Vivre avec la Paracha
Mosaic Express | July 26, 2024
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Vivre avec la Paracha

Mosaic Express | June 25, 2025

VIVRE AVEC LA PARACHA

Je me suis rendu à New York pour la 30ème Hiloula du Rabbi. Quand je suis entré dans un magasin B&H, un des vendeurs s’est approché de moi :

- Vous êtes venu spécialement pour la Hiloula du Rabbi ?
- C’est exact.
- Vous connaissez le Rabbi ?
- Oui, je l’ai connu - si on peut s’imaginer qu’on connaît le Rabbi...
- Non, vous ne connaissez pas le Rabbi, rétorqua l’homme. D’ailleurs je vais vous raconter une histoire que vous n’avez jamais entendue et qui m’est arrivée personnellement...

En 1989, on m’a proposé d’acheter une boulangerie à Cleveland. Moi, je suis un ‘Hassid de Sadigora et, normalement, je ne m’engage pas dans ce genre d’affaires sans en référer à mon Rabbi. Mais à ce moment-là, mon Rabbi se trouvait en Suisse et je n’avais aucun moyen de le joindre (qui se souvient du temps où les portables n’existaient pas ?). J’ai décidé de poser ma question au Rabbi de Loubavitch. Avec mon épouse, je suis donc venu un dimanche matin faire la queue pendant que le Rabbi distribuait des billets d’un dollar à remettre à la Tsedaka (charité). J’ai observé ce qui se passait et j’ai compris que Rav Groner, le secrétaire, ne permettait pas aux gens de parler au Rabbi tant la queue était longue. J’ai donc décidé de formuler ma question en quelques mots rapides que j’ai réussi à prononcer quand le Rabbi nous a donné, à ma femme, à mon bébé et moi-même, à chacun un billet :

- Dois-je acheter la boulangerie à Cleveland ?
- Vous me demandez à moi ? protesta le Rabbi comme s’il était étonné. Demandez plutôt au rabbin de Cleveland !

On m’avait déjà poussé pour que je laisse la place à d’autres et nous sommes sortis, un peu déçus je l’avoue. Qui pouvait bien être le rabbin de Cleveland ? Et comment le contacter rapidement ? Et surtout, pourquoi pas une réponse directe du Rabbi ?

De Crown Heights, nous sommes partis chez mes beaux-parents qui habitent dans le quartier juif de Williamsburg pour prendre le thé.

En passant devant un arrêt d’autobus, j’ai remarqué un couple de Juifs âgés qui semblait fatigués d’attendre sous le soleil brûlant de juillet et je me suis arrêté pour leur proposer de l’aide : peut-être allais-je dans leur direction ? Ils ont accepté avec soulagement mon aide bien que nous ne nous connaissions pas : ma femme a laissé sa place devant au vieux monsieur tandis que sa femme s’asseyait à côté d’elle à l’arrière.

J’ai engagé la conversation de la façon traditionnelle :
- D’où venez-vous ?
Sa réponse me stupéfia :
- De Cleveland ! Je suis le rabbin de Cleveland !

Je n’en croyais pas mes oreilles et j’ai failli provoquer un accident. A peine une heure auparavant, le Rabbi m’avait conseillé de demander l’avis du rabbin de Cleveland ! Sans perdre une minute, j’en profitais pour lui poser la question qui me tracassait depuis quelques jours :

LE RECIT DE LA SEMAINE

- Puisque vous êtes le rabbin de Cleveland, vous êtes celui à qui le Rabbi vient de m’adresser et que je me demandais comment vous trouver ! On me propose d’acheter la boulangerie X, qu’en pensez-vous ?

L’homme s’étonna de la question et je voyais qu’il hésitait... Mais sa femme à l’arrière de la voiture avait vaguement entendu. Elle me demanda de répéter la question :
- De quelle boulangerie parlez-vous ?
- X
- Non ! Surtout n’achetez pas ! Le propriétaire est un de mes proches parents et moi je sais ce qui se passe là-bas ! Le propriétaire est un homme honnête et droit. Mais il est malade et ne peut plus vraiment s’occuper de l’affaire. Les ouvriers l’ont bien remarqué et ont déjà volé une bonne partie des outils de travail ! C’est pour cela que la famille a choisi de revendre avant que tout soit saboté. N’achetez pas !

J’avais ma réponse et j’ai ainsi échappé à une grosse embrouille : en effet, le contrat incluait une clause imposant de garder le personnel dont je connaissais maintenant les magouilles et les méfaits.

Je ne pourrais jamais assez remercier le Rabbi de son étrange conseil !

J’ai entendu cette histoire de première main et le ‘Hassid de Sadigora n’a pas tari d’éloges sur la grandeur du Rabbi qui voyait depuis New York ce qui se passait bien plus loin !

