Choftim
Mosaic Express | August 29, 2025
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Choftim

Mosaic Express | December 10, 2025

Moché donne l’instruction de nommer des juges et des officiers de police dans chaque ville (chaque portail). La justice doit s’accomplir rigoureusement.

Dans chaque génération, des hommes seront chargés d’enseigner la loi. Il faudra les écouter scrupuleusement.

La Paracha comprend également l’interdiction de pratiquer l’idolâtrie et la sorcellerie, les lois de nomination du roi, l’obligation de construire des villes de refuge.

Sont précisées les lois régissant la guerre.

La Paracha se conclut par la loi concernant la découverte, dans un champ, d’un assassinat dont on ignore l’auteur et la responsabilité de la communauté dans ce cas.

Nomination des juges et des officiers

La Paracha de cette semaine, Choftim, débute par le commandement d’« établir des juges et des officiers dans toutes vos villes ».

Dans la tradition juridique juive, un juge est une personne dont la fonction consiste à rendre des décisions dans les domaines où existent des conflits ou une incertitude quant à l’interprétation de la loi. De plus, le juge a pour responsabilité d’enseigner la loi aux autres et d’inciter la population à s’y conformer. En revanche, un officier est chargé de faire appliquer la loi. Dans certains cas, il peut être amené à recourir à la force, voire aux châtiments corporels, afin d’obliger le prévenu à respecter la décision du juge.

Restauration des juges et des conseillers

Dans le livre prophétique d’Isaïe (1 : 26), une allusion est faite à l’ère messianique, moment où : « Je rétablirai tes juges comme auparavant, et tes conseillers tels qu’auparavant ».

Cette expression se retrouve également dans notre prière quotidienne la plus importante, la Amida, où nous implorons D.ieu : « Rétablis nos juges comme autrefois, et nos conseillers tels qu’autrefois ».

Il est notable que le texte ne mentionne pas que D.ieu restaurera les officiers. Ces deux fonctions ne sont-elles pas intrinsèquement liées ? Il faut un juge pour enseigner, instruire et rendre des décisions juridiques, tandis que l’officier est nécessaire pour veiller à l’application des lois et à la punition des criminels. Pourquoi donc, dans cette description prophétique de l’avenir, Isaïe omet-il la référence aux « officiers » ?

Différence entre le passé et l’avenir

La réponse réside dans la distinction fondamentale entre le passé et l’avenir. Depuis les origines du temps jusqu’au présent, le monde est loin d’être parfait. L’énoncé même selon lequel la loi prescrit certaines actions ne suffit pas à garantir leur respect. Les juges ne peuvent exercer pleinement leurs fonctions sans l’appui des agents chargés de veiller à l’application effective des lois.

En revanche, dans l’ère messianique future, le monde sera « rempli de la connaissance de D.ieu ». Cela implique que nous serons constamment investis d’un sens clair du but et de la direction à suivre. L’absence de conscience, l’insensibilité et l’indifférence, qui sont aujourd’hui à l’origine de toutes nos transgressions, ne seront plus la norme. Lorsqu’un juge émettra une directive fondée sur la Torah, il n’y aura plus besoin d’agents ou de policiers pour faire respecter la loi, car nul ne souhaitera s’y soustraire.

Juges et conseillers : généralités et spécificités

Il demeure néanmoins indispensable de recourir à des conseillers et des mentors. Le juge émet ses directives qui proviennent d’« En Haut ». Sa fonction exige qu’il adopte une posture distante et impartiale. En revanche, les conseillers s’apparentent aux prophètes qui transmettent les paroles divines au peuple, en tenant compte de leur niveau de compréhension.

Moché donne l’instruction de nommer des juges et des officiers de police dans chaque ville (chaque portail). La justice doit s’accomplir rigoureusement.

Dans chaque génération, des hommes seront chargés d’enseigner la loi. Il faudra les écouter scrupuleusement.

La Paracha comprend également l’interdiction de pratiquer l’idolâtrie et la sorcellerie, les lois de nomination du roi, l’obligation de construire des villes de refuge.

Sont précisées les lois régissant la guerre.

La Paracha se conclut par la loi concernant la découverte, dans un champ, d’un assassinat dont on ignore l’auteur et la responsabilité de la communauté dans ce cas.

Nomination des juges et des officiers

La Paracha de cette semaine, Choftim, débute par le commandement d’« établir des juges et des officiers dans toutes vos villes ».

Dans la tradition juridique juive, un juge est une personne dont la fonction consiste à rendre des décisions dans les domaines où existent des conflits ou une incertitude quant à l’interprétation de la loi. De plus, le juge a pour responsabilité d’enseigner la loi aux autres et d’inciter la population à s’y conformer. En revanche, un officier est chargé de faire appliquer la loi. Dans certains cas, il peut être amené à recourir à la force, voire aux châtiments corporels, afin d’obliger le prévenu à respecter la décision du juge.

Restauration des juges et des conseillers

Dans le livre prophétique d’Isaïe (1 : 26), une allusion est faite à l’ère messianique, moment où : « Je rétablirai tes juges comme auparavant, et tes conseillers tels qu’auparavant ».

Cette expression se retrouve également dans notre prière quotidienne la plus importante, la Amida, où nous implorons D.ieu : « Rétablis nos juges comme autrefois, et nos conseillers tels qu’autrefois ».

Il est notable que le texte ne mentionne pas que D.ieu restaurera les officiers. Ces deux fonctions ne sont-elles pas intrinsèquement liées ? Il faut un juge pour enseigner, instruire et rendre des décisions juridiques, tandis que l’officier est nécessaire pour veiller à l’application des lois et à la punition des criminels. Pourquoi donc, dans cette description prophétique de l’avenir, Isaïe omet-il la référence aux « officiers » ?

Différence entre le passé et l’avenir

La réponse réside dans la distinction fondamentale entre le passé et l’avenir. Depuis les origines du temps jusqu’au présent, le monde est loin d’être parfait. L’énoncé même selon lequel la loi prescrit certaines actions ne suffit pas à garantir leur respect. Les juges ne peuvent exercer pleinement leurs fonctions sans l’appui des agents chargés de veiller à l’application effective des lois.

En revanche, dans l’ère messianique future, le monde sera « rempli de la connaissance de D.ieu ». Cela implique que nous serons constamment investis d’un sens clair du but et de la direction à suivre. L’absence de conscience, l’insensibilité et l’indifférence, qui sont aujourd’hui à l’origine de toutes nos transgressions, ne seront plus la norme. Lorsqu’un juge émettra une directive fondée sur la Torah, il n’y aura plus besoin d’agents ou de policiers pour faire respecter la loi, car nul ne souhaitera s’y soustraire.

Juges et conseillers : généralités et spécificités

Il demeure néanmoins indispensable de recourir à des conseillers et des mentors. Le juge émet ses directives qui proviennent d’« En Haut ». Sa fonction exige qu’il adopte une posture distante et impartiale. En revanche, les conseillers s’apparentent aux prophètes qui transmettent les paroles divines au peuple, en tenant compte de leur niveau de compréhension.

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