LE COIN DE LA HALACHA
EST-IL PERMIS DE PERCER LES OREILLES POUR DE FUTURES BOUCLES D’OREILLE ?
La Torah interdit de causer du mal à quiconque, y compris soi-même. L’être humain n’est pas propriétaire de son corps qui lui a été « prêté » par D.ieu.
Cependant, si une douleur est nécessaire pour un but positif, elle est permise. C’est pourquoi il est permis de travailler dur pour gagner sa vie ou de subir une opération chirurgicale pour améliorer sa santé.
Selon les décisionnaires, puisque la petite douleur occasionnée une fois par le percement des oreilles est minime par rapport au plaisir qu’aura la jeune fille à mettre par la suite des boucles d’oreille, il est permis d’y procéder sur un bébé. D’ailleurs, plusieurs fois la Torah et la Michna évoquent des femmes qui portaient des boucles d’oreille et cette tradition s’est perpétuée au fil des générations.
Il n’est pas nécessaire de se priver de ce trou et de se contenter de porter des boucles d’oreille qui se fixent avec des clips : la douleur que ces clips occasionnent jour après jour est plus intense que la douleur subie une seule fois par le percement lui-même.
Selon la Hala’ha, les parents doivent prendre soin de leur enfant et de son développement jusqu’à ce qu’il devienne responsable de lui-même. Ils ont donc l’obligation de veiller à son bien sur le long terme. S’ils estiment que la petite fille les remerciera plus tard d’avoir procédé à cette petite opération - dans de bonnes conditions d’hygiène - ils peuvent prendre la décision pour son bien futur.
Pour conclure : Rachi précise qu’on avait l’habitude de percer les oreilles des toutes petites filles et d’y introduire des fils afin de garder les trous ouverts pour que, plus grande, la fille puisse porter des boucles d’oreille. Dans le livre « Chochanat Haamakim » il est expliqué que la raison en est qu’à un âge tendre, la douleur est minime.
Bien entendu, ceci n’implique pas que ce soit une obligation et il appartient aux parents de décider.