Recit de Gueoula Vivre chaque Minute
Le Courrier Dela Gueoula | April 24, 2025
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Recit de Gueoula Vivre chaque Minute

Le Courrier Dela Gueoula | June 27, 2025

Voici quelques épisodes de ma vie... Je m'appelle Adam Stein et je suis un pur produit de « 'Habad sur le Campus ». Alors que j'étais un étudiant à l'université de Amherst dans le Massachusetts, le Chalia'h, Rav 'Haïm Edelman. se promenait souvent dans les rues de l'Université et il invitait les étudiants Juifs chez lui, pour le repas du Chabbat. Il m'invitait souvent, mais je refusais poliment à chaque fois. Ce n'est qu'après avoir passé une année en Terre Sainte en tant qu'étudiant à l'Université de Tel-Aviv, lorsque je suis rentré à Amherst, j'étais plus ouvert sur ce sujet. Et cette fois, j'ai accepté chaleureusement son invitation. C'est depuis ce jour que la connexion est née...

J'appréciais particulièrement l'ambiance du Chabbat et des réunions 'hassidiques. Chaque semaine j'y participais. L'étape suivante fut que je m'achetais une paire de Téfilines. Quelques mois passèrent et je commençais à pratiquer toutes les Mitsvot. J'avais déjà décidé d'aller en Erets Israël et d'y étudier en Yéchiva.

Je cherchais et j'allais d'une Yéchiva à l'autre jusqu'à ce que je trouve mon bonheur à Jérusalem dans la Yéchiva Or Samea'h. A cette époque, j'étais divisé... D'un côté, j'aimais mon étude à Or Samea'h mais d'un autre côté je me languissais de l'étude de la 'Hassidout et de l'ambiance 'hassidique. Je me souvenais d'une certaine réunion 'hassidique dans laquelle on évoquait le fait que le Rabbi Rachab avait choisi les Nechamot (les âmes) qui étudieraient à Tom'hei Temimim (à la Yéchiva Loubavitch) et mon âme s'est vouée à être l'une de ces Nechamot... Ainsi, après trois ans d'étude, j'ai réalisé ce que je m'étais promis et je me suis inscrit à la Yéchiva Tom'hei Temimim de Kfar 'Habad (mon projet suivant serait d'étudier au 770). Après mon mariage, nous nous sommes rendus, mon épouse et moi, sur le Campus de l'Université de Stony Brook à New-York, dans le même but d'ouvrir la table de Chabbat aux étudiants et, en fin de compte, être un émissaire du Rabbi Chlita Roi Machia'h.

A la découverte du Dvar Mal’hout

Poutant, lorsque je me rapprochais du mouvement 'Habad, venais de naître le conflit autour de l'identité du Machia'h : publier ou pas !? Et ce conflit a provoqué chez moi une sorte d'éloignement. Néanmoins, cette question a éveillé chez moi l'idée que ce sujet devait être étudié en profondeur dans les discours et les allocutions des années 5751-52 (1991-92), le Dvar Mal'hout.

Ainsi, dès que je suis venu étudier au 770, c'est là que je me suis dis, qu'il était temps de se pencher sur le sujet. Je me suis donc organisé un compagnon d'étude sur ces Si'hot spécifiques. J'étudiai chaque Si'ha profondément, avec les références, j'investissais des heures et des jours sur chaque discours. En conclusion de cette recherche, cette enquête, se révélait le fait que le Rabbi n'est pas en train de nous promettre juste la proximité de la Délivrance, mais nous en donne les clés. Il nous explique comment amener le Machia'h dans la réalité.

Comme j'étudiais ces Si'hot dans l'ordre, l'une après l'autre, je me suis rendu compte d'une chose, c'est que ces allocutions, ces discours forment, en fait, un seul volet. Que dans chaque chapitre, le Rabbi nous dévoile une nouvelle dimension sur la Délivrance. J'ai enquêté et essayé de découvrir le fil conducteur qui en fait un seul sujet. Je voulais comprendre, en fait, quel est ce travail qui conduit à la révélation du Machia'h.

