La joie d’une naissance s’exprime par le fait qu’à l’époque du Temple, l’heureuse mère apportait une offrande en guise de remerciement pour D.ieu.
Cette lecture de la Torah convient particulièrement à la période dans laquelle nous sommes, à proximité du mois de Nissan, un mois joyeux, inextricablement lié à Pessa’h et la rédemption d’Egypte. Cet événement constitue la véritable naissance du Peuple juif. L’Exode est d’ailleurs décrit en ces termes par le Prophète Yé’hézkiel. Il utilise la métaphore de la naissance pour décrire l’expérience du Peuple juif quittant l’Egypte, errant dans le désert, tout en mettant toute sa confiance en D.ieu, et le développement qui s’en suivit pour en faire une nation mûrie, servant D.ieu par la Torah et les Mitsvot.
Des enseignements de la Torah comparent également notre expérience de l’exil présent à un état de grossesse. L’enfant à naître est complètement formé mais il ne fonctionne pas encore comme un être humain autonome. Il possède des yeux et des oreilles mais il ne peut ni voir ni entendre réellement. De la même façon, nous, le Peuple juif, ne pouvons fonctionner correctement, dans toute notre force et notre sensibilité spirituelles. Encore en Egypte, nous accomplissons avec espoir les Mitsvot mais nous ne sommes pas entièrement conscients de leur importance. C’est pour cette raison, que bon nombre d’entre nous ne s’acquitte pas encore des Mitsvot comme ils le devraient. Si nous possédions la pleine conscience d’un être complètement mûri, nous nous y attèlerions avec empressement !
Comme dans le cas d’une mère qui attend incessamment la naissance de son bébé, nous attendons avec impatience la renaissance ultime du Peuple juif et du monde avec la venue de Machia’h. Le chemin qui nous y mène est celui des Mitsvot, de l’étude de la Torah et tout particulièrement de l’amour pour notre prochain. C’est ainsi que nous parviendrons à la fois à la naissance et à la renaissance, pour le bien de toute l’humanité.