Depuis la destruction du Temple de Jérusalem en l’an 69 (ou 70) de l’ère commune, aucune joie ne peut plus être complète : «Les portes de la prière sont fermées, la prophétie n’appartient plus aux prophètes mais aux Sages, aux fous et aux enfants, la royauté de David s’est arrêtée ; la violence et le mensonge règnent...»
Rambam (Maïmonide) écrit dans les «Lois de la maison d’Élection» : «Bien que le Temple ait été détruit à cause de nos fautes, il convient de se conduire comme s’il se dressait encore dans toute sa splendeur : on n’entre pas dans les endroits où on n’avait pas le droit d’entrer, on ne s’assoit pas dans ce qui servait de cour, on ne s’y conduit pas avec légèreté car, bien qu’il soit détruit, la sainteté y subsiste».
Il est écrit dans les Tehilim (Psaumes 137) : «Si je t’oublie Jérusalem, que ma droite m’oublie... Si je ne place pas Jérusalem au sommet de ma joie ».
Celui qui fait construire une nouvelle maison, doit y laisse un carré sans peinture. Une femme ne met pas tous ses bijoux. Le fiancé brise un verre à la fin de la cérémonie du mariage.