J'ai commencé à rassembler les Si'hot qui traitent d'un sujet commun, au lieu de me concentrer sur le thème de la Paracha. Et peu à peu, le brouillard s'est estompé. Au centre de ce tableau panoramique et « Guéoulatique » s'éleva, tout seul le cœur du Dvar Mal'hout... Parachat Pin'has. Si l'on étudie cette allocution dans toutes ses dimensions, et en intégrant son message, on comprend à un niveau tout à fait différent les points des Si'hot de 1991-92. On déduit que le Rabbi ne parle pas d'une délivrance future, mais bien d'une délivrance accessible, ici et maintenant...

Dans ce discours, le Rabbi explique comment l'homme peut se mettre en phase avec ce « mode Guéoula » de l'instant présent : chaque action, pensée ou parole qu'il a, à ce moment-là, soit accomplie avec la plus grande plénitude, avec le plus grand soin. Telle qu'elle est, car elle est un but en soi. Le Rabbi appelle cela, être « Pnimi (intérieur) », c'est à dire, être profondément et totalement investi dans ce que l'on fait.

Dans les conférences que je donne sur ce sujet, j'aime citer la note de bas de page 42 dans ce discours. Où celle-ci évoque l'allocution du 20 Chevat 5730-1970.

La Hitvaadout (réunion 'hassidique) du 20 Chevat 5730-1970

La Hitvaadout du 20 Chevat 5730-1970 fut un grand moment. En général la « Hitvaadout » est reliée à un moment privilégié, comme une fête. Mais cette Hitvaadout fut consacrée au retour chez eux des présents, les 'hassidim, et émissaires qui étaient venus participer à la conclusion de l'écriture du Sefer Torah dédié à l'accueil du Roi Machia'h...

Mardi 20 Chevat 5730-1970

Lors de la Hitvaadout du départ, les présents pensaient déjà à rentrer chez eux et l'heure avançait, le Rabbi a raconté une histoire : « Un jour je suis rentré chez le Baal HaHilloula (le Rabbi précédent dont le 10 Chevat était le jour de sa Hilloula-ndt), mon beau-père l'Admour, alors qu'il résidait à Leningrad et ce soir-là, il devait se rendre à Moscou. Il s'agissait de la période des poursuites et des décrets etc. Donc, à ce moment-là, mon beau-père l'Admour devait se rendre d'un endroit à l'autre et les agents (du KGB) étaient nombreux sur ses traces. Car ils savaient que dès qu'il se rendait quelque part, de son bureau, il travaillait à la diffusion des sources de la 'Hassidout et du Judaïsme. Et son départ était, à plus forte raison, une étape de plus reliée à la diffusion du Judaïsme...

Lorsque je suis entré chez lui, il n'y avait, alors, personne dans son bureau juste, mon beau-père, l'Admour qui était une demi-heure, ou même, un quart d'heure avant de quitter son appartement du 22, rue Ma'havié. Il devait se rendre à la gare où il y avait le train à destination de Moscou.

La Réussite dans le Temps

J'ai vu, alors, que mon beau-père, l'Admour, était confortablement installé, totalement détendu et serein, comme lors d'un jour normal. Il était impossible de distinguer sur lui, aucun souci. Il vaquait à ses occupations habituelles. Or, cela demandait, tout de même, une certaine concentration et un intérêt particulier.

Il est un vrai que le cerveau domine le cœur... Mais, tout de même, à ce point ?! Et donc je ne pu me contenir et je lui ai demandé : « à ce point ?! ». C'est alors que mon beau-père, l'Admour me raconta qu'il avait entendu (apparemment de son père le Rabbi Rachab) au nom du Rabbi Maharach, son grand-père, qu'il existe un concept qui s'appelle « la réussite dans le temps ». C'est à dire qu'on ne peut rajouter techniquement des heures dans la longueur d'une journée ou dans la longueur d'une nuit. Pourtant dans un labs de temps bien précis, il peut y avoir une réussite sans aucune commune mesure, et exploiter au maximum de son potentiel ces quelques minutes.