Eli et Malka Touger – Sichos in English
Traduit par Feiga Lubecki

VIVRE AVEC LA PARACHA

Je me suis rendu à New York pour la 30ème Hiloula du Rabbi. Quand je suis entré dans un magasin B&H, un des vendeurs s’est approché de moi :

- Vous êtes venu spécialement pour la Hiloula du Rabbi ?
- C’est exact.
- Vous connaissez le Rabbi ?
- Oui, je l’ai connu - si on peut s’imaginer qu’on connaît le Rabbi...
- Non, vous ne connaissez pas le Rabbi, rétorqua l’homme. D’ailleurs je vais vous raconter une histoire que vous n’avez jamais entendue et qui m’est arrivée personnellement...

En 1989, on m’a proposé d’acheter une boulangerie à Cleveland. Moi, je suis un ‘Hassid de Sadigora et, normalement, je ne m’engage pas dans ce genre d’affaires sans en référer à mon Rabbi. Mais à ce moment-là, mon Rabbi se trouvait en Suisse et je n’avais aucun moyen de le joindre (qui se souvient du temps où les portables n’existaient pas ?). J’ai décidé de poser ma question au Rabbi de Loubavitch. Avec mon épouse, je suis donc venu un dimanche matin faire la queue pendant que le Rabbi distribuait des billets d’un dollar à remettre à la Tsedaka (charité). J’ai observé ce qui se passait et j’ai compris que Rav Groner, le secrétaire, ne permettait pas aux gens de parler au Rabbi tant la queue était longue. J’ai donc décidé de formuler ma question en quelques mots rapides que j’ai réussi à prononcer quand le Rabbi nous a donné, à ma femme, à mon bébé et moi-même, à chacun un billet :

- Dois-je acheter la boulangerie à Cleveland ?
- Vous me demandez à moi ? protesta le Rabbi comme s’il était étonné. Demandez plutôt au rabbin de Cleveland !

On m’avait déjà poussé pour que je laisse la place à d’autres et nous sommes sortis, un peu déçus je l’avoue. Qui pouvait bien être le rabbin de Cleveland ? Et comment le contacter rapidement ? Et surtout, pourquoi pas une réponse directe du Rabbi ?

De Crown Heights, nous sommes partis chez mes beaux-parents qui habitent dans le quartier juif de Williamsburg pour prendre le thé.

En passant devant un arrêt d’autobus, j’ai remarqué un couple de Juifs âgés qui semblait fatigués d’attendre sous le soleil brûlant de juillet et je me suis arrêté pour leur proposer de l’aide : peut-être allais-je dans leur direction ? Ils ont accepté avec soulagement mon aide bien que nous ne nous connaissions pas : ma femme a laissé sa place devant au vieux monsieur tandis que sa femme s’asseyait à côté d’elle à l’arrière.

J’ai engagé la conversation de la façon traditionnelle :
- D’où venez-vous ?
Sa réponse me stupéfia :
- De Cleveland ! Je suis le rabbin de Cleveland !

Je n’en croyais pas mes oreilles et j’ai failli provoquer un accident. A peine une heure auparavant, le Rabbi m’avait conseillé de demander l’avis du rabbin de Cleveland ! Sans perdre une minute, j’en profitais pour lui poser la question qui me tracassait depuis quelques jours :

LE RECIT DE LA SEMAINE

- Puisque vous êtes le rabbin de Cleveland, vous êtes celui à qui le Rabbi vient de m’adresser et que je me demandais comment vous trouver ! On me propose d’acheter la boulangerie X, qu’en pensez-vous ?

L’homme s’étonna de la question et je voyais qu’il hésitait... Mais sa femme à l’arrière de la voiture avait vaguement entendu. Elle me demanda de répéter la question :
- De quelle boulangerie parlez-vous ?
- X
- Non ! Surtout n’achetez pas ! Le propriétaire est un de mes proches parents et moi je sais ce qui se passe là-bas ! Le propriétaire est un homme honnête et droit. Mais il est malade et ne peut plus vraiment s’occuper de l’affaire. Les ouvriers l’ont bien remarqué et ont déjà volé une bonne partie des outils de travail ! C’est pour cela que la famille a choisi de revendre avant que tout soit saboté. N’achetez pas !

J’avais ma réponse et j’ai ainsi échappé à une grosse embrouille : en effet, le contrat incluait une clause imposant de garder le personnel dont je connaissais maintenant les magouilles et les méfaits.

Je ne pourrais jamais assez remercier le Rabbi de son étrange conseil !

J’ai entendu cette histoire de première main et le ‘Hassid de Sadigora n’a pas tari d’éloges sur la grandeur du Rabbi qui voyait depuis New York ce qui se passait bien plus loin !

Eli et Malka Touger – Sichos in English
Traduit par Feiga Lubecki

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