PRÉLUDE À LA JOIE
Mosaic Express | August 08, 2025
Print This Article
View Original PDF

PRÉLUDE À LA JOIE

Mosaic Express | December 10, 2025

Alors que cette semaine intervient, une année de plus, le jeûne du 9 Av et que, avec lui, montent encore les souvenirs du drame – la destruction du premier et du second Temple par les armées venues de Babylone et, des siècles plus tard, de Rome – l’attente de la venue de Machia’h, du Messie, ne peut être que plus impatiente. Et cette attente s’exprime, jour après jour, de façon croissante, avec une assurance renforcée par le passage du temps.

En un récit bouleversant, le Talmud rapporte qu’un paysan local, non-juif, était occupé à faire paître sa vache alors que l’envahisseur assiégeait Jérusalem. Tout à coup, l’animal eut un meuglement. «Le Temple a été détruit» déduisit l’homme. Quelques instants plus tard, l’animal fit un second meuglement. «Le sauveur du peuple juif est né» proclama le paysan. L’anecdote peut paraître étrange, pourtant nous sommes les héritiers de cette double histoire. Nous sommes ce peuple qui, ayant vécu les pires tragédies, reste porteur de bien plus qu’un espoir indomptable. Il l’est d’une certitude absolue : le monde a un sens et les actes des hommes ont un but. Depuis la création de l’univers, de génération en génération, nous avançons vers cet accomplissement ultime : la venue du Messie.

Cette idée traverse l’histoire juive avec une telle force que Maïmonide fait de l’attente incessante de cette venue un des principes fondamentaux de la foi juive. Lorsque nous regardons autour de nous, l’état du monde peut inspirer quelques craintes. Et chacun peut légitimement s’interroger sur les périls qui montent ou sur cet alanguissement généralisé qui paraît imprégner la société d’une pesante morosité. Au cœur de cette grisaille inquiète, le peuple juif connaît un chemin sûr. Il y avance avec une joie confiante et toujours ancrée dans le réel. Il sait qu’il œuvre dans la direction voulue par D.ieu et qu’il arrivera à la conclusion attendue. Alors, sans tenir compte de toutes les considérations autres, il poursuit sa voie. Certes, parfois, il s’y sent bien seul mais n’est-ce pas une part de son sort – être «un peuple qui réside solitaire» ?

Le jeûne du 9 Av passe et voici que, à l’horizon de la semaine, se tient le «Chabbat Na’hamou», celui de la consolation. Car c’est là notre vie dans son essence : la consolation après le drame, la joie après l’affliction, enfin l’avènement de l’ère messianique pour l’éternité.

Alors que cette semaine intervient, une année de plus, le jeûne du 9 Av et que, avec lui, montent encore les souvenirs du drame – la destruction du premier et du second Temple par les armées venues de Babylone et, des siècles plus tard, de Rome – l’attente de la venue de Machia’h, du Messie, ne peut être que plus impatiente. Et cette attente s’exprime, jour après jour, de façon croissante, avec une assurance renforcée par le passage du temps.

En un récit bouleversant, le Talmud rapporte qu’un paysan local, non-juif, était occupé à faire paître sa vache alors que l’envahisseur assiégeait Jérusalem. Tout à coup, l’animal eut un meuglement. «Le Temple a été détruit» déduisit l’homme. Quelques instants plus tard, l’animal fit un second meuglement. «Le sauveur du peuple juif est né» proclama le paysan. L’anecdote peut paraître étrange, pourtant nous sommes les héritiers de cette double histoire. Nous sommes ce peuple qui, ayant vécu les pires tragédies, reste porteur de bien plus qu’un espoir indomptable. Il l’est d’une certitude absolue : le monde a un sens et les actes des hommes ont un but. Depuis la création de l’univers, de génération en génération, nous avançons vers cet accomplissement ultime : la venue du Messie.

Cette idée traverse l’histoire juive avec une telle force que Maïmonide fait de l’attente incessante de cette venue un des principes fondamentaux de la foi juive. Lorsque nous regardons autour de nous, l’état du monde peut inspirer quelques craintes. Et chacun peut légitimement s’interroger sur les périls qui montent ou sur cet alanguissement généralisé qui paraît imprégner la société d’une pesante morosité. Au cœur de cette grisaille inquiète, le peuple juif connaît un chemin sûr. Il y avance avec une joie confiante et toujours ancrée dans le réel. Il sait qu’il œuvre dans la direction voulue par D.ieu et qu’il arrivera à la conclusion attendue. Alors, sans tenir compte de toutes les considérations autres, il poursuit sa voie. Certes, parfois, il s’y sent bien seul mais n’est-ce pas une part de son sort – être «un peuple qui réside solitaire» ?

Le jeûne du 9 Av passe et voici que, à l’horizon de la semaine, se tient le «Chabbat Na’hamou», celui de la consolation. Car c’est là notre vie dans son essence : la consolation après le drame, la joie après l’affliction, enfin l’avènement de l’ère messianique pour l’éternité.

PDF Preview