Cette question est discutée dans le Talmud qui y apporte deux réponses paradoxales.
La première a pour but de nous faire prendre conscience que nous sommes inférieurs à toutes les autres créatures. Quand nous avons tendance à devenir arrogants, il nous est rappelé que même les moucherons nous ont précédés.
La seconde réponse affirme, bien au contraire, que D.ieu désirait que le monde entier soit achevé pour que nous puissions entrer en scène dans un univers complètement prêt à nous recevoir.
L’une de ces deux approches peut-elle également apporter une explication adéquate à la raison de l’ordre des lois de pureté qui fait également précéder les animaux ?
Il semblerait que la séquence de la création des animaux et des humains peut également traduire notre petitesse ou notre importance, car en fait, les deux sont réelles. Mais préfacer les lois concernant les humains de celles se rapportant aux animaux ne suggère ni l’infériorité ni la supériorité d’aucun d’eux, parce que les deux groupes de lois s’adressent à des personnes. Les premières gouvernent notre interaction avec les animaux et les secondes avec nous-mêmes. Il n’existe aucune loi adressée directement aux animaux !
Il nous faut clarifier la raison pour laquelle les êtres humains sont inférieurs aux moucherons. Au moment de notre création, nous n’avions commis aucun péché. Pourquoi alors nous considérer comme moindres par rapport aux animaux ?
C’est le simple fait que l’être humain a le potentiel de pécher qui le rend inférieur.
Essayons de clarifier cette affirmation. Pourquoi un simple potentiel de fauter nous rendrait-il inférieurs ? Et qu’en est-il des véritables Tsadikim (justes parfaits) qui ne fautent pas.
