On doit, dans la mesure du possible, respecter les dernières volontés d’un défunt. Cependant, si celles-ci sont contraires aux lois de la Torah, on devra les ignorer. Par exemple, si un parent demande à déshériter un de ses enfants, ceci est contraire aux lois de la Torah et on ne s’y conformera pas. Si quelqu’un demande à être incinéré, à être embaumé, à faire don de ses organes ou de tout son corps à la science, à être enterré dans un cimetière non-juif, à ne pas bénéficier de la Tahara (toilette rituelle), la Hevra Kadicha (chargée des derniers devoirs) passera outre.
En effet, la plupart du temps, ces « volontés » sont exprimées par ceux qui ne connaissent pas les lois juives et n’en comprennent pas la gravité. Certainement, si le défunt avait étudié davantage la Torah, il n’aurait jamais formulé pareilles demandes. Maintenant que l’âme se trouve dans le Monde de Vérité, elle supplie ses héritiers de traiter le corps qui l’a accompagnée dans ce monde matériel avec respect et de l’enterrer correctement.
Dans le cas où les héritiers ne sont pas d’accord entre eux à ce sujet, on leur conseille de procéder d’abord à l’enterrement - ce qui est réversible - quitte à incinérer le corps plus tard. Par contre, une fois que la crémation a eu lieu, l’enterrement devient impossible. Rappelons que les urnes contenant les cendres d’un défunt ne peuvent être enterrées dans un cimetière juif, ce qui pose de nombreux problèmes pratiques.
Une des grandes tragédies de la Shoah est que tant de Juifs n’ont pas été enterrés selon la tradition. Ne prolongeons pas cette disgrâce et veillons à ne pas nous laisser influencer par des considérations étrangères à nos lois plurimillénaires.⬢