Réflexions de saison
Mosaic Express | January 17, 2025
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Réflexions de saison

Mosaic Express | June 27, 2025

Mi-Tévèt, cœur de l’hiver d’année en année, malgré les évolutions climatiques parfois surprenantes. Enoncer cela, c’est certes dire une évidence mais c’est aussi prendre brutalement conscience que la saison invite à l’hibernation. La perspective n’est guère réjouissante. Ainsi nous serions condamnés à une forme d’endormissement sans espoir, d’insensibilité à l’extérieur, d’oubli de l’essentiel ? On sait que la vision juive privilégie toujours la vie et l’action, que, devant la somnolence qui s’installe, elle appelle immanquablement au sursaut, au réveil. De fait, d’un point de vue spirituel, selon l’enseignement du Talmud, « le sommeil est un soixantième de la mort » ! Alors comment affronter cette période où, au contraire, tout paraît y inviter ?

Dans le contexte du Livre d’Esther, les Sages relèvent que le mois de Tévèt est celui où « le corps jouit du corps ». Outre le sens premier de cette phrase qui souligne encore la prégnance du physique, de la corporalité, en cette saison, il faut y entendre une signification plus profonde. Ainsi dit le commentaire : « Le corps d’En-Haut jouit du corps d’en bas ». Nous sommes donc renvoyés aux premiers instants de la création, lorsque le Créateur choisit de donner vie à l’univers et d’y placer l’homme, l’être qui en constitue le couronnement, le but ultime. Afin que celui-ci ait les moyens d’accomplir la mission qui lui est confiée, D.ieu le crée « à Son image, selon Sa forme ». Cela ne veut pas dire que Lui-même aurait une forme matérielle quelconque mais plutôt que celle de l’homme renvoie à Sa structure spirituelle. C’est dans le même sens qu’il faut comprendre la phrase citée « le corps d’En-Haut jouit du corps d’en bas » : D.ieu attend les actes de l’homme dans ce monde matériel et Il S’en réjouit.

Nous sommes donc bien loin d’une hibernation montante. Tévèt doit être le temps du réveil et sans doute le froid du monde n’est-il qu’un défi à relever, présent pour susciter l’effort et la vaillance de chacun de ceux qui voudront l’affronter en conscience, sachant que la chaleur, comme la lumière, ne peut connaître que la victoire. Eternellement.

Mi-Tévèt, cœur de l’hiver d’année en année, malgré les évolutions climatiques parfois surprenantes. Enoncer cela, c’est certes dire une évidence mais c’est aussi prendre brutalement conscience que la saison invite à l’hibernation. La perspective n’est guère réjouissante. Ainsi nous serions condamnés à une forme d’endormissement sans espoir, d’insensibilité à l’extérieur, d’oubli de l’essentiel ? On sait que la vision juive privilégie toujours la vie et l’action, que, devant la somnolence qui s’installe, elle appelle immanquablement au sursaut, au réveil. De fait, d’un point de vue spirituel, selon l’enseignement du Talmud, « le sommeil est un soixantième de la mort » ! Alors comment affronter cette période où, au contraire, tout paraît y inviter ?

Dans le contexte du Livre d’Esther, les Sages relèvent que le mois de Tévèt est celui où « le corps jouit du corps ». Outre le sens premier de cette phrase qui souligne encore la prégnance du physique, de la corporalité, en cette saison, il faut y entendre une signification plus profonde. Ainsi dit le commentaire : « Le corps d’En-Haut jouit du corps d’en bas ». Nous sommes donc renvoyés aux premiers instants de la création, lorsque le Créateur choisit de donner vie à l’univers et d’y placer l’homme, l’être qui en constitue le couronnement, le but ultime. Afin que celui-ci ait les moyens d’accomplir la mission qui lui est confiée, D.ieu le crée « à Son image, selon Sa forme ». Cela ne veut pas dire que Lui-même aurait une forme matérielle quelconque mais plutôt que celle de l’homme renvoie à Sa structure spirituelle. C’est dans le même sens qu’il faut comprendre la phrase citée « le corps d’En-Haut jouit du corps d’en bas » : D.ieu attend les actes de l’homme dans ce monde matériel et Il S’en réjouit.

Nous sommes donc bien loin d’une hibernation montante. Tévèt doit être le temps du réveil et sans doute le froid du monde n’est-il qu’un défi à relever, présent pour susciter l’effort et la vaillance de chacun de ceux qui voudront l’affronter en conscience, sachant que la chaleur, comme la lumière, ne peut connaître que la victoire. Eternellement.

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