Et ceci, lorsque l'homme le décide, lui-même. Que quand il se donne à une certaine occupation, tous les autres sujets, ce qu'il a fait avant ou ce qu'il fera après (si cela ne touche pas ce qu'il fait maintenant), les autres sujets sont comme s'il n'existaient pas du tout. Et même s'il s'agit d'un tout petit moment, comme pendant ce temps, il n'est pas préoccupé par quoi que ce soit, ni par le passé et ni par le futur, il peut, alors, exploiter ce moment pleinement. Et c'est ce qui s'appelle la réussite dans le temps...

A l'image du Rachba

Il donna un exemple ; le comportement du Rachba. Il donnait trois cours par jour sur l'étude de la Torah. Ensuite, il répondait à de nombreuses questions. Et en plus de cela, il était médecin et devait soigner des patients. Et chaque jour, il faisait une promenade... Il est clair tout cela venait en plus des prières quotidiennes, de son étude personnelle, comme chacun en a le devoir. Pourtant ce n'est pas cela qui fit la grandeur du Rachba...

Même dans sa promenade, rien d'autre, pour lui, n'existait à ce moment-là, même pas les cours... Or, ce n'est pas un concept très facile à mettre en pratique. Et la réalité veut que des Juifs qui savent que dans une heure et demi, il vont voyager et prendre l'avion, il devront faire leurs bagages, prendre congé de leurs amis et de plus, prier Maariv. Il est très difficile de leur demander toute leur attention comme si l'avion d'El-Al n'avait pas encore été créé. Mais si on veut, on peut y méditer et se concentrer pleinement et être tout à fait serein. Comme c'est expliqué dans le Chaar Hayi'houd Vehaémouna ; le Saint béni soit-il va recréer l'avion du néant dès qu'ils auront besoin de rentrer chez eux en Terre Sainte. C'est le point de cette méditation que je voulais évoquer.

Poutant comme tous le croient sans douter, il est difficile de réaliser que l'avion n'existe pas, l'aéroport Kennedy non plus et le billet d'avion n'existe pas non plus. La seule réalité existante est que l'on se trouve, ensemble, dans les quatre coudées du Rabbi ! »

Vivre chaque minute

Cette allocution avec l'histoire extraordinaire qu'elle contient, est un point du thème « Vivre chaque minute ». L'emploi du temps n'est qu'un plus qui vient grâce à cela. Du pouvoir que l'on a de se concentrer à cent pourcent sur l'endroit et le temps présent. Ne pas se laisser envahir par des pensées qui vont nous conduire dans d'autres directions. Cette qualité ne laisse pas place aux tracas ou à la dispersion de soi ou la pensée vers d'autres sujets. Car ces autres sujets n'existent pas encore. Ils seront créés, du néant à l'existant, quand viendra leur moment d'être créés...

Lorsque j'ai appris cela, j'ai compris d'un seul coup ce que c'est qu'un « Pnimi » cela veut dire se concentrer sur l'instant présent et sur l'endroit où je me trouve et c'est cela l'essence de la Délivrance, de la Guéoula.

3000 Etudiants méditent sur la Divinité

J'ai partagé toutes ces idées avec les étudiants. Et ce qui les a saisi le plus, est que le Rabbi assure que celui qui adopte la puissance du « Pnimi », de son être profond, se dégage immédiatement de tout souci. Car la majorité des tracas, vient du futur. Celui qui investit sur le présent n'a plus aucun souci.

