AUX SOURCES DE LA JOIE
Mosaic Express | February 16, 2024
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AUX SOURCES DE LA JOIE

Mosaic Express | December 10, 2025

EDITORIAL

C’est à présent une victoire éternelle qu’il importe de fêter ! Nous entrons dans la période d’Adar, double cette année puisqu’il existe deux mois successifs de ce nom, et l’atmosphère profonde du monde a changé. C’est de joie qu’il s’agit ! Etablir la pure allégresse comme mot d’ordre, voire comme règle de vie, présente certes quelque chose d’étonnant. La joie est un sentiment qui, a priori, doit être justifié par une cause extérieure. Il n’apparaît donc pas spontanément et, pour cette raison, décréter sa présence pendant une période donnée semble bien relever d’un vain espoir. Pourtant, voici que nos Sages enjoignent : « Quand entre Adar, on multiplie la joie ! »

C’est précisément en un tel moment qu’il convient de s’interroger sur le sens et la portée de la joie. Ici, nos Sages nous donnent quelques pistes. Ils nous disent que c’est le mois qui « cela a été transformé de deuil en joie, d’angoisse en jour de fête. » C’est de l’histoire de Pourim qu’il est question, qui se caractérise justement par ce subit retournement de situation, quand la tragédie annoncée devient une délivrance pour toutes les générations. Il est significatif que cette allégresse envahisse l’ensemble du mois d’Adar, et même les deux mois d’Adar, alors que la fête de Pourim est parfaitement datée et limitée dans sa durée.

C’est que cette joie est si grande qu’elle brise tout ce qui pourrait la contraindre ou la cantonner à une étendue temporelle plus restreinte. Rien ne peut donc lui résister.

Il est clair que nous avons tous besoin d’une telle joie. Nous vivons un temps qui, à bien des égards, peut nous apparaître difficile. Les événements que nous rencontrons sont loin d’être toujours favorables et les évolutions du monde ne sont pas constamment positives. Nous sommes ainsi légitimes à nous interroger sur l’avenir et la question du « où allons-nous ? » devient de plus en plus pressante. Mais nous savons aussi que la seule inquiétude ne contribue pas à la solution des difficultés et, pire encore, qu’elle désarme les tentatives qui pourraient y conduire. Vient alors le mois d’Adar et tout cet environnement intellectuel et moral change. A présent, seule la joie règne. Il nous appartient de la concrétiser, de ne pas la laisser à l’état de théorie séduisante mais d’en faire notre réalité de tous les jours. De même que la lumière l’emporte par nature sur l’obscurité, ainsi la joie est toujours victorieuse de qui s’y oppose. Nous en avons le secret, nous en connaissons la source, à nous de nous en saisir. En nous attachant à D.ieu avec enthousiasme, en entreprenant cette grande transformation en nous-mêmes et dans le monde autour de nous, nous parviendrons à présent au plus haut et au plus fort : que la joie naisse, elle nous entraînera plus loin que tout ce que nous pouvons imaginer !

EDITORIAL

C’est à présent une victoire éternelle qu’il importe de fêter ! Nous entrons dans la période d’Adar, double cette année puisqu’il existe deux mois successifs de ce nom, et l’atmosphère profonde du monde a changé. C’est de joie qu’il s’agit ! Etablir la pure allégresse comme mot d’ordre, voire comme règle de vie, présente certes quelque chose d’étonnant. La joie est un sentiment qui, a priori, doit être justifié par une cause extérieure. Il n’apparaît donc pas spontanément et, pour cette raison, décréter sa présence pendant une période donnée semble bien relever d’un vain espoir. Pourtant, voici que nos Sages enjoignent : « Quand entre Adar, on multiplie la joie ! »

C’est précisément en un tel moment qu’il convient de s’interroger sur le sens et la portée de la joie. Ici, nos Sages nous donnent quelques pistes. Ils nous disent que c’est le mois qui « cela a été transformé de deuil en joie, d’angoisse en jour de fête. » C’est de l’histoire de Pourim qu’il est question, qui se caractérise justement par ce subit retournement de situation, quand la tragédie annoncée devient une délivrance pour toutes les générations. Il est significatif que cette allégresse envahisse l’ensemble du mois d’Adar, et même les deux mois d’Adar, alors que la fête de Pourim est parfaitement datée et limitée dans sa durée.

C’est que cette joie est si grande qu’elle brise tout ce qui pourrait la contraindre ou la cantonner à une étendue temporelle plus restreinte. Rien ne peut donc lui résister.

Il est clair que nous avons tous besoin d’une telle joie. Nous vivons un temps qui, à bien des égards, peut nous apparaître difficile. Les événements que nous rencontrons sont loin d’être toujours favorables et les évolutions du monde ne sont pas constamment positives. Nous sommes ainsi légitimes à nous interroger sur l’avenir et la question du « où allons-nous ? » devient de plus en plus pressante. Mais nous savons aussi que la seule inquiétude ne contribue pas à la solution des difficultés et, pire encore, qu’elle désarme les tentatives qui pourraient y conduire. Vient alors le mois d’Adar et tout cet environnement intellectuel et moral change. A présent, seule la joie règne. Il nous appartient de la concrétiser, de ne pas la laisser à l’état de théorie séduisante mais d’en faire notre réalité de tous les jours. De même que la lumière l’emporte par nature sur l’obscurité, ainsi la joie est toujours victorieuse de qui s’y oppose. Nous en avons le secret, nous en connaissons la source, à nous de nous en saisir. En nous attachant à D.ieu avec enthousiasme, en entreprenant cette grande transformation en nous-mêmes et dans le monde autour de nous, nous parviendrons à présent au plus haut et au plus fort : que la joie naisse, elle nous entraînera plus loin que tout ce que nous pouvons imaginer !

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