Nous vivons dans une société qui glorifie et adule le rôle public. Si l’on n’est pas parvenu à la reconnaissance publique, la richesse et la célébrité, on n’a pas réussi. Si une femme reste à la maison pour élever sa famille, elle est considérée comme une citoyenne de seconde classe.
Dans le Judaïsme, la hiérarchie des valeurs est déterminée par notre vie privée et intérieure. Moins l’on est prétentieux, plus l’on s’élève. Les véritables dirigeants juifs devaient être mobilisés au leadership avec tous les pièges que constituaient la renommée et la gloire. Les véritables dirigeants, à commencer par Moché, fuyaient de toutes leurs forces la gloire. Ils sacrifièrent leur vie intérieure pour le bienfait de la communauté. Aucun véritable leader n’a jamais couru vers la gloire. S’ils couraient, c’était pour y échapper.
Néanmoins, l’une des caractéristiques de l’exil consiste en notre difficulté à exprimer nos sentiments intérieurs les plus intimes et les plus spirituels. De plus, l’exil cachant la vérité a engendré une culture qui nous propulse sur l’arène publique.
En plaçant la description de l’Autel d’Or, avec sa nature privée, à la fin de la description de la construction du Michkane, la Torah nous enseigne quel est le but et l’objectif.
Dans le Futur ultime, l’Ère du Machia’h, nos sentiments profonds seront libérés et notre relation avec D.ieu rehaussée. Nous n’aurons nul besoin de la reconnaissance extérieure pour nous rendre heureux. Nous nous révèlerons dans la réalisation de l’union intérieure de notre âme avec D.ieu.