Quand l'homme vit avec cette conscience, que D.ieu crée tout du néant à l'existant. Tout est bon car tout vient de Lui. Il ouvre les yeux et devient totalement positif. Il peut voir que le monde et tous les événements suivent le processus de la Délivrance. Il n'est aucun besoin de le convaincre de la réalité du Machia'h et de la Délivrance. Car ce qui se passe c'est que tout s'arrange et tout vient à point... (Paru sous le titre «Hitvaadout avec le Rav Adam Stein» Extrait de Kovetz Sippourim du Rav Reuven Ashkénazi, traduit par l'équipe du Point sur la Guéoula)

Rav Adam Stein

Voici quelques épisodes de ma vie... Je m'appelle Adam Stein et je suis un pur produit de « 'Habad sur le Campus ». Alors que j'étais un étudiant à l'université de Amherst dans le Massachusetts, le Chalia'h, Rav 'Haïm Edelman. se promenait souvent dans les rues de l'Université et il invitait les étudiants Juifs chez lui, pour le repas du Chabbat. Il m'invitait souvent, mais je refusais poliment à chaque fois. Ce n'est qu'après avoir passé une année en Terre Sainte en tant qu'étudiant à l'Université de Tel-Aviv, lorsque je suis rentré à Amherst, j'étais plus ouvert sur ce sujet. Et cette fois, j'ai accepté chaleureusement son invitation. C'est depuis ce jour que la connexion est née...

J'appréciais particulièrement l'ambiance du Chabbat et des réunions 'hassidiques. Chaque semaine j'y participais. L'étape suivante fut que je m'achetais une paire de Téfilines. Quelques mois passèrent et je commençais à pratiquer toutes les Mitsvot. J'avais déjà décidé d'aller en Erets Israël et d'y étudier en Yéchiva.

Je cherchais et j'allais d'une Yéchiva à l'autre jusqu'à ce que je trouve mon bonheur à Jérusalem dans la Yéchiva Or Samea'h. A cette époque, j'étais divisé... D'un côté, j'aimais mon étude à Or Samea'h mais d'un autre côté je me languissais de l'étude de la 'Hassidout et de l'ambiance 'hassidique. Je me souvenais d'une certaine réunion 'hassidique dans laquelle on évoquait le fait que le Rabbi Rachab avait choisi les Nechamot (les âmes) qui étudieraient à Tom'hei Temimim (à la Yéchiva Loubavitch) et mon âme s'est vouée à être l'une de ces Nechamot... Ainsi, après trois ans d'étude, j'ai réalisé ce que je m'étais promis et je me suis inscrit à la Yéchiva Tom'hei Temimim de Kfar 'Habad (mon projet suivant serait d'étudier au 770). Après mon mariage, nous nous sommes rendus, mon épouse et moi, sur le Campus de l'Université de Stony Brook à New-York, dans le même but d'ouvrir la table de Chabbat aux étudiants et, en fin de compte, être un émissaire du Rabbi Chlita Roi Machia'h.

A la découverte du Dvar Mal’hout

Poutant, lorsque je me rapprochais du mouvement 'Habad, venais de naître le conflit autour de l'identité du Machia'h : publier ou pas !? Et ce conflit a provoqué chez moi une sorte d'éloignement. Néanmoins, cette question a éveillé chez moi l'idée que ce sujet devait être étudié en profondeur dans les discours et les allocutions des années 5751-52 (1991-92), le Dvar Mal'hout.

Ainsi, dès que je suis venu étudier au 770, c'est là que je me suis dis, qu'il était temps de se pencher sur le sujet. Je me suis donc organisé un compagnon d'étude sur ces Si'hot spécifiques. J'étudiai chaque Si'ha profondément, avec les références, j'investissais des heures et des jours sur chaque discours. En conclusion de cette recherche, cette enquête, se révélait le fait que le Rabbi n'est pas en train de nous promettre juste la proximité de la Délivrance, mais nous en donne les clés. Il nous explique comment amener le Machia'h dans la réalité.

Comme j'étudiais ces Si'hot dans l'ordre, l'une après l'autre, je me suis rendu compte d'une chose, c'est que ces allocutions, ces discours forment, en fait, un seul volet. Que dans chaque chapitre, le Rabbi nous dévoile une nouvelle dimension sur la Délivrance. J'ai enquêté et essayé de découvrir le fil conducteur qui en fait un seul sujet. Je voulais comprendre, en fait, quel est ce travail qui conduit à la révélation du Machia'h.

