Chemini
Mosaic Express | April 25, 2025
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Chemini

Mosaic Express | June 27, 2025

CHEMINI

28 NISAN 5785
26 AVRIL 2025

LA SIDRA DE LA SEMAINE

Le huitième jour, suivant les sept jours de leur initiation, Aharon et ses fils commencent leur service de Cohanim (prêtres). Un feu jaillit de D.ieu pour consumer les offrandes et la Présence Divine vient résider dans le Sanctuaire.

Les fils aînés d’Aharon offrent un « feu étranger devant D.ieu, qu’Il ne leur avait pas commandé » et ils meurent devant D.ieu. Aharon reste silencieux devant sa tragédie.

Moché et Aharon sont, par la suite, en désaccord sur un point de la loi concernant les offrandes mais Moché reconnaît qu’Aharon a raison.

D.ieu ordonne les lois de la Cacherout, identifiant les espèces animales permises et celles qui sont interdites à la consommation. Les animaux mammifères ne peuvent être consommés que s’ils ont le sabot fendu et ruminent. Les poissons doivent posséder des nageoires et des écailles. Une liste d’oiseaux non Cacher est établie ainsi qu’une liste d’insectes Cacher (quatre espèces de sauterelles).

Chemini comporte également certaines lois de pureté rituelle, y compris celles qui évoquent la nature purificatrice du Mikvé (un bassin d’eau construit selon certaines règles précises) et de la source. C’est ainsi que le peuple est enjoint de « faire la distinction entre l’impur et le pur ».

CHABBAT MEVARE’HIM IYAR

Nous pouvons tirer des enseignements de trois dimensions de ce Chabbat Chemini : il s'agit de Chabbat Mevare’him (le Chabbat où l’on bénit le mois à venir) ; plus particulièrement, c’est le Chabbat Mevare’him Iyar. De surcroît, en raison du fait que tout se déroule selon la Providence divine, une leçon supplémentaire peut être tirée de la Paracha lue ce Chabbat : Chemini. Bien que le thème commun à tous les mois soit celui de la « nouveauté » - un service d’une élévation infiniment supérieure - ce service doit néanmoins être adapté à la nature individuelle de chaque mois. Ainsi, des différences sont observées dans la préparation pour chaque mois : le Chabbat Mevare’him. Dans notre contexte, le service du Chabbat Mevare’him Iyar doit être en accord avec le service particulier du mois d'Iyar.

Il demeure néanmoins difficile de comprendre comment le service d'Iyar peut se révéler infiniment supérieur à celui du mois précédent, Nissan, qui est considéré comme le « mois de la rédemption », signifiant qu'une personne est libérée des limites de la nature. Dès lors, comment pourrions-nous nous préparer, lors du Chabbat Mevare’him Iyar, à un nouveau service d’une supériorité infinie ? Nissan n'est-il pas, après tout, considéré comme « le mois de la rédemption », l'ultime ?

En hébreu, Iyar constitue un acrostiche des mots « Je suis l'Éternel ton guérisseur ». La différence entre la guérison divine et celle d'un médecin humain est simple : un médecin guérit une maladie déjà présente chez un individu. En revanche, D.ieu déclare : « Toutes les maladies que J'ai infligées en Égypte, Je ne les mettrai pas sur vous, car Je suis l'Éternel ton guérisseur ». Cela signifie que la guérison divine réside dans Sa capacité à prévenir même l’émergence des maladies. Dans le cadre du service spirituel de l'homme envers D.ieu, cela correspond à l'idée selon laquelle « aucun mal n’atteindra les justes ».

Nous pouvons dès lors comprendre les services distincts de Nissan et d'Iyar. Le service de Nissan se manifeste sous forme de rédemption - les Juifs étaient en exil et ils en ont été libérés. Même une personne ayant commis une faute (exil) a la possibilité de se racheter de cette situation indésirable. A l’inverse, le service d'Iyar s'inscrit dans une dynamique où « Je suis l'Éternel ton guérisseur » - impliquant qu’il n'est pas envisageable, d’emblée, qu'une personne commette une erreur (ce qui entraînerait un besoin de rédemption).

