Editorial Vive La Joie
Mosaic Express | February 21, 2026
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Editorial Vive La Joie

Mosaic Express | February 21, 2026

EDITORIAL

Place à la joie ! C’est sans nul doute ainsi que doit commencer cet éditorial. De fait, nous entrons cette semaine dans le mois d’Adar, nous nous approchons de la fête de Pourim à vive allure, et la joie, pure et absolue, est en tête de toutes nos préoccupations. Le mot de nos Sages est connu : « Lorsqu’entre Adar, on multiplie la joie. » Depuis les événements historiques qui conduisirent à la fête de Pourim, il y a environ 2500 ans, cela a toujours paru une évidence. Au cœur des périodes de sérénité comme dans les pires tumultes, cette joie-là a toujours été, plus qu’un sentiment positif enviable, un véritable point d’ancrage. Le mois d’Adar revenait, et tout en était transformé. Aujourd’hui, alors que les bruits de guerres et d’affrontements de tous types ne cessent de monter, nous ne pouvons que nous interroger : y a-t-il place encore pour elle ? Celle-ci renvoie à des images de bonheur, d’absence de contraintes, d’assurance du lendemain. Elle incarne ainsi une sorte de liberté inégalable, que rien ne peut remettre en cause car chacun la porte en soi. Autant d’idées et d’émotions auxquelles les troubles qui bouleversent la planète ne sont guère de nature à laisser une place quelconque. Dans un tel contexte, alors que chaque jour déroule son lot de cruautés et de violences, de quoi la joie est-elle le nom ?

C’est qu’il en existe des types très divers. Ainsi il est sans doute plus aisé et confortable d’éprouver une joie d’oubli. Proche de l’inconscience ou de l’indifférence, son porteur choisit d’ignorer ce qui se passe autour de lui. Réfugié dans son cocon, il choisit de ne ressentir que ce qui lui convient. Cette joie peut exister, elle n’est qu’artificielle faute d’enracinement dans le réel. Mais une autre joie peut exister. Elle ne conduit pas à détourner le regard des choses dérangeantes. Bien au contraire, elle invite à en prendre pleine conscience afin de les transformer. Car cette joie-là est porteuse d’une force immense. Celui qui la choisit, rempli d’enthousiasme, sait voir dans le monde le meilleur et parvient à le faire émerger. La joie d’Adar est de ce deuxième type. Changer le monde, un vieux rêve ? A partir de maintenant, une réalité, si nous le voulons.

EDITORIAL

Place à la joie ! C’est sans nul doute ainsi que doit commencer cet éditorial. De fait, nous entrons cette semaine dans le mois d’Adar, nous nous approchons de la fête de Pourim à vive allure, et la joie, pure et absolue, est en tête de toutes nos préoccupations. Le mot de nos Sages est connu : « Lorsqu’entre Adar, on multiplie la joie. » Depuis les événements historiques qui conduisirent à la fête de Pourim, il y a environ 2500 ans, cela a toujours paru une évidence. Au cœur des périodes de sérénité comme dans les pires tumultes, cette joie-là a toujours été, plus qu’un sentiment positif enviable, un véritable point d’ancrage. Le mois d’Adar revenait, et tout en était transformé. Aujourd’hui, alors que les bruits de guerres et d’affrontements de tous types ne cessent de monter, nous ne pouvons que nous interroger : y a-t-il place encore pour elle ? Celle-ci renvoie à des images de bonheur, d’absence de contraintes, d’assurance du lendemain. Elle incarne ainsi une sorte de liberté inégalable, que rien ne peut remettre en cause car chacun la porte en soi. Autant d’idées et d’émotions auxquelles les troubles qui bouleversent la planète ne sont guère de nature à laisser une place quelconque. Dans un tel contexte, alors que chaque jour déroule son lot de cruautés et de violences, de quoi la joie est-elle le nom ?

C’est qu’il en existe des types très divers. Ainsi il est sans doute plus aisé et confortable d’éprouver une joie d’oubli. Proche de l’inconscience ou de l’indifférence, son porteur choisit d’ignorer ce qui se passe autour de lui. Réfugié dans son cocon, il choisit de ne ressentir que ce qui lui convient. Cette joie peut exister, elle n’est qu’artificielle faute d’enracinement dans le réel. Mais une autre joie peut exister. Elle ne conduit pas à détourner le regard des choses dérangeantes. Bien au contraire, elle invite à en prendre pleine conscience afin de les transformer. Car cette joie-là est porteuse d’une force immense. Celui qui la choisit, rempli d’enthousiasme, sait voir dans le monde le meilleur et parvient à le faire émerger. La joie d’Adar est de ce deuxième type. Changer le monde, un vieux rêve ? A partir de maintenant, une réalité, si nous le voulons.

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