Vivre Avec La Paracha
Mosaic Express | January 17, 2025
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Vivre Avec La Paracha

Mosaic Express | June 27, 2025

Réïm était un étudiant qui fréquentait parfois notre Beth ‘Habad sans vraiment s’impliquer. Il n’avait jamais été enthousiaste à propos du judaïsme bien que, de temps en temps, il acceptât de mettre les Téfilines ; il lui arrivait aussi de suivre mes cours de Torah.

Réïm fait partie du bataillon d’élite Maglane de Tsahal, l’armée de défense d’Israël. Durant quatre mois, il a combattu sans relâche à Gaza, sans prendre le temps de respirer et encore moins de téléphoner. Le jour où il a enfin été autorisé à prendre quelques jours de récupération, il m’a appelé :

- Réïm ! Quelle joie de t’entendre ! Comment vas-tu ?

- Tout a changé, Rav Eliézer ! répondit-il, très sérieux. Il faut que je te raconte ce qui s’est passé pour moi le 7 octobre.

Je me trouvais à Tel-Aviv, relax, quand des nouvelles alarmantes commencèrent à circuler. Je me suis senti inutile et furieux et je me suis donc immédiatement dirigé vers ma base. Je n’avais ni armes ni moyens de protection - juste le besoin d’agir et d’aider.

Nous avons passé des heures à la base, à supplier le commandant de nous envoyer vers le sud mais tout était tellement chaotique, c’était la panique... Finalement, n’y tenant plus, je me suis précipité avec des camarades vers le Kibboutz Be’eri car nous avions appris que les gens là-bas avaient besoin d’aide. Ce que nous y avons vu dépasse toutes les horreurs que l’on puisse imaginer.

On nous a annoncé qu’une femme s’était barricadée dans une maison avec ses deux jeunes enfants. Nous avons frappé à la porte en criant que nous étions des soldats israéliens accourus pour la sauver. Mais elle était pétrifiée, refusant de sortir car elle était persuadée que nous étions des terroristes déguisés en soldats. Le fait que nous parlions en hébreu ne suffisait pas à la rassurer, après tous de nombreux Arabes parlent eux aussi cette langue, surtout ceux qui avaient travaillé pendant des années dans ce Kibboutz et y avaient été bien traités...

LE RECIT DE LA SEMAINE

Nous avons tout essayé pour la rassurer mais elle ne voulait toujours pas ouvrir la porte tandis que ses enfants pleuraient de faim, de soif et surtout de peur. Et peut-être même de manque d’air pour respirer.

Désespéré, j’ai soudain réalisé qu’une seule phrase pourrait la convaincre de notre sincérité et, du fond de mon cœur, j’ai crié : « Chema

Réïm était un étudiant qui fréquentait parfois notre Beth ‘Habad sans vraiment s’impliquer. Il n’avait jamais été enthousiaste à propos du judaïsme bien que, de temps en temps, il acceptât de mettre les Téfilines ; il lui arrivait aussi de suivre mes cours de Torah.

Réïm fait partie du bataillon d’élite Maglane de Tsahal, l’armée de défense d’Israël. Durant quatre mois, il a combattu sans relâche à Gaza, sans prendre le temps de respirer et encore moins de téléphoner. Le jour où il a enfin été autorisé à prendre quelques jours de récupération, il m’a appelé :

- Réïm ! Quelle joie de t’entendre ! Comment vas-tu ?

- Tout a changé, Rav Eliézer ! répondit-il, très sérieux. Il faut que je te raconte ce qui s’est passé pour moi le 7 octobre.

Je me trouvais à Tel-Aviv, relax, quand des nouvelles alarmantes commencèrent à circuler. Je me suis senti inutile et furieux et je me suis donc immédiatement dirigé vers ma base. Je n’avais ni armes ni moyens de protection - juste le besoin d’agir et d’aider.

Nous avons passé des heures à la base, à supplier le commandant de nous envoyer vers le sud mais tout était tellement chaotique, c’était la panique... Finalement, n’y tenant plus, je me suis précipité avec des camarades vers le Kibboutz Be’eri car nous avions appris que les gens là-bas avaient besoin d’aide. Ce que nous y avons vu dépasse toutes les horreurs que l’on puisse imaginer.

On nous a annoncé qu’une femme s’était barricadée dans une maison avec ses deux jeunes enfants. Nous avons frappé à la porte en criant que nous étions des soldats israéliens accourus pour la sauver. Mais elle était pétrifiée, refusant de sortir car elle était persuadée que nous étions des terroristes déguisés en soldats. Le fait que nous parlions en hébreu ne suffisait pas à la rassurer, après tous de nombreux Arabes parlent eux aussi cette langue, surtout ceux qui avaient travaillé pendant des années dans ce Kibboutz et y avaient été bien traités...

LE RECIT DE LA SEMAINE

Nous avons tout essayé pour la rassurer mais elle ne voulait toujours pas ouvrir la porte tandis que ses enfants pleuraient de faim, de soif et surtout de peur. Et peut-être même de manque d’air pour respirer.

Désespéré, j’ai soudain réalisé qu’une seule phrase pourrait la convaincre de notre sincérité et, du fond de mon cœur, j’ai crié : « Chema

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