Ainsi, le service d'Iyar s'avère plus élevé que celui de Nissan ; c'est pourquoi même après Nissan, une personne doit aspirer à un niveau encore supérieur : le service d'Iyar.

La leçon que l’on peut donc tirer du Chabbat Mevare’him Iyar est que nous devons nous préparer pour le service d'Iyar en aspirant à atteindre un niveau où le péché ne saurait être envisagé. Ce faisant, nous accédons à une caractéristique distincte d’Iyar : c’est le seul mois durant lequel chaque jour nous avons la Mitsva de la Sefirat HaOmer.

La Sefirat HaOmer est également associée à notre explication précédente selon laquelle un « mois » incarne l'idée de nouveauté. Bien qu'il puisse sembler s'agir d'une simple répétition, cela représente en réalité un niveau infiniment supérieur. La Sefirat HaOmer présente deux dimensions distinctes : 1) Tous les jours de la Sefira sont considérés comme un ensemble ; ainsi si quelqu'un oublie de compter un jour, il ne peut continuer de compter les autres jours avec une bénédiction. 2) En parallèle, chaque jour est distinct ; par conséquent nous formulons une bénédiction chaque jour plutôt qu’une unique bénédiction pour toute la période de la Sefira.

Ainsi donc, bien qu'aujourd'hui soit par exemple le dixième jour de la Sefira et que nous ayons déjà observé la Mitsva pendant dix jours, nous formulons néanmoins une bénédiction pour la onzième fois. Chaque jour de la Sefira représente une élévation spirituelle infiniment supérieure qui mérite ainsi sa propre bénédiction.

À travers notre discussion sur la Sefirat HaOmer puisse-t-on rapidement mériter la véritable et complète rédemption grâce à notre juste Machia’h !

CHEMINI

28 NISAN 5785
26 AVRIL 2025

LA SIDRA DE LA SEMAINE

Le huitième jour, suivant les sept jours de leur initiation, Aharon et ses fils commencent leur service de Cohanim (prêtres). Un feu jaillit de D.ieu pour consumer les offrandes et la Présence Divine vient résider dans le Sanctuaire.

Les fils aînés d’Aharon offrent un « feu étranger devant D.ieu, qu’Il ne leur avait pas commandé » et ils meurent devant D.ieu. Aharon reste silencieux devant sa tragédie.

Moché et Aharon sont, par la suite, en désaccord sur un point de la loi concernant les offrandes mais Moché reconnaît qu’Aharon a raison.

D.ieu ordonne les lois de la Cacherout, identifiant les espèces animales permises et celles qui sont interdites à la consommation. Les animaux mammifères ne peuvent être consommés que s’ils ont le sabot fendu et ruminent. Les poissons doivent posséder des nageoires et des écailles. Une liste d’oiseaux non Cacher est établie ainsi qu’une liste d’insectes Cacher (quatre espèces de sauterelles).

Chemini comporte également certaines lois de pureté rituelle, y compris celles qui évoquent la nature purificatrice du Mikvé (un bassin d’eau construit selon certaines règles précises) et de la source. C’est ainsi que le peuple est enjoint de « faire la distinction entre l’impur et le pur ».

CHABBAT MEVARE’HIM IYAR

Nous pouvons tirer des enseignements de trois dimensions de ce Chabbat Chemini : il s'agit de Chabbat Mevare’him (le Chabbat où l’on bénit le mois à venir) ; plus particulièrement, c’est le Chabbat Mevare’him Iyar. De surcroît, en raison du fait que tout se déroule selon la Providence divine, une leçon supplémentaire peut être tirée de la Paracha lue ce Chabbat : Chemini. Bien que le thème commun à tous les mois soit celui de la « nouveauté » - un service d’une élévation infiniment supérieure - ce service doit néanmoins être adapté à la nature individuelle de chaque mois. Ainsi, des différences sont observées dans la préparation pour chaque mois : le Chabbat Mevare’him. Dans notre contexte, le service du Chabbat Mevare’him Iyar doit être en accord avec le service particulier du mois d'Iyar.

