Un Souvenir de Maman
Mosaic Express | March 13, 2026
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Un Souvenir de Maman

Mosaic Express | March 13, 2026

Maxime Rabinovich (nom d’emprunt pour préserver sa vie privée) était un pilier de notre communauté à Moscou. Il savait utiliser sa richesse et son réseau d’influence pour nous aider à gérer notre Beth ‘Habad : il avait compris que si D.ieu lui avait donné de l’argent, c’était pour bien s’en servir et, en particulier, pour aider les œuvres éducatives et sociales juives. Quand il se fiança, ce fut toute la communauté qui se réjouit et qui attendit avec impatience ce mariage.

Quelques semaines avant la cérémonie, nous avons procédé aux vérifications d’usage des documents d’état-civil des deux fiancés : il était évidemment primordial de s’assurer de leur filiation.

Tout semblait en ordre mais je commençai à m’inquiéter sérieusement quand je tombai sur un papier en particulier. Voyez-vous, Maxime avait perdu sa mère alors qu’il n’était encore qu’un nourrisson et avait été adopté par des membres de sa famille. Il nous manquait donc un élément essentiel : l’identité de sa mère biologique.

Au début, Maxime traita le sujet à la légère, ce n’était que de la paperasse, une formalité mais je lui expliquai avec autant de tact que possible qu’il était absolument nécessaire de pouvoir vérifier ce « détail ». On était à quelques jours du mariage et la tension était palpable. Maxime comprenait tout à coup l’enjeu que cela représentait et je ne savais plus vers où me tourner.

Après des recherches frénétiques et en faisant intervenir de nombreuses personnalités haut placées, Maxime put avoir accès à des archives normalement non-accessibles au public et parvint à retrouver le document original attestant sa naissance. Il avait été rédigé par sa mère biologique et portait les informations nécessaires : l’heure et le jour de sa naissance, avec, au bas de la page, la signature de sa mère qu’il n’avait pratiquement pas connue.

Peu avant le mariage, Maxime me confia : « Au début, j’étais contrarié quand j’ai compris que, pour vous, ces informations étaient si importantes. Mais je suis si content que vous ayez insisté et persisté pour récupérer ce document !

Voyez-vous, j’étais très jeune quand j’ai perdu ma mère et je n’ai pratiquement aucune trace, aucun souvenir d’elle. Mais quand j’ai vu son écriture manuscrite et sa signature, ce fut pour moi comme un salut de sa part juste avant mon mariage et, à vrai dire, mon plus beau cadeau : un véritable souvenir de Maman ! Je chérirai ce document pour toujours ! ».

Rav Yanky Klein – Moscou
Traduits par Feiga Lubecki

Maxime Rabinovich (nom d’emprunt pour préserver sa vie privée) était un pilier de notre communauté à Moscou. Il savait utiliser sa richesse et son réseau d’influence pour nous aider à gérer notre Beth ‘Habad : il avait compris que si D.ieu lui avait donné de l’argent, c’était pour bien s’en servir et, en particulier, pour aider les œuvres éducatives et sociales juives. Quand il se fiança, ce fut toute la communauté qui se réjouit et qui attendit avec impatience ce mariage.

Quelques semaines avant la cérémonie, nous avons procédé aux vérifications d’usage des documents d’état-civil des deux fiancés : il était évidemment primordial de s’assurer de leur filiation.

Tout semblait en ordre mais je commençai à m’inquiéter sérieusement quand je tombai sur un papier en particulier. Voyez-vous, Maxime avait perdu sa mère alors qu’il n’était encore qu’un nourrisson et avait été adopté par des membres de sa famille. Il nous manquait donc un élément essentiel : l’identité de sa mère biologique.

Au début, Maxime traita le sujet à la légère, ce n’était que de la paperasse, une formalité mais je lui expliquai avec autant de tact que possible qu’il était absolument nécessaire de pouvoir vérifier ce « détail ». On était à quelques jours du mariage et la tension était palpable. Maxime comprenait tout à coup l’enjeu que cela représentait et je ne savais plus vers où me tourner.

Après des recherches frénétiques et en faisant intervenir de nombreuses personnalités haut placées, Maxime put avoir accès à des archives normalement non-accessibles au public et parvint à retrouver le document original attestant sa naissance. Il avait été rédigé par sa mère biologique et portait les informations nécessaires : l’heure et le jour de sa naissance, avec, au bas de la page, la signature de sa mère qu’il n’avait pratiquement pas connue.

Peu avant le mariage, Maxime me confia : « Au début, j’étais contrarié quand j’ai compris que, pour vous, ces informations étaient si importantes. Mais je suis si content que vous ayez insisté et persisté pour récupérer ce document !

Voyez-vous, j’étais très jeune quand j’ai perdu ma mère et je n’ai pratiquement aucune trace, aucun souvenir d’elle. Mais quand j’ai vu son écriture manuscrite et sa signature, ce fut pour moi comme un salut de sa part juste avant mon mariage et, à vrai dire, mon plus beau cadeau : un véritable souvenir de Maman ! Je chérirai ce document pour toujours ! ».

Rav Yanky Klein – Moscou
Traduits par Feiga Lubecki

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