J'ai commencé à rassembler les Si'hot qui traitent d'un sujet commun, au lieu de me concentrer sur le thème de la Paracha. Et peu à peu, le brouillard s'est estompé. Au centre de ce tableau panoramique et « Guéoulatique » s'éleva, tout seul le cœur du Dvar Mal'hout... Parachat Pin'has. Si l'on étudie cette allocution dans toutes ses dimensions, et en intégrant son message, on comprend à un niveau tout à fait différent les points des Si'hot de 1991-92. On déduit que le Rabbi ne parle pas d'une délivrance future, mais bien d'une délivrance accessible, ici et maintenant...

Dans ce discours, le Rabbi explique comment l'homme peut se mettre en phase avec ce « mode Guéoula » de l'instant présent : chaque action, pensée ou parole qu'il a, à ce moment-là, soit accomplie avec la plus grande plénitude, avec le plus grand soin. Telle qu'elle est, car elle est un but en soi. Le Rabbi appelle cela, être « Pnimi (intérieur) », c'est à dire, être profondément et totalement investi dans ce que l'on fait.

Dans les conférences que je donne sur ce sujet, j'aime citer la note de bas de page 42 dans ce discours. Où celle-ci évoque l'allocution du 20 Chevat 5730-1970.

La Hitvaadout (réunion 'hassidique) du 20 Chevat 5730-1970

La Hitvaadout du 20 Chevat 5730-1970 fut un grand moment. En général la « Hitvaadout » est reliée à un moment privilégié, comme une fête. Mais cette Hitvaadout fut consacrée au retour chez eux des présents, les 'hassidim, et émissaires qui étaient venus participer à la conclusion de l'écriture du Sefer Torah dédié à l'accueil du Roi Machia'h...

Mardi 20 Chevat 5730-1970

Lors de la Hitvaadout du départ, les présents pensaient déjà à rentrer chez eux et l'heure avançait, le Rabbi a raconté une histoire : « Un jour je suis rentré chez le Baal HaHilloula (le Rabbi précédent dont le 10 Chevat était le jour de sa Hilloula-ndt), mon beau-père l'Admour, alors qu'il résidait à Leningrad et ce soir-là, il devait se rendre à Moscou. Il s'agissait de la période des poursuites et des décrets etc. Donc, à ce moment-là, mon beau-père l'Admour devait se rendre d'un endroit à l'autre et les agents (du KGB) étaient nombreux sur ses traces. Car ils savaient que dès qu'il se rendait quelque part, de son bureau, il travaillait à la diffusion des sources de la 'Hassidout et du Judaïsme. Et son départ était, à plus forte raison, une étape de plus reliée à la diffusion du Judaïsme...

Lorsque je suis entré chez lui, il n'y avait, alors, personne dans son bureau juste, mon beau-père, l'Admour qui était une demi-heure, ou même, un quart d'heure avant de quitter son appartement du 22, rue Ma'havié. Il devait se rendre à la gare où il y avait le train à destination de Moscou.

La Réussite dans le Temps

J'ai vu, alors, que mon beau-père, l'Admour, était confortablement installé, totalement détendu et serein, comme lors d'un jour normal. Il était impossible de distinguer sur lui, aucun souci. Il vaquait à ses occupations habituelles. Or, cela demandait, tout de même, une certaine concentration et un intérêt particulier.

Il est un vrai que le cerveau domine le cœur... Mais, tout de même, à ce point ?! Et donc je ne pu me contenir et je lui ai demandé : « à ce point ?! ». C'est alors que mon beau-père, l'Admour me raconta qu'il avait entendu (apparemment de son père le Rabbi Rachab) au nom du Rabbi Maharach, son grand-père, qu'il existe un concept qui s'appelle « la réussite dans le temps ». C'est à dire qu'on ne peut rajouter techniquement des heures dans la longueur d'une journée ou dans la longueur d'une nuit. Pourtant dans un labs de temps bien précis, il peut y avoir une réussite sans aucune commune mesure, et exploiter au maximum de son potentiel ces quelques minutes.