Il demeure néanmoins difficile de comprendre comment le service d'Iyar peut se révéler infiniment supérieur à celui du mois précédent, Nissan, qui est considéré comme le « mois de la rédemption », signifiant qu'une personne est libérée des limites de la nature. Dès lors, comment pourrions-nous nous préparer, lors du Chabbat Mevare’him Iyar, à un nouveau service d’une supériorité infinie ? Nissan n'est-il pas, après tout, considéré comme « le mois de la rédemption », l'ultime ?

En hébreu, Iyar constitue un acrostiche des mots « Je suis l'Éternel ton guérisseur ». La différence entre la guérison divine et celle d'un médecin humain est simple : un médecin guérit une maladie déjà présente chez un individu. En revanche, D.ieu déclare : « Toutes les maladies que J'ai infligées en Égypte, Je ne les mettrai pas sur vous, car Je suis l'Éternel ton guérisseur ». Cela signifie que la guérison divine réside dans Sa capacité à prévenir même l’émergence des maladies. Dans le cadre du service spirituel de l'homme envers D.ieu, cela correspond à l'idée selon laquelle « aucun mal n’atteindra les justes ».

Nous pouvons dès lors comprendre les services distincts de Nissan et d'Iyar. Le service de Nissan se manifeste sous forme de rédemption - les Juifs étaient en exil et ils en ont été libérés. Même une personne ayant commis une faute (exil) a la possibilité de se racheter de cette situation indésirable. A l’inverse, le service d'Iyar s'inscrit dans une dynamique où « Je suis l'Éternel ton guérisseur » - impliquant qu’il n'est pas envisageable, d’emblée, qu'une personne commette une erreur (ce qui entraînerait un besoin de rédemption).

Ainsi, le service d'Iyar s'avère plus élevé que celui de Nissan ; c'est pourquoi même après Nissan, une personne doit aspirer à un niveau encore supérieur : le service d'Iyar.

La leçon que l’on peut donc tirer du Chabbat Mevare’him Iyar est que nous devons nous préparer pour le service d'Iyar en aspirant à atteindre un niveau où le péché ne saurait être envisagé. Ce faisant, nous accédons à une caractéristique distincte d’Iyar : c’est le seul mois durant lequel chaque jour nous avons la Mitsva de la Sefirat HaOmer.

La Sefirat HaOmer est également associée à notre explication précédente selon laquelle un « mois » incarne l'idée de nouveauté. Bien qu'il puisse sembler s'agir d'une simple répétition, cela représente en réalité un niveau infiniment supérieur. La Sefirat HaOmer présente deux dimensions distinctes : 1) Tous les jours de la Sefira sont considérés comme un ensemble ; ainsi si quelqu'un oublie de compter un jour, il ne peut continuer de compter les autres jours avec une bénédiction. 2) En parallèle, chaque jour est distinct ; par conséquent nous formulons une bénédiction chaque jour plutôt qu’une unique bénédiction pour toute la période de la Sefira.

Ainsi donc, bien qu'aujourd'hui soit par exemple le dixième jour de la Sefira et que nous ayons déjà observé la Mitsva pendant dix jours, nous formulons néanmoins une bénédiction pour la onzième fois. Chaque jour de la Sefira représente une élévation spirituelle infiniment supérieure qui mérite ainsi sa propre bénédiction.

À travers notre discussion sur la Sefirat HaOmer puisse-t-on rapidement mériter la véritable et complète rédemption grâce à notre juste Machia’h !

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