Morale d’humanité
Mosaic Express | November 06, 2023
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Morale d’humanité

Mosaic Express | December 31, 2025

EDITORIAL
MORALE D’HUMANITÉ

Pour la conscience juive, il est clair que la Torah n’est pas simplement le grand livre d’une histoire antique mais bien un enseignement d’une actualité éternellement éclatante. Chacun en est intimement convaincu. Cependant, quand la lecture hebdomadaire fait écho aux nouvelles qui bouleversent le monde, on sent comme un frisson nous parcourir, comme si, tout à coup, l’histoire se mettait en perspective, prenant une nouvelle portée. C’est justement cette semaine que D.ieu apparaît encore à Abraham notre ancêtre et qu’Il lui annonce la destruction des villes de Sodome et Gomorrhe. Ce sont là deux cités qui encourent une punition terrible pour défaut d’humanité.

De fait, en ces lieux, tout est possible y compris le pire si les habitants en ont décidé ainsi. Une morale qui dépasse ce que l’on est, le souci de l’autre, rien de tout cela n’existe : la cruauté sans frein est la règle.

Il est parfois difficile de comprendre comment le mal peut aller au-delà même des confins de l’imagination la plus sanguinaire. Certes, au fil des siècles, l’histoire nous en a hélas montré bien des exemples. Mais il existe des moments où, alors qu’on croyait que les hommes avaient enfin atteint un degré de civilisation qui excluait au moins les atrocités gratuites, en particulier dans les sociétés développées, voilà que nous explose au visage la dure réalité : le mal absolu existe toujours ! Ce mal qui a frappé, sans hésitation et de la même manière, des hommes pacifiques, des femmes, des vieillards, des enfants voire des nourrissons existe donc toujours et il est capable de présenter son visage hideux quand on ne l’attend pas. L’idée est loin d’être rassurante. Né d’une absence de conscience morale, il se nourrit des déchets dont il est constitué et empoisonne ce et ceux qu’il touche.

Devant l’inquiétude légitime de tous les hommes que la pensée humaine habite, et ils sont heureusement encore nombreux, la Torah clame son message cette semaine. Le rejet de l’humanité n’est pas une possibilité. A cela D.ieu a déjà répondu : Il détruit Sodome et Gomorrhe, et les deux cités ne subsistent plus qu’au titre du symbole de la faillite inéluctable de tout système qui rejette l’humain et avec lui la compassion, quelle qu’en soit la justification. Ainsi en est-il en notre temps. Nous savons, avec une certitude inébranlable, que le Bien l’emporte toujours et, au cœur même de la tempête, quand le mal se présente en vainqueur apparent, nous savons qu’éternellement, il a déjà perdu et que, comme les cités perverses, son destin unique est la disparition.

EDITORIAL
MORALE D’HUMANITÉ

Pour la conscience juive, il est clair que la Torah n’est pas simplement le grand livre d’une histoire antique mais bien un enseignement d’une actualité éternellement éclatante. Chacun en est intimement convaincu. Cependant, quand la lecture hebdomadaire fait écho aux nouvelles qui bouleversent le monde, on sent comme un frisson nous parcourir, comme si, tout à coup, l’histoire se mettait en perspective, prenant une nouvelle portée. C’est justement cette semaine que D.ieu apparaît encore à Abraham notre ancêtre et qu’Il lui annonce la destruction des villes de Sodome et Gomorrhe. Ce sont là deux cités qui encourent une punition terrible pour défaut d’humanité.

De fait, en ces lieux, tout est possible y compris le pire si les habitants en ont décidé ainsi. Une morale qui dépasse ce que l’on est, le souci de l’autre, rien de tout cela n’existe : la cruauté sans frein est la règle.

Il est parfois difficile de comprendre comment le mal peut aller au-delà même des confins de l’imagination la plus sanguinaire. Certes, au fil des siècles, l’histoire nous en a hélas montré bien des exemples. Mais il existe des moments où, alors qu’on croyait que les hommes avaient enfin atteint un degré de civilisation qui excluait au moins les atrocités gratuites, en particulier dans les sociétés développées, voilà que nous explose au visage la dure réalité : le mal absolu existe toujours ! Ce mal qui a frappé, sans hésitation et de la même manière, des hommes pacifiques, des femmes, des vieillards, des enfants voire des nourrissons existe donc toujours et il est capable de présenter son visage hideux quand on ne l’attend pas. L’idée est loin d’être rassurante. Né d’une absence de conscience morale, il se nourrit des déchets dont il est constitué et empoisonne ce et ceux qu’il touche.

Devant l’inquiétude légitime de tous les hommes que la pensée humaine habite, et ils sont heureusement encore nombreux, la Torah clame son message cette semaine. Le rejet de l’humanité n’est pas une possibilité. A cela D.ieu a déjà répondu : Il détruit Sodome et Gomorrhe, et les deux cités ne subsistent plus qu’au titre du symbole de la faillite inéluctable de tout système qui rejette l’humain et avec lui la compassion, quelle qu’en soit la justification. Ainsi en est-il en notre temps. Nous savons, avec une certitude inébranlable, que le Bien l’emporte toujours et, au cœur même de la tempête, quand le mal se présente en vainqueur apparent, nous savons qu’éternellement, il a déjà perdu et que, comme les cités perverses, son destin unique est la disparition.

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