Et ceci, lorsque l'homme le décide, lui-même. Que quand il se donne à une certaine occupation, tous les autres sujets, ce qu'il a fait avant ou ce qu'il fera après (si cela ne touche pas ce qu'il fait maintenant), les autres sujets sont comme s'il n'existaient pas du tout. Et même s'il s'agit d'un tout petit moment, comme pendant ce temps, il n'est pas préoccupé par quoi que ce soit, ni par le passé et ni par le futur, il peut, alors, exploiter ce moment pleinement. Et c'est ce qui s'appelle la réussite dans le temps...

A l'image du Rachba

Il donna un exemple ; le comportement du Rachba. Il donnait trois cours par jour sur l'étude de la Torah. Ensuite, il répondait à de nombreuses questions. Et en plus de cela, il était médecin et devait soigner des patients. Et chaque jour, il faisait une promenade... Il est clair tout cela venait en plus des prières quotidiennes, de son étude personnelle, comme chacun en a le devoir. Pourtant ce n'est pas cela qui fit la grandeur du Rachba...

Même dans sa promenade, rien d'autre, pour lui, n'existait à ce moment-là, même pas les cours... Or, ce n'est pas un concept très facile à mettre en pratique. Et la réalité veut que des Juifs qui savent que dans une heure et demi, il vont voyager et prendre l'avion, il devront faire leurs bagages, prendre congé de leurs amis et de plus, prier Maariv. Il est très difficile de leur demander toute leur attention comme si l'avion d'El-Al n'avait pas encore été créé. Mais si on veut, on peut y méditer et se concentrer pleinement et être tout à fait serein. Comme c'est expliqué dans le Chaar Hayi'houd Vehaémouna ; le Saint béni soit-il va recréer l'avion du néant dès qu'ils auront besoin de rentrer chez eux en Terre Sainte. C'est le point de cette méditation que je voulais évoquer.

Poutant comme tous le croient sans douter, il est difficile de réaliser que l'avion n'existe pas, l'aéroport Kennedy non plus et le billet d'avion n'existe pas non plus. La seule réalité existante est que l'on se trouve, ensemble, dans les quatre coudées du Rabbi ! »

Vivre chaque minute

Cette allocution avec l'histoire extraordinaire qu'elle contient, est un point du thème « Vivre chaque minute ». L'emploi du temps n'est qu'un plus qui vient grâce à cela. Du pouvoir que l'on a de se concentrer à cent pourcent sur l'endroit et le temps présent. Ne pas se laisser envahir par des pensées qui vont nous conduire dans d'autres directions. Cette qualité ne laisse pas place aux tracas ou à la dispersion de soi ou la pensée vers d'autres sujets. Car ces autres sujets n'existent pas encore. Ils seront créés, du néant à l'existant, quand viendra leur moment d'être créés...

Lorsque j'ai appris cela, j'ai compris d'un seul coup ce que c'est qu'un « Pnimi » cela veut dire se concentrer sur l'instant présent et sur l'endroit où je me trouve et c'est cela l'essence de la Délivrance, de la Guéoula.

3000 Etudiants méditent sur la Divinité

J'ai partagé toutes ces idées avec les étudiants. Et ce qui les a saisi le plus, est que le Rabbi assure que celui qui adopte la puissance du « Pnimi », de son être profond, se dégage immédiatement de tout souci. Car la majorité des tracas, vient du futur. Celui qui investit sur le présent n'a plus aucun souci.

Quand l'homme vit avec cette conscience, que D.ieu crée tout du néant à l'existant. Tout est bon car tout vient de Lui. Il ouvre les yeux et devient totalement positif. Il peut voir que le monde et tous les événements suivent le processus de la Délivrance. Il n'est aucun besoin de le convaincre de la réalité du Machia'h et de la Délivrance. Car ce qui se passe c'est que tout s'arrange et tout vient à point... (Paru sous le titre «Hitvaadout avec le Rav Adam Stein» Extrait de Kovetz Sippourim du Rav Reuven Ashkénazi, traduit par l'équipe du Point sur la Guéoula)

Rav Adam Stein

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