Editorial du 5 au 10 Tevet
Mosaic Express | January 10, 2025
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Editorial du 5 au 10 Tevet

Mosaic Express | June 27, 2025

Il nous est donné de vivre une semaine bien contrastée, presque paradoxale. Nous l’avons entamée avec le 5 Tévèt, la fête de la « libération des livres » dont on a abondamment commenté le sens et la portée, et cela a donné une coloration festive à tous les jours qui ont suivi. Pourtant, voici qu’à sa conclusion, la même semaine débouche sur le jeûne du 10 Tévèt, jour grave car il marque le début de la chute de Jérusalem : c’est à cette date que le siège de la ville commença et on connaît l’aboutissement de cette terrible histoire.

Sommes-nous donc condamnés à sauter d’une émotion à l’autre, sans même parvenir à voir la moindre continuité entre les événements qui les motivent ? Ou peut-être est-ce justement l’occasion d’y porter un autre regard ?

Le 5 Tévèt et son issue heureuse ont été précédés par un long temps d’inquiétude et d’incertitude. Nul ne savait quelle allait être la conclusion : les livres allaient-ils être restitués à leur lieu naturel, la bibliothèque du Rabbi, ou allaient-ils être réduits au statut de bien privé à valeur financière ? L’enjeu était d’abord spirituel et la victoire eut des implications du même niveau. Pendant toute la durée du combat, l’effort et la tension furent visibles, mais cela ne porta atteinte à aucun instant à la confiance profonde de chacun : le bien et la justice vaincraient. Et c’est ce qui se produisit effectivement.

Quant au 10 Tévèt, on a rappelé le drame qu’il représente, dont l’écho résonne jusqu’à aujourd’hui. Est-ce à dire que le désespoir, et donc le renoncement, doit l’emporter dans notre conscience ? Les mots employés par nos textes pour décrire ce jour répondent à la question, en traduction littérale : « en ce jour », disent-ils, « le roi de Babylone s’approcha de Jérusalem. » Le terme utilisé pour exprimer l’idée de mettre le siège est « s’approcha », qui peut signifier aussi « soutenir ». D’une certaine manière, cela dépend de nous : le négatif et le positif sont ainsi entre nos mains. Du drame peut naître la renaissance de la même façon que de la nuit apparaît la plus belle et la plus grande des lumières.

Il nous appartient donc de regarder l’avenir et de savoir y lire les avancées du bonheur et de la paix. Comme bien souvent, à nous d’agir !

Il nous est donné de vivre une semaine bien contrastée, presque paradoxale. Nous l’avons entamée avec le 5 Tévèt, la fête de la « libération des livres » dont on a abondamment commenté le sens et la portée, et cela a donné une coloration festive à tous les jours qui ont suivi. Pourtant, voici qu’à sa conclusion, la même semaine débouche sur le jeûne du 10 Tévèt, jour grave car il marque le début de la chute de Jérusalem : c’est à cette date que le siège de la ville commença et on connaît l’aboutissement de cette terrible histoire.

Sommes-nous donc condamnés à sauter d’une émotion à l’autre, sans même parvenir à voir la moindre continuité entre les événements qui les motivent ? Ou peut-être est-ce justement l’occasion d’y porter un autre regard ?

Le 5 Tévèt et son issue heureuse ont été précédés par un long temps d’inquiétude et d’incertitude. Nul ne savait quelle allait être la conclusion : les livres allaient-ils être restitués à leur lieu naturel, la bibliothèque du Rabbi, ou allaient-ils être réduits au statut de bien privé à valeur financière ? L’enjeu était d’abord spirituel et la victoire eut des implications du même niveau. Pendant toute la durée du combat, l’effort et la tension furent visibles, mais cela ne porta atteinte à aucun instant à la confiance profonde de chacun : le bien et la justice vaincraient. Et c’est ce qui se produisit effectivement.

Quant au 10 Tévèt, on a rappelé le drame qu’il représente, dont l’écho résonne jusqu’à aujourd’hui. Est-ce à dire que le désespoir, et donc le renoncement, doit l’emporter dans notre conscience ? Les mots employés par nos textes pour décrire ce jour répondent à la question, en traduction littérale : « en ce jour », disent-ils, « le roi de Babylone s’approcha de Jérusalem. » Le terme utilisé pour exprimer l’idée de mettre le siège est « s’approcha », qui peut signifier aussi « soutenir ». D’une certaine manière, cela dépend de nous : le négatif et le positif sont ainsi entre nos mains. Du drame peut naître la renaissance de la même façon que de la nuit apparaît la plus belle et la plus grande des lumières.

Il nous appartient donc de regarder l’avenir et de savoir y lire les avancées du bonheur et de la paix. Comme bien souvent, à nous d’agir !

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