Alors que le cycle de l’année a à peine recommencé, chacun le constate et parfois le vit : nos sociétés paraissent de plus en plus violentes. Tout se passe comme s’il n’y avait plus de limites à ce qu’un homme est capable de faire, quelle qu’en soit la motivation. La violence en arrive même à tuer des gens qui avaient le seul tort d’être présents quand elle s’est produite. Bien sûr, cela ne peut qu’interroger les valeurs dont nous sommes les porteurs. Nous avions pris l’habitude de considérer ce monde comme solidement établi sur les principes transmis par le judaïsme : la recherche de l’harmonie, le souci de l’autre, le rejet de la violence et la volonté de justice, c’est-à-dire tout ce qui a permis à la société des hommes d’exister, à ce qu’il est convenu d’appeler la civilisation de se développer et de s’étendre peu à peu à toutes les nations.
C’est donc tout cela que certaines évolutions actuelles remettent en cause, finalement un mode de vie qui avait fait de l’environnement commun un lieu assez serein pour la plupart. On ne peut que s’interroger sur les causes d’un tel bouleversement, qui frappe par la brutalité de sa survenance. Et si l’on retrouvait un thème ancien, un de ces mots qui font sourire par leur côté apparemment suranné. Certains ne les envisagent que liés à un monde disparu... Pourtant, loin de toute nostalgie inutile, ils incarnent, si l’on sait y faire référence, de véritables points de repère. Réfléchissons donc à un vieux concept : la morale.
Lorsque D.ieu Se révéla, Il donna à l’humanité une chose précieuse, un véritable chemin à suivre pour construire un monde. Il donna des lois pour, justement, enchaîner la violence dans l’esprit de chacun comme dans la vie sociale. Pendant des millénaires, les hommes s’attachèrent à cet héritage, parfois hypocritement mais toujours avec la conscience qu’il fallait se garder de l’oublier pour que le monde reste en équilibre. Mais le monde change, les idées s’emmêlent et, croyant faire preuve de « modernité », on en vient à oublier la notion d’éternité. Et, tout principe de fond écarté, c’est aussi le meilleur de l’humanité qui s’efface progressivement, sans qu’on le remarque sauf si on prend la peine de s’interroger sur les explosions récurrentes. Et si nous décidions d’aller vers cette morale qui nous structure et nous porte ? Et si nous choisissions de retrouver le sens des choses ? En ce début d’année, une pure et authentique décision humaine.⬢