérité et la paix". Le Hatam Sofer écrit qu'il leur sera strictement interdit de travailler, comme un jour férié. Dans Tori Even, il est écrit que ce ne seront pas des jours de fêtes comme un jour férié, mais comme Pourim. Puisse cela se produire bientôt de nos jours.
Des jeûnes pour corriger une haine gratuite
Nous avons adopté ces jeûnes car la rédemption complète n'est pas encore atteinte. Et il n'y a pas de rédemption à cause des fautes concernant les rapports entre l'homme et son prochain. C'est ainsi que le prophète Isaïe (58,3) répond à la question du peuple d'Israël : "Pourquoi jeûnons-nous, sans que tu t'en aperçoives? Mortifions-nous notre personne, sans que tu le remarques? " La réponse de l'Eternel fut que vous jeûniez et que vous vous battiez les uns contre les autres. " Oui, vous jeûnez pour fomenter querelles et dissensions, pour frapper d'un poing brutal; vous ne jeûnez point à l'heure présente pour que votre voix soit entendue là-haut." ( Isaïe 58,4).
Le jeûne véritable est celui qui consiste à faire le bien. " Est-ce là le jeûne que j'ai choisi, etc., pour affranchir les esclaves dont le temps est venu de partir ? " puis encore, de partager ton pain avec l'affamé, de recueillir dans ta maison les malheureux sans asile; quand tu vois un homme nu, de le couvrir, de ne jamais te dérober à ceux qui sont comme ta propre chair! C'est alors que ta lumière poindra comme l'aube, que ta guérison sera prompte à éclore; ta vertu marchera devant toi, et derrière toi la majesté de l'Eternel fermera la marche. Alors tu appelleras et le Seigneur répondra, tu supplieras et il dira: "Me voici!" Oui, si tu bannis de ton sein toute oppression, le geste violent et la parole malfaisante, si tu témoignes ta bienveillance à l'affamé et rassasies celui qui est torturé par le besoin, ta lumière brillera au milieu des ténèbres, et ta nuit sera comme le plein midi." (Isaïe 58,7-10).
C'est pourquoi nos sages ont dit (Brahot 6b) que l'essence du jeûne réside dans la valeur de la charité et de la bienveillance qui y sont accomplies. Et il est écrit dans le Choulhan Arouh: "Pendant le jeûne, la nourriture est distribuée aux pauvres. Et tout jeûne que nous observons sans distribuer l'aumône aux pauvres est comme du sang versé." Que signifient ces choses, lorsque nous ne leur avons pas donné le pain et les fruits, mais que l'on a laissé du millet ou du blé ? Ce n'est pas comme verser du sang. Et c'est au nom du Chlha kadosh qu'il faut faire l'aumône selon la valeur de la nourriture qu'une personne consomme en une journée.
L'appel des rabbins à mettre fin aux émeutes dans les rues
De nos jours, nous dirions que le jeûne sert à éteindre le feu de la haine gratuite qui brûle en nous. C'est ce qu'ont fait les rabbins importants qui ont appelé à ne pas bloquer les routes. Parmi eux, le Gaon Rabbi Dov Landau, chef de la communauté lituanienne. Et c'est ce qu'écrit le Rishon LeZion, Rabbi Itshak Yossef, avec Rabbi Massud ben Shimon, et avec eux également l'aîné du Conseil des Sages de la Thora, Rabbi Moshe Maya. "Avec un avertissement double et redoublé aux étudiants de yeshiva qui doivent s'abstenir de toute action de protestation qui ne soit pas conforme à la voie de la Thora, et ils ne doivent en aucun cas descendre dans les rues pour bloquer les ", D… nous en préserve. Le rassemblement sera limité à une durée précise et, immédiatement après sa fin, chacun rentrera chez soi et sanctifiera le nom du ciel." – "Toute autre forme de protestation, non approuvée par nos rabbins n'est pas notre voie, et bien souvent ces protestations transgressent le nom de D…"
Calomnies et discorde parmi le peuple d'Israël : un danger pour les soldats
Il est très important de se souvenir que la discorde met en danger les combattants. Surtout lorsque des soldats se battent sur différents fronts et donnent leur vie pour sauver le pays, il est impératif de les aider. Ainsi, il est écrit dans le Talmud Yéroushami (Guemara de Jérusalem) et dans le Midrash (Vayikra Rabba 26b) : " La génération de David était entièrement composée de justes, et parce qu'il y avait des détracteurs parmi eux, ils partaient en guerre et périssaient. » La génération d'Ahab était idolâtre, et comme il n'y avait pas de détracteurs parmi eux, ils partaient en guerre et remportaient la